Comment se motiver pour réussir en droit ? 3 conseils !

 

motivation

 

Aaaaahhhhh j’en ai vu un paquet, des étudiants en droit paumés qui donnaient l’impression de ne pas savoir pourquoi ils étaient là ! La mine déconfite, le regard perdu, ils comptaient les minutes qui les séparaient de la fin du cours en scrollant leur fil d’actualité Facebook. Quel était le point commun de tous ces étudiants à votre avis ? C’est très simple. Ces étudiants manquaient cruellement de motivation. Ils avaient du mal à se motiver pour réussir leurs études de droit.

La plupart ne savaient pas pourquoi ils faisaient des études de droit, et ne comprenaient pas bien ce que les études de droit allaient leur apporter dans la vie. Pas étonnant qu’ils ne trouvaient donc pas la motivation de bien réviser leurs partiels, ou encore de faire des fiches.

Une des clés pour réussir en droit est d’être motivé, et surtout de rester motivé sur le long terme. Parce que le droit, ce n’est pas un sprint. Oui Mesdames et Messieurs ! Le droit, c’est un marathon ! Il faut garder une motivation constante pendant plusieurs années pour réussir.

Dans cet article, je vais vous partager mes 3 meilleurs conseils pour se motiver en fac de droit.

 

Conseil n°1 : Se motiver en se fixant un objectif de long terme

C’est ce qui m’a probablement le plus aidé pour réussir mes études de droit. Je n’avais pas vraiment de mal à me motiver pour travailler car j’avais un but, une vision, un objectif. Je m’étais fixé d’atteindre cet objectif, et je savais que réussir mes études de droit était la condition pour y arriver.

Il s’agit en fait de déterminer pourquoi vous faites des études de droit. Dans quel but ?

Ce peut être tout et n’importe quoi. Il y a autant de raisons valables de faire du droit qu’il y a d’étudiants. Vous pouvez par exemple faire des études de droit car vous souhaitez :

  • exercer un métier qu’il n’est possible d’exercer qu’après avoir fait des études de droit (avocat, notaire, magistrat…)
  • rétablir la justice dans ce monde !
  • aider les autres à régler leurs problèmes juridiques
  • avoir des diplômes reconnus qui vous permettront d’avoir une bonne situation
  • rendre fiers vos proches

En réalité, peu importe votre motivation ! Ce qui compte, c’est que cette source de motivation vous anime au quotidien et vous pousse à tout mettre en oeuvre pour réussir.

Une fois que vous avez trouvé votre source de motivation, vous pourrez alors donner un sens à vos études de droit. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver à aller en cours et à travailler, car vous saurez que vous ne pourrez devenir la personne que vous voulez être, que vous ne pourrez vivre la vie que vous voulez vivre, que si vous réussissez d’abord vos études de droit !

Personnellement, je m’étais fixé l’objectif de devenir avocat. En droit des affaires, plus précisément ! Dans un grand cabinet d’avocats international !

Oui, ça fait un peu cliché, je vous l’accorde…

 

Harvey Specter

 

Je voulais travailler sur des opérations complexes impliquant plusieurs pays. Pour de gros montants. Avec des gens brillants ! Et bien gagner ma vie, accessoirement…

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai atteint cet objectif. Je suis avocat de formation, diplômé de l’école d’avocats du Barreau de Paris. J’ai travaillé dans différents gros cabinets internationaux.

Cet objectif de vie que je m’étais fixé m’a porté durant toutes mes études de droit. Je savais ce que je faisais, je savais où j’allais. Chaque cours, chaque heure passée à réviser, chaque examen réussi, me rapprochait un peu plus de mon objectif.

Alors vous aussi, fixez-vous un objectif ! Trouvez une source de motivation, donnez du sens à vos études de droit ! Et vous ne verrez plus les études de la même façon 😉

 

Conseil n°2 : Se motiver en faisant des stages

C’est absolument essentiel !

Certains d’entre vous me diront peut-être qu’ils préfèrent passer leur été sur la plage plutôt qu’en stage. Ils n’auraient pas tout à fait tort…

Mais ce serait une erreur de voir les stages comme quelque chose d’ennuyeux et sans intérêt !

En réalité, les stages sont un très bon moyen de comprendre à quoi servent vos études de droit, de comprendre pourquoi vous faites tout ça.

En stage, vous allez pouvoir appliquer les connaissances que vous avez apprises à la fac, et comprendre qu’elles peuvent servir dans la vie réelle !

Parfois, on a un peu l’impression que l’université est un monde à part, un peu déconnecté du monde réel. Faire des stages permet de remettre ses études en perspective, de prendre conscience qu’on a développé des connaissances et des compétences qui peuvent être utiles en dehors des murs de l’université !

Au-delà de ça, faire des stages est un bon moyen de rester motivé dans ses études de droit. Les stages permettent d’affiner son projet professionnel, d’avoir une vision plus claire de ce que l’on veut faire après l’université.

Vous allez peut-être, en stage, rencontrer des gens qui vont vous inspirer, pour lesquels vous allez avoir de l’estime, voire de l’admiration… Vous aurez envie de leur ressembler, de vous rapprocher de la vie qu’ils mènent. Ces personnes vous serviront de modèles et seront une source de motivation supplémentaire pour réussir vos études de droit.

Si vous souhaitez que je partage avec vous mes expériences en rapport avec les stages, n’hésitez pas à le dire en commentaire 🙂

J’ai fait huit stages (oui, rien que ça… on m’appelait Super Stagiaire dans le milieu !), et j’ai donc pas mal de choses à dire 😉 Comment trouver un stage ? Comment le réussir ? Bref, dites moi en commentaire si vous voulez que je vous en parle.

 

Super Stagiaire

 

Conseil n°3 : Se motiver en se disant que l’on apprend des choses chaque jour

Le droit, c’est l’ensemble des règles qui organisent la vie en société.

Bon d’accord, ça vous le saviez probablement déjà…

Mais ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’étudier le droit, cela revient à en apprendre toujours plus sur les règles du monde dans lequel on vit.

Si le monde est un jeu, alors le droit correspond aux règles du jeu !

Personnellement, c’est quelque chose qui m’a beaucoup aidé à me motiver dans mes études de droit. J’avais la sensation d’apprendre des choses intéressantes chaque jour. Mieux : j’avais le sentiment que je comprenais de mieux en mieux le monde qui m’entourait.

En étant étudiant en droit, vous apprenez en effet les différentes règles gouvernant les contrats, comment créer une société, quelles sont les sanctions de telle ou telle infraction pénale, les conditions du mariage, etc… Et plus généralement quels sont vos droits et comment vous défendre !

Rien que ça !

Au final, vous accumulez une masse de connaissances considérable. Vous pouvez éventuellement vous servir de ces connaissances pour briller aux réunions de famille ou dans les dîners mondains. Mais ce sont avant tout des connaissances et des compétences qui vous serviront toute votre vie !

Vos connaissances juridiques, et les méthodes et réflexes de juriste que vous développez à la fac, vous seront utiles dans de nombreuses circonstances, même si vous ne faites plus de droit par la suite. Si par exemple vous devenez entrepreneur, il est clair que vos connaissances juridiques vous seront très utiles, notamment pour créer votre société.

C’est quelque chose qui doit vous motiver à aller en cours et à travailler pour réussir votre droit. Ce que vous faites est utile et vous servira ! Soyez-en certain.

 

Conclusion

J’espère que ces conseils vous apporteront de la motivation, et vous serviront autant qu’il m’ont servi !

Vous pouvez laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour vous motiver en fac de droit.

N’oubliez pas que ceux qui y arrivent ne sont pas les plus intelligents. Ceux qui y arrivent sont les plus déterminés !

Travaillez dur, et surtout n’abandonnez jamais !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

Comment devenir avocat ? Ce que vous devez savoir !

Harvey Specter

 

Pour beaucoup, devenir avocat est une vocation, un rêve depuis le plus jeune âge ! Et c’est peut-être également votre cas si vous lisez cet article.

Vous détestez l’injustice, vous voulez aider votre prochain, défendre la veuve et l’orphelin, porter une robe !

Bref.

Vous voulez devenir avocat !

Oui mais voilà, vous ne comprenez pas bien quelles sont les différentes étapes par lesquelles vous devez passer pour devenir avocat. Quelles études faire, précisément ? Combien d’années ? Quels examens et concours faut-il passer ?

Pas de panique, vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans cet article ! Je suis passé par ces étapes, et je vais vous les détailler 🙂

 

Etape n°1 : Avoir un master 1 en droit

Avoir un master 1 en droit est en fait la condition requise pour pouvoir se présenter à l’examen d’entrée au centre régional de formation professionnelle d’avocat (CRFPA).

Oui, je sais ! Ça semble déjà compliqué… Et je dois bien avouer que la longueur du nom de l’examen me laisse parfois pantois… Mais passons !

L’examen d’entrée au CRFPA correspond en fait à ce que les gens appellent communément “examen du barreau”.

En réalité, le barreau, c’est un autre examen, qui vient après. Mais on y reviendra plus tard…

La première étape est donc d’avoir un M1 en droit, sinon vous ne serez pas apte à passer cet examen !

Il existe toutefois une dérogation pour les étudiants diplômés de Sciences Po. Pour eux, même pas besoin d’avoir mis les pieds en fac de droit pour passer l’examen ! Les petits chanceux…

Mais revenons à nos moutons ! Avoir un master 1 en droit !

La plupart des candidats à l’examen sont en réalité titulaires d’un master 2. Mais rien ne vous empêche de passer l’examen juste après votre M1. C’est ce que j’ai fait. Et je l’ai réussi du premier coup.

Pour valider un master 1 en droit, rien de plus simple ! 4 années de droit.

Plus précisément :

  • 3 années de licence de droit
  • 1 année de master en droit

Si vous ne redoublez pas bien sûr ! Mais si vous êtes un lecteur assidu de ce site, vous mettez toutes les chances de votre côté pour ne pas redoubler 🙂

 

A noter qu’il existe une autre condition pour pouvoir vous présenter à l’examen d’entrée au CRFPA : ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation pénale pour agissements contraires à l’honneur, à la probité et aux bonnes mœurs.

Alors pas de bêtises, sinon vous ne pourrez pas devenir avocat 😉

 

Etape n°2 : S’inscrire dans un Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ)

Les IEJ sont affiliés aux universités : il y a un IEJ par université.

En théorie, l’IEJ sert à préparer l’examen d’entrée au CRFPA. Vous pouvez y aller pour assister à des cours ou passer des sessions d’examens blancs.

Mais ce n’est pas obligatoire ! Et dans les faits, beaucoup de candidats à l’examen n’y mettent jamais les pieds.

Personnellement, j’étais inscrit dans un IEJ à Paris pendant mon année de master 1 à Grenoble. Autant vous dire que je n’y suis pas beaucoup (jamais ?) allé…

Si toutefois vous avez la possibilité de le faire, alors allez-y ! Cela vous permettra de vous préparer à l’examen en amont.

Dans tous les cas, retenez qu’il faut être inscrit dans un IEJ pour pouvoir passer l’examen d’entrée au CRFPA. Vous pouvez opter pour celui de votre université, ou un autre.

Selon les IEJ, les inscriptions commencent généralement en septembre et se terminent en décembre.

Attention ! Vérifiez bien les dates pour votre IEJ ! Dans certains IEJ, les inscriptions sont clôturées bien avant décembre.

 

Etape n°3 : Réussir l’examen d’entrée au CRFPA

 

C’est l’étape la plus compliquée. L’épouvantail sur votre chemin de croix pour devenir avocat.

Les partiels à la fac, c’était une chose. Mais le CRFPA, c’est une autre paire de manches !

Préparer le CRFPA, c’est un peu comme réviser ses partiels, mais puissance 10 !

Le taux de réussite varie selon les IEJ, mais il est généralement compris entre 15 et 40%.

 

Les modalités de l’examen d’entrée au CRFPA

L’examen d’entrée au CRFPA a lieu une fois par an.

Il se décompose en deux parties :

  • les épreuves écrites
  • les épreuves orales (si vous avez réussi les épreuves écrites)

L’examen d’entrée au CRFPA a été réformé par un arrêté du 17 octobre 2016. Cet arrêté a ensuite été modifié par un arrêté du 2 octobre 2018.

Depuis cette réforme, le CRFPA est un examen national : les sujets sont les mêmes pour tout le monde, et tout le monde passe les épreuves au même moment !

 

Les épreuves écrites

Les épreuves écrites ont lieu en septembre et comprennent :

  • une note de synthèse (durée de 5 heures, coefficient 3)
  • une épreuve en droit des obligations (durée de 3 heures, coefficient 2)
  • une épreuve portant sur la spécialité que vous avez choisie (durée de 3 heures, coefficient 2)
  • une épreuve portant sur une matière de procédure (durée de 2 heures, coefficient 2)

Point important : Le choix de la matière de spécialité détermine la matière de procédure. Vous ne pouvez pas choisir n’importe quelle matière de procédure en fonction de votre spécialité.

Plus précisément, voici les 7 matières de spécialité, et les matières de procédure correspondantes :

 

Matière de spécialité Matière de procédure
Droit civil Procédure civile
Droit des affaires Procédure civile
Droit social Procédure civile
Droit pénal Procédure pénale
Droit administratif Procédure administrative
Droit international et européen Procédure civile ou procédure administrative
Droit fiscal Procédure civile ou procédure administrative

 

A noter qu’en dehors de la note de synthèse, toutes les épreuves sont des consultations ! La consultation est un exercice qui diffère légèrement du cas pratique. En effet, il faut se mettre dans la peau d’un avocat qui est consulté par une personne ayant un objectif bien précis au regard de certains faits. L’idée est donc d’informer la personne de l’état du droit positif (en ce sens, l’exercice se rapproche du cas pratique), mais également de l’aider à atteindre son objectif (il faut donc orienter ses arguments juridiques dans un sens précis).

Pour être admissible aux épreuves orales, il faut obtenir une moyenne au moins égale à 10/20 aux épreuves écrites.

 

Les épreuves orales

examen oral

Les épreuves orales comprennent :

Le Grand Oral est l’épreuve la plus redoutée par les candidats. Il est affecté d’un coefficient 4, quand l’épreuve d’anglais possède seulement un coefficient 1. Autant vous dire qu’à l’oral, tout, ou presque, se joue au Grand Oral !

Il se déroule de la manière suivante :

  • un exposé de 15 minutes sur un sujet relatif aux libertés fondamentales après une heure de préparation
  • un entretien de 30 minutes de questions avec le jury (composé d’un avocat, d’un magistrat et d’un universitaire). Au cours de cet entretien, le jury évalue non seulement vos connaissances juridiques, mais également votre capacité à vous exprimer à l’oral et à argumenter.

L’oral d’anglais, quant à lui, consiste en un entretien de 15 minutes, après une préparation de 15 minutes.

Les sujets du Grand Oral et de l’épreuve d’anglais sont conçus par les différents examinateurs. Contrairement aux épreuves écrites, ce ne sont pas des sujets nationaux, donc ils dépendent de l’IEJ dans lequel vous passez le CRFPA.

Si vous obtenez une moyenne au moins égale à 10/20 après l’ensemble des épreuves (écrites + orales), alors vous pourrez vous inscrire dans un CRFPA (plus communément appelé “école d’avocats”).

Et vous aurez alors fait le plus dur pour devenir avocat 😉

Si vous voulez bien préparer et réussir l’examen du CRFPA, je vous conseille la lecture de cet article.

 

Etape n°4 : Effectuer la formation à l’école d’avocats

La formation à l’école d’avocats dure 18 mois et se décompose en trois parties :

  • 6 mois de cours, qu’il est possible d’effectuer en alternance (cours le matin et stage l’après-midi)
  • 6 mois pour réaliser un Projet Pédagogique Individuel (PPI). Concrètement, il est possible de faire à peu près tout, excepté un stage en cabinet d’avocats en France ! Il faut simplement que le projet soit juridique. Ainsi vous pouvez choisir de faire en guise de PPI :
    • un stage en entreprise
    • un stage en juridiction
    • un stage en cabinet d’avocats à l’étranger
    • un master 2 en droit
    • etc…
  • et enfin, 6 mois de stage final en cabinet d’avocats ! Avec éventuellement une embauche à la clé 😉

 

Etape n°5 : Réussir le CAPA

Le CAPA, c’est le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat. C’est la dernière étape avant de devenir avocat.

C’est cet examen qui est véritablement l’examen du barreau, et non l’examen d’entrée au CRFPA.

C’est un examen qui intervient après les 18 mois de formation à l’école d’avocats.

Il est beaucoup moins sélectif que l’examen d’entrée au CRFPA : le taux de réussite avoisine généralement les 99%.

Il consiste en des épreuves de nature professionnelle, afin d’évaluer les aptitudes du candidat à exercer la profession d’avocat. Il comprend, entre autres :

  • une épreuve écrite de rédaction de consultation et rédaction d’acte juridique
  • une épreuve de plaidoirie
  • une épreuve de déontologie
  • une épreuve de langue

Le CAPA est le sésame pour pouvoir ensuite prêter serment devant la Cour d’appel, et s’inscrire à un barreau en tant qu’avocat.

 

Conclusion

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair sur le parcours à suivre pour devenir avocat.

C’est un parcours long et semé d’embûches. Mais ça vaut le coup, car c’est un beau métier 😉

Vous pouvez laisser un commentaire pour me dire le métier que vous souhaitez exercer après vos études de droit.

Si vous voulez que j’écrive d’autres articles sur la profession d’avocat, dites-le également dans les commentaires 🙂

A bientôt.

Maxime

 

Keep calm and become a lawyer

Etudes de droit : 5 erreurs FATALES à éviter !

études de droit

Pendant mes études de droit, j’ai pu constater que beaucoup d’étudiants commettaient les mêmes erreurs.

Malheureusement, ces erreurs sont souvent à l’origine de mauvais résultats, et peuvent réellement vous empêcher de réussir vos études de droit.

Dans cet article, je vais donc partager avec vous les 5 erreurs qui, selon moi, font perdre des points aux étudiants en droit.

 

Erreur n°1 : Trop utiliser les livres

La plupart des personnes en fac de droit, que ce soit les profs ou bien les autres étudiants, répètent à tout bout de champ que travailler avec des manuels de droit est indispensable, que l’étudiant en droit ne doit pas se contenter de ce qu’on lui donne mais au contraire chercher à approfondir ses connaissances par lui-même.

Mon expérience personnelle me montre pourtant que ce n’est pas réellement une nécessité. Et j’irais même plus loin en disant qu’il s’agit même parfois d’une perte de temps.

Bien sûr, travailler avec des manuels va vous aider lorsque vous avez un devoir à préparer chez vous, comme un commentaire d’arrêt ou une dissertation juridique. Cela va vous permettre d’apporter de la matière à votre devoir.

Travailler avec des manuels peut également être intéressant pour mieux comprendre et approfondir une notion ou un concept.

Cependant, trop d’étudiants préfèrent utiliser leurs livres plutôt que leur cours pour réviser, alors même qu’il y’a dans leur cours tout ce qu’il faut pour obtenir une très bonne note à l’examen. Ils préfèrent travailler à l’aide de manuels interminables de plusieurs centaines de pages et se perdent dans des détails alors qu’un cours de droit est déjà généralement très dense et comporte suffisamment de points de détail et d’approfondissement.

Parfois, il peut être intéressant de compléter votre cours à l’aide d’un manuel, mais veillez à ne pas trop le faire. En règle générale votre cours est assez complet comme ça !

Vous devez comprendre que bien souvent, les étudiants en droit qui réussissent sont ceux qui ont appris (et surtout compris) l’essentiel, et pas forcément ceux qui ont passé leurs nuits le nez dans leurs livres !

C’est pourquoi je ne peux que vous recommander de vous concentrer sur votre cours, ou même sur des fiches de révisions synthétiques qui vous permettront de réviser efficacement sans vous perdre dans des détails.

En tant qu’étudiant en droit, votre temps est limité. Alors utilisez le à bon escient 😉

 

Erreur n°2 : Ne pas apprendre ses cours régulièrement

Si vous éprouvez des difficultés dans vos études de droit mais que vous ne faites pas l’effort d’apprendre vos cours régulièrement, alors ne cherchez pas plus loin…

L’apprentissage et la compréhension des concepts et mécanismes juridiques ne se fait pas en deux semaines. Certes, il est possible d’apprendre un cours par cœur en quelques semaines. Mais en procédant de cette manière, vous pouvez être sûr que vous n’aurez pas réellement compris votre cours. Il faut de long mois pour maturer la masse d’informations que l’on vous donne en cours, et en saisir véritablement tous les enjeux.

Surtout, pour bien mémoriser ses cours, il est essentiel de les revoir à intervalles réguliers. C’est la théorie des répétitions espacées.

J’ai déjà abordé ce sujet dans mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours rapidement et efficacement.

Toutefois, je pense qu’il s’agit d’un point extrêmement important pour réussir ses études de droit, alors je me permets d’insister dessus 😉

La théorie des répétitions espacées nous enseigne que pour bien mémoriser des informations sur le long terme, il est indispensable de les revoir à intervalles réguliers.

Voilà un graphique qui va vous aider à comprendre :

Courbe de l'oubli

Plus le temps passe, plus notre cerveau oublie des informations.

Sans aucune révision, notre cerveau aura oublié toutes les informations au bout d’un certain temps.

Mais on se rend compte sur le graphique qu’en effectuant des révisions régulières, le cerveau met de plus en plus de temps à oublier les informations.

Après un certain nombre de révisions, les informations sont bien ancrées dans le cerveau, et ce dernier en oublie alors très peu au fur et à mesure du temps.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour vos études de droit ?

Très simplement, cela signifie que le jour des examens, vous ne vous souviendrez jamais aussi bien de vos cours que si vous les avez revus régulièrement.

Cela signifie aussi qu’en apprenant régulièrement vos cours tout au long du semestre, vous aborderez les révisions des partiels sereinement car vous aurez déjà une bonne partie des informations en tête. Il ne s’agira alors que de consolider vos acquis.

En pratique, je vous conseille de revoir rapidement vos cours toutes les semaines. Vous pouvez, par exemple le week-end, reprendre ce que vous avez étudié pendant la semaine, afin de remettre votre cours en forme, ou le ficher…

Ensuite, vous pouvez, une fois par mois, faire une sorte de “check-point” et revoir tout ce que vous avez étudié jusque-là. Idéalement sous forme de fiches de révisions afin d’être plus efficace.

Bien sûr, tout ça est plus facile à dire qu’à faire, et demande des efforts !

Mais sachez, d’abord, qu’on n’a rien sans rien !

Et qu’ensuite, ce sera du temps de gagné au moment des révisions 😉

Enfin, le fait de revoir vos cours régulièrement va vous donner le sentiment que vous maîtrisez votre semestre, que vous savez où vous en êtes et où vous allez. Et croyez-moi, vos études de droit vous paraîtront à ce moment-là beaucoup plus agréables 😉

 

Erreur n°3 : Négliger les petites matières

Dans les études de droit, les matières à TD sont souvent considérées comme les matières les plus importantes. Ce sont effectivement des matières qui ont un coefficient plus élevé que les petites matières, et qui par conséquent demandent plus de travail.

Mais ce n’est pas pour autant que vous devez négliger les petites matières !

Ces matières, malgré leur faible coefficient, sont souvent très “rentables” à travailler si l’on prend en compte le rapport entre le temps passé et les résultats obtenus.

Elles sont en effet généralement évaluées sous forme de questions de cours, que ce soit dans le cadre d’examens écrits ou d’examens oraux. Et obtenir de très bonnes notes à ce type d’examens est plus que faisable, alors qu’obtenir une excellente note à un commentaire d’arrêt ou à une dissertation juridique, ce n’est pas donné à tout le monde !

En ce qui me concerne, les mentions que j’ai obtenues pendant mes études de droit sont en bonne partie dues aux petites matières, que je travaillais sérieusement. J’avais par exemple régulièrement des notes supérieures à 16 dans le cadre des examens oraux, alors que c’était beaucoup plus rare dans le cadre des partiels écrits…

Tout simplement car pour les petites matières, il suffit (sauf exceptions) d’apprendre son cours et de le recracher… Ni plus ni moins !

Je vous conseille donc de bien travailler ces matières, et de les revoir régulièrement tout au long du semestre afin de connaître parfaitement vos cours au moment des examens !

Si vous voulez des conseils pour réussir vos examens oraux, je vous invite à lire mon article sur le sujet : Comment réussir ses oraux en droit ? 7 conseils !

 

Erreur n°4 : Trop stresser

études de droit stress

C’est précisément une erreur que j’ai commise quand j’étais étudiant en master 1 droit des affaires.

A l’époque, la sélection avait lieu à l’entrée en master 2, et je m’étais mis énormément de pression pour avoir les meilleures notes possibles en master 1.

Les partiels du premier semestre approchaient, et mon stress augmentait de jour en jour.

J’avais le sentiment que j’allais jouer ma vie sur les prochaines semaines.

J’ai énormément travaillé pour ces examens, et j’ai au final obtenu des résultats en deçà de mes espérances.

Je m’étais fixé comme objectif d’avoir une moyenne générale de 15. Et je n’ai pas atteint cet objectif.

Mes résultats ont tout de même été corrects, et même bons. A vrai dire, beaucoup d’étudiants auraient sûrement été très satisfaits d’obtenir de tels résultats.

Mais je savais que j’aurais pu faire mieux, et j’avais abattu une charge de travail considérable qui devait me permettre de faire mieux.

En réalité, je n’ai pas atteint mon objectif à cause d’une seule chose : le stress.

C’est le stress qui m’a empêché de réviser efficacement les derniers jours avant les partiels.

C’est aussi le stress qui m’a totalement empêché de dormir la veille du premier jour des partiels. Pas facile d’avoir les idées claires après une nuit blanche…

Bref, c’est le stress qui m’a fait perdre de précieux points.

Au deuxième semestre, j’ai décidé de changer ma manière d’appréhender les études de droit.

J’ai décidé de prendre plus de plaisir dans mes études de droit, de moins me mettre la pression.

J’ai finalement obtenu 15,6 de moyenne générale à mon second semestre, et j’ai pu intégrer le master 2 que je souhaitais.

J’ai ensuite réussi l’examen d’entrée au CRFPA, et je suis devenu avocat.

Tout ça pour vous dire qu’il faut savoir prendre du recul dans vos études de droit !

Vous mettre trop de pression ne servira à rien et peut au contraire vous paralyser.

Même si vous obtenez des mauvaises notes, vous pourrez les rattraper par la suite. Rien n’est figé.

J’ai par exemple une amie qui a toujours voulu devenir notaire. A la fin de son master 1, ses notes ne lui ont malheureusement pas permis d’intégrer un master 2 droit notarial, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a laissé tomber ! Elle a refait un master 1 dans une autre spécialité, a obtenu de meilleurs résultats, et a pu intégrer un excellent master 2 droit notarial.

Alors restez cool 😉 Travaillez dur, mais ne vous stressez pas plus que de raison !

 

Erreur n°5 : Ne pas avoir d’objectifs

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquemment commises par les étudiants en droit.

Trop de personnes font des études de droit sans réellement savoir pourquoi !

Ne soyons pas hypocrites, une bonne partie des étudiants en droit ont choisi cette filière simplement car il s’agit d’une filière sérieuse qui fait bien devant les parents, et parce que “le droit ça mène à tout”.

Le droit peut effectivement vous mener à des métiers divers et variés. Et c’est justement pour cette raison que vous devez, pendant vos études de droit, avoir en tête un projet professionnel. Ou au moins une raison qui justifie que vous fassiez des études de droit.

Tout simplement car si vous ne le faites pas, vous allez traverser vos études de droit comme un touriste, en naviguant à vue, sans savoir où vous allez…

Si l’on regarde les étudiants en droit qui échouent, qui malheureusement n’obtiennent pas leurs années et finissent par quitter la fac, on se rend compte que la plupart de ces personnes n’avaient pas la moindre idée de pourquoi ils faisaient des études de droit. Ils n’étaient en droit que par hasard, et n’avaient pas de but précis.

Comment être motivé quand on ne sait même pas pourquoi on est là ?

C’est la raison pour laquelle je vous invite à trouver pourquoi vous faites des études de droit.

Les raisons peuvent être diverses et variées :

  • exercer une profession réglementée (avocat, notaire, magistrat, etc.) uniquement accessible après des études de droit
  • faire de la recherche et viser un doctorat en droit
  • passer les concours de la fonction publique
  • avoir les meilleures notes possibles pendant votre licence pour vous orienter ensuite vers une autre formation (école de commerce, Sciences Po, etc.)

Dans tous les cas, il est essentiel de vous informer sur le monde professionnel, de vous intéresser aux différents métiers qui sont accessibles après des études de droit.

Peut-être allez vous découvrir que vous êtes finalement intéressé par la finance, le marketing ou les ressources humaines et vous pourrez alors viser d’intégrer une école de commerce.

Ou peut-être vous rendrez vous compte que vous souhaitez travailler dans l’immobilier ou dans les assurances, et intégrer rapidement le marché du travail.

Ou peut-être encore vous fixerez vous comme objectif de devenir officier de police !

Bref, les possibilités sont très nombreuses.

N’hésitez pas à faire des stages le plus tôt possible afin d’affiner votre projet professionnel.

Lorsque vous saurez pourquoi vous êtes en droit, vos études de droit prendront alors du sens pour vous. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver si vous avez un objectif, si vous savez où vous allez !

Et sachez une chose : quoi que vous fassiez dans la vie, vos études de droit vous serviront toujours 😉

 

Conclusion

J’espère que tout cela vous aidera à réussir vos études de droit 🙂

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A bientôt,

Maxime

Comment réussir sa prise de notes en cours de droit ?

prise de notes

En droit, la grande majorité des cours a lieu en amphi.

Finis les cours au lycée en petit comité !

Vous voilà lâché dans le grand bain ! Des centaines d’étudiants autour de vous. Des bruits de doigts qui pianotent frénétiquement sur des claviers d’ordinateur. Parfois des bruits de conversations.

Et face à vous : un prof !

Un prof qui, selon les cas :

  • prend bien le temps d’expliquer les notions
  • mais parfois, déblatère son cours à une vitesse hallucinante
  • voire même, raconte sa vie dès qu’il en a l’occasion

Selon les cas, la prise de notes peut s’avérer plus ou moins difficile.

Tout étudiant en droit a déjà été confronté à la difficulté de prendre des notes en amphi.

Je vais vous partager dans cet article 3 conseils qui m’ont aidé à réussir mes prises de notes quand j’étais étudiant en droit.

 

Conseil n°1 : Ne pas tout noter !

Première chose : assister au cours, c’est déjà faire une partie du travail ! Mais à condition d’y assister de manière intelligente !

Bien sûr, si vous vous contentez de rester avachi au dernier rang en comptant les minutes, autant rester chez vous ! Aller en cours n’est utile que si vous utilisez ce temps pour écouter le prof et prendre des notes.

Mais pour autant, il est inutile de noter tout ce que dit le prof ! Il faut simplement noter ce qui sert à la compréhension des notions présentées.

La prise de notes ne doit pas absorber toute votre attention ; vous devez suivre le raisonnement du prof afin de sélectionner ce que vous devez noter. C’est ce que j’appelle l’écoute active.

En procédant de cette manière, vous commencez déjà à apprendre, et à comprendre le cours.

Pendant que la majorité des autres étudiants se contentent de faire les scribes pendant deux heures, et sortent de l’amphi la main engourdie et sans rien avoir appris, compris ou même retenu, vous sortez de l’amphi avec une première compréhension du cours et des notions en tête. Vous avez donc gagné du temps !

Vous avez profité des exemples et des explications données par le prof pour comprendre certains points importants, et vous avez noté l’essentiel, ce qui est réellement important. Cela vous assure d’avoir un cours de qualité qui ne part pas dans tous les sens, et qui soit un minimum synthétique.

Rien ne vous empêche par la suite de compléter votre cours avec, éventuellement, un manuel, si vous estimez que vous n’avez pas noté assez d’éléments pour tel ou tel point ou telle ou telle partie. Mais vous verrez que bien souvent, votre prise de notes aura été suffisante.

Attention ! Je ne vous dis pas de ne rien noter pendant les cours. Ne tombez pas dans l’excès ! Je vous dis simplement qu’il est préférable de ne pas TOUT noter, afin d’avoir un cours déjà prêt à être fiché ou même appris.

 

Conseil n°2 : Prendre ses cours à l’ordinateur

Sur ce sujet, il y’a en réalité un vrai débat. Certains sont des adeptes du bon vieux « papier – stylo », tandis que d’autres ne jurent que par leur MacBook Pro flambant neuf !

 

prise de notes : main ou ordinateur

 

Il est vrai que prendre ses cours à la main peut avoir des avantages. Vous ne risquez pas de vous retrouver en panne de batterie, et vous êtes moins tentés de faire défiler votre fil d’actualité Instagram plutôt que de noter le cours.

Cependant, vous comprendrez vite que votre prise de notes sera meilleure à l’aide d’un ordinateur.

D’abord, parce qu’il est toujours plus long d’écrire à la main plutôt qu’à l’ordinateur… Ecrire à l’ordinateur va vous permettre d’avoir plus de temps pour pratiquer l’écoute active, et donc de mieux comprendre le cours !

Ensuite, parce qu’il sera beaucoup plus facile de remettre en forme votre cours, d’ajouter ou de supprimer des éléments, afin d’avoir un support de qualité pour faire vos fiches de révisions ou réviser vos partiels.

Certes, un ordinateur représente un investissement. Mais il existe aujourd’hui des ordinateurs qui ne coûtent pas extrêmement cher et qui sont totalement adaptés à la prise de notes. Pas besoin du dernier gadget Apple à 2.000 euros !

 

Conseil n°3 : Couper Internet !

Ce conseil va bien évidemment de pair avec le précédent.

Internet est une formidable source d’informations. Mais Internet peut facilement nous distraire et nous happer.

Or si vous vous laissez attraper par Internet pendant un cours, vous aurez ensuite beaucoup de mal à reprendre le fil. En 5 minutes le prof sera déjà passé à autre chose !

Dans cette situation, il ne reste plus qu’à recopier ce que vous avez manqué en lorgnant sur l’écran ou la feuille de votre voisin. Mais entre-temps, le prof a de nouveau avancé…

Bref, votre prise de notes peut vite devenir du grand n’importe quoi.

C’est pourquoi je vous conseille de faire l’effort, pendant les cours, d’éteindre votre téléphone et de couper Internet sur votre ordinateur !

Oui je sais, c’est dur ! Oui, vous attendez un texto de Samantha ! Oui, vous voulez voir si vous avez des likes sur votre dernière photo Instagram !

Mais c’est justement pour toutes ces raisons que vous DEVEZ couper Internet pendant les cours !

Si vous êtes constamment assailli de notifications en tout genre, vous ne pourrez tout simplement pas vous concentrer sur ce que dit le prof.

Faites le test, et vous verrez que votre prise de notes sera bien meilleure 😉

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde.

Mais j’espère en tout cas qu’ils vous aideront autant qu’ils m’ont aidé pendant mes années de droit !

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager vos techniques pour bien prendre des notes !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 

 

 

 

Comment réussir ses oraux en droit ? 7 conseils !

 

oraux

 

On présente souvent les matières à TD comme les matières les plus importantes en fac de droit. Il est vrai que ce sont des matières qui ont généralement un coefficient plus élevé que les matières qui donnent lieu à des oraux, et qui nécessitent plus de travail et d’approfondissement.

C’est justement pour cette raison qu’il faut à tout prix éviter de négliger les oraux ! Certes ces matières comportent un coefficient plus faible. Mais il est généralement très « rentable » de les travailler (en terme de temps passé). En effet, les oraux ne sont au final ni plus ni moins que des questions de cours, et il est réellement possible d’obtenir d’excellentes notes à ce type d’examen, beaucoup plus qu’à un commentaire d’arrêt ou à une dissertation juridique…

Pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai obtenu des mentions en licence et en master en grande partie grâce aux examens oraux, sur lesquels j’avais concentré beaucoup d’efforts. J’ai ainsi obtenu à plusieurs reprises des notes supérieures à 16 (dont un 18) à ce type d’examen. En revanche, avoir plus de 16 à un commentaire d’arrêt, cela ne m’est jamais arrivé (et peu de gens y arrivent !).

Comprenez bien que vous pouvez très bien vous en sortir pour les oraux simplement en apprenant votre cours et en le recrachant, ce qui est beaucoup moins vrai pour les matières à TD… N’hésitez donc pas à mettre le paquet sur ces matières !

De plus, selon les universités, les examens oraux représentent entre 2 et 4 matières par semestre. Les oraux peuvent donc tout à fait être déterminants dans l’obtention de votre année (ou d’une mention !), et nécessitent donc que vous y accordiez une attention toute particulière.

Au fur et à mesure de mes années de droit, j’ai de mieux en mieux cerné ce type d’examen, ses codes et les attentes des examinateurs. Dans cet article, je vais vous partager mes meilleurs conseils pour cartonner aux examens oraux 😉 C’est parti !

Nota Bene : Bien évidemment, les conseils qui vont suivre ne vous serviront que si vous avez un minimum révisé avant les examens ! Pour cela, vous pouvez lire mon article sur comment bien réviser ses partiels de droit.

 

Conseil n°1 : Revoir le plan du cours juste avant l’examen

Je sais que ce conseil ne va probablement pas faire l’unanimité ! Beaucoup de gens sont opposés au fait de réviser juste avant les examens. Certains considèrent que cela accentue leur stress, et, à vrai dire, si vous êtes de nature très anxieuse ou stressée, ce n’est peut-être pas une bonne idée pour vous d’appliquer ce conseil.

Toutefois, je ne vous conseille pas ici de relire votre cours avant l’examen. Je vous conseille au contraire de relire le plan de votre cours, ce qui fait une très grosse différence ! Oui mesdames et messieurs la nuance est énorme 😉 Car si vous relisez votre cours, vous risquez effectivement de vous perdre dans des développements que vous ne maîtrisez pas tous sur le bout des doigts. Mais relire simplement le plan du cours est au contraire extrêmement utile ! En effet, bien souvent les sujets donnés aux oraux correspondent à des extraits de votre cours. Ainsi, si vous tirez un sujet dont l’intitulé correspond au premier paragraphe de la deuxième section du troisième chapitre de votre cours, alors mettez-vous bien en tête que votre examinateur (généralement votre prof) attend de vous que vous repreniez bien tous les éléments importants qui sont développés dans ledit paragraphe. Cela signifie que votre exposé doit être structuré de la même façon que le paragraphe dans votre cours, et reprendre les mêmes subdivisions que votre cours sous forme de A), B), 1), 2), etc… En cela, relire le plan du cours juste avant l’examen va vous aider à bien avoir en tête les différentes subdivisions du cours, et donc à structurer votre exposé de la bonne façon. En ayant bien en tête le plan du cours, vous vous assurez déjà de ne rien oublier de très important pendant l’examen !

 

Conseil n°2 : Faire un exposé structuré

Parfois, le sujet que vous tirez pour votre examen oral n’est pas aussi évident, et vous ne pourrez alors pas vous en sortir en récitant simplement la partie du cours correspondante. Le sujet sera par exemple posé sous forme de question et il vous faudra alors utiliser vos connaissances pour répondre à la question.

Dans tous les cas, il est très important de structurer votre exposé ! Un peu comme ce que vous faites pour les examens écrits. Ainsi, commencez par une introduction dans laquelle vous partez du général pour aller vers le particulier : situez le sujet dans son contexte, définissez les termes et reformulez la question pour bien montrer que vous avez compris la problématique posée par le sujet. Annoncez ensuite votre plan, généralement en deux parties. Oui, je vous ai dit qu’on faisait comme à l’écrit ! 😉

Une des principales erreurs que font les étudiants est de simplement répondre au sujet en récitant leurs connaissances sans aucune structure, sans faire de plan et donc sans avoir une démonstration logique. Mais vous êtes des juristes ! A l’oral aussi on attend de vous que vous fassiez preuve de méthodologie et de clarté ! Je vous conseille donc d’être le plus clair possible au moment de l’annonce de votre plan, puis ensuite de vos sous-parties. Utilisez des phrases comme :

Dans cet exposé, nous verrons dans un premier temps [titre de votre première partie]… Dans un second temps, il sera question de [titre de votre deuxième partie].

Il s’agit au final d’aider l’examinateur, de lui faciliter la tâche pour qu’il comprenne simplement et rapidement où vous voulez en venir dans cet exposé. Vous pouvez aussi, comme à l’écrit, utiliser une phrase de transition entre vos parties. Un bon moyen de bien faire ressortir vos différentes parties est également de marquer des petits temps de pause entre les parties. Par exemple, vous avez dit tout ce que vous aviez à dire sur la première sous-partie de votre deuxième partie et vous souhaitez maintenant attaquer la deuxième sous-partie. Une bonne chose est alors de marquer un temps d’arrêt de quelques secondes, puis de reprendre de la façon suivante :

S’agissant maintenant de [titre de votre deuxième sous-partie]…

Facilitez la vie du correcteur, et il vous le rendra au moment de la notation 😉

 

Conseil n°3 : Ne pas tout écrire au brouillon

Première chose : cela dépend des universités, mais vous disposez généralement d’un temps de préparation très court, de l’ordre d’une dizaine de minutes !

Mettez-vous donc bien en tête que vous n’avez pas le temps de recopier votre cours au brouillon dans ce laps de temps !

Deuxième chose : si vous écrivez trop de choses au brouillon, vous aurez alors tendance à lire vos notes au moment de l’examen, et ce n’est pas du tout ce que l’on attend de vous !

Vous devez au contraire regarder votre examinateur, essayer d’expliquer, de démontrer, plutôt que de simplement réciter. La forme est très importante pour les oraux (mais on reviendra sur ce point plus tard !).

Une bonne partie de votre prestation se joue au moment où vous préparez votre brouillon. Il s’agit donc de préparer un “brouillon intelligent” qui vous servira de support pendant votre exposé, mais sur lequel vous ne devez pas entièrement vous reposer.

Alors plutôt que d’écrire des phrases complètes, écrivez simplement des mots-clés ! Utilisez également des “bullet points”, des flèches ! Par exemple :


Conditions du dol :

  • élément subjectif ou intentionnel : volonté de tromper autre partie
  • élément objectif ou matériel : manoeuvres, mensonges ou silence (réticence dolosive)
    • ex : vendeur dissimule importants défauts
  • dol doit provoquer erreur déterminante du consentement de la victime : sans cette erreur → victime n’aurait pas contracté

D’une certaine manière, vous serez alors contraint de reformuler vos idées au moment de votre exposé, ce qui vous aidera à ne pas réciter et à rendre votre exposé plus “vivant” pour votre examinateur !

 

Conseil n°4 : Ne pas trop montrer son stress

Stresser, c’est normal !

C’est peut-être le plus gros problème auxquels les étudiants font face au moment des oraux. Les oraux sont particulièrement stressants parce que vous êtes évalué, “jugé” en direct par un professeur, et ce pendant de longues minutes.

Vous devez d’abord bien comprendre qu’il est normal d’être stressé pour un oral. Le fait d’être stressé est simplement un indicateur du fait que vous comprenez les enjeux… Que certes vous ne jouez pas votre vie à ce moment-là, mais que vous avez conscience qu’il s’agit quand même de quelque chose d’important que vous aimeriez réussir.

Certains vous conseilleront d’évacuer votre stress, de vous libérer de votre stress, en prenant une grande inspiration et en respirant très lentement… Oui c’est bien gentil… Mais c’est en réalité impossible ! Je préfère être très clair avec vous : VOUS NE PARVIENDREZ PAS A VOUS DEBARASSER DE VOTRE STRESS ! Le stress fait et fera partie de votre vie ! Oui, même après la fac, une fois dans le monde professionnel, vous devrez encore faire face à des situations de stress ! Je peux vous le confirmer 😉

Ce qui importe au final, c’est de ne pas trop montrer son stress à l’examinateur ! Vous devez bien avoir en tête que le prof qui va vous écouter parler pendant 10 minutes a tout sauf envie de passer un mauvais moment et de ressentir votre stress. Si l’examinateur vous sent hyper stressé, soyez sûr qu’il sera alors moins focalisé sur le fond de ce que vous dites que sur ce que vous laissez transparaître, ce qui vous coûtera de précieux points. Mais pas de panique ! Il existe quelques techniques simples pour ne pas communiquer son stress !

 

stress oral

 

Comment ne pas communiquer son stress ?

D’abord, posez vos mains à plat sur le bureau ! Cela vous évitera de les tripoter et de les tordre dans tous les sens !

Posez également vos pieds à plat sur le sol ! Toujours afin d’éviter de croiser, décroiser, re-croiser les jambes, ce qui est un signe de stress !

SOURIEZ ! Soyez aimable et poli ! Une personne agréable a toujours l’air moins stressée qu’une personne qui tire une tête d’enterrement. Et souvenez-vous que le prof souhaite simplement passer un bon moment après avoir vu défiler des dizaines d’autres étudiants. Alors dites bonjour, ayez l’air enjoué et sympathique 😉

Egalement, un très bon moyen de ne pas paraître stressé est tout simplement de le reconnaître devant l’examinateur. Je l’ai souvent fait pendant mes oraux, et j’ai toujours trouvé que cela m’enlevait de la pression. Je m’explique.

Souvent, au moment où vous vous présenterez devant l’examinateur, ce dernier vous demandera alors comment vous allez. Il suffit alors de lui répondre, toujours en étant très souriant :

Très bien, merci ! Un petit peu stressé mais ça va !.

A ce moment-là le prof vous répondra très certainement que c’est tout à fait normal, qu’il ne faut pas vous inquiéter, etc… De cette manière, le prof aura tendance à tenir compte du stress pour vous évaluer, et sera dans une optique de compréhension de votre situation. Faites-le test, vous verrez que vous serez plus détendu après avoir avoué vos faiblesses 😉

Ne pas se laisser déstabiliser par l’examinateur

Enfin, il arrive parfois que l’examinateur soit d’humeur taquine et décide de jouer un petit avec vous, de vous tester… Vous avez peut-être déjà fait face à un examinateur qui préférait regarder par la fenêtre ou tripoter son téléphone plutôt que de vous écouter. Dans ce genre de cas, il n’y a en réalité qu’une chose à faire !

[…]

RIEN ! Oui Mesdames et Messieurs, absolument rien ! Il ne faut rien changer à ce que vous faites, à votre attitude, et au contraire continuer votre exposé comme si de rien n’était. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans 95% des cas, l’examinateur ne fait que vous tester et cherche à évaluer votre capacité à résister à la pression dans une telle situation.

Je me souviens parfaitement d’un oral où l’examinateur avait adopté ce type d’attitude. Pourtant, j’avais le sentiment de plutôt bien maîtriser le sujet. Pourquoi diable persistait-il à faire comme si je n’étais pas là ?

J’ai eu la sensation qu’il ne s’agissait probablement que d’une manière de me tester. Et j’ai donc continué mon exposé comme si de rien n’était.

Au final, j’ai eu 18/20.

Alors ne cédez pas à la panique si vous faites face à ce genre de situation ! Bien souvent, ça ne veut rien dire 😉

 

Conseil n°5 : Montrer de l’intérêt pour le sujet

C’est un conseil qui peut vous faire gagner quelques points. Encore une fois, souvenez-vous que vous avez en face de vous un prof qui (sauf exception) est passionné par sa matière. Ce qu’il veut, c’est avoir en face de lui un étudiant qui fasse l’effort de s’y intéresser, même s’il ne connaît pas tout le cours sur le bout des doigts ! Si vous avez l’air impassible, blasé, et que vous donnez l’impression de ne pas savoir pourquoi vous êtes là, alors le prof risque de se faire une piètre opinion de vous !

Vous devez au contraire faire preuve d’énergie, de dynamisme. Vous devez avoir l’air enthousiaste, voire même passionné. Attention, il ne s’agit pas non plus d’en faire des caisses ! Mais le prof ne pourra qu’apprécier que vous vous intéressiez à ce qui l’intéresse lui-même.

Une bonne manière de montrer de l’intérêt pour le sujet est d’essayer d’expliquer ce que vous dites plutôt que de simplement réciter.

Vous devez à tout prix éviter de parler de manière monotone, sans mettre le ton, en lisant simplement votre brouillon. Essayez plutôt d’expliquer les notions au prof ! Levez le nez de votre brouillon et reformulez les éléments avec vos propres mots (en gardant bien évidemment un langage juridique !). Essayez de faire comme si le prof n’était pas un juriste, comme s’il n’était pas un spécialiste de la matière !

Si l’on reprend l’exemple des conditions du dol, vous pouvez, après avoir exposé les différentes conditions, donner des exemples de dol en expliquant bien en quoi les conditions du dol sont remplies. Regardez alors le prof dans les yeux et expliquez lui que :

Par exemple, il y’aura dol dans le cas d’un vendeur qui dissimulerait d’importants défauts inhérents à la chose vendue, et ce en connaissance de cause.

En effet, il y’aurait alors bien une volonté de tromper son cocontractant de la part du vendeur, ce qui correspond à l’élément intentionnel du dol.

L’élément matériel du dol serait également présent puisqu’il y’aurait en l’espèce réticence dolosive : le vendeur évite de parler des défauts de la chose à l’acheteur alors qu’il en a connaissance.

Enfin, comme il s’agit en l’espèce de défauts importants inhérents à la chose, on peut estimer que l’acheteur n’aurait pas contracté en ayant eu connaissance de ces défauts. L’erreur causée par le dol a donc bien été déterminante de son consentement au contrat.

Cet exemple du vendeur qui dissimulerait d’importants défauts remplit donc bien toutes les conditions pour qu’il y’ait dol.

Soyez sûr qu’à ce moment-là le prof se dira que vous avez bien compris le cours et en tiendra compte dans sa notation 😉

 

Conseil n°6 : Avoir une élocution irréprochable

C’est très important ! Trop souvent, les étudiants ne s’expriment pas suffisamment clairement. Le prof doit alors faire l’effort de tendre l’oreille, ne comprend parfois pas plus d’un mot sur deux, et cela est très agaçant pour lui.

Vous devez donc parler le plus clairement possible afin d’aider le prof à comprendre votre exposé. Pour cela, n’hésitez pas à parler assez lentement. Bien souvent les étudiants parlent trop vite, et sont donc difficiles à suivre. Au contraire, si vous adoptez un débit assez lent, en faisant des pauses régulières et en faisant l’effort de bien articuler, vous rendrez votre exposé plus agréable à écouter pour le prof, et il vous le rendra au moment de la notation 😉

 

Conseil n°7 : Ne jamais répondre “Je ne sais pas”

Une fois que vous avez terminé votre exposé, l’examinateur vous pose généralement une série de questions.

A ce stade de l’examen, il faut bien comprendre que l’examinateur a déjà une idée assez précise de la note qu’il va vous mettre. Sur la base de votre exposé, l’examinateur vous a en effet probablement déjà rangé dans une catégorie correspondant à une fourchette de notes :

  • étudiant qui n’a rien ou quasiment rien foutu : note < 10
  • étudiant qui connaît plutôt bien son cours : note entre 10 et 14
  • étudiant qui semble très bien avoir appris son cours : note entre 14 et 18 (oui, maximum 18 ! ça n’arrive jamais d’avoir 19 ou 20 en fac de droit ! enfin pas que je sache ;))

Dès lors, ce n’est pas au moment des questions que vous allez pouvoir faire complètement basculer votre note. Toutefois, vous pouvez gagner (ou perdre) 3 ou 4 points en fonction des réponses que vous allez donner, et il s’agit donc d’une étape de l’examen qu’il ne faut pas négliger.

Il y’a une chose qu’il ne faut surtout pas faire au moment des questions : répondre que vous ne savez pas.

En répondant “Je ne sais pas”, vous envoyez un mauvais signal à l’examinateur car vous ne faites même pas l’effort de réfléchir, d’essayer de situer sa question par rapport au cours et à vos connaissances.

Ainsi, quand le prof vous pose une question et que vous ne savez pas, prenez d’abord un temps de réflexion ! Il n’y a aucun problème à rester silencieux pendant une dizaine de secondes si le prof a le sentiment que vous faites l’effort de fouiller dans vos connaissances pour répondre à sa question. Prenez un air songeur et n’hésitez pas, ensuite, à réfléchir à voix haute pour montrer que vous avez des connaissances en lien avec la question (même si vous n’avez pas la réponse exacte). Il y’a alors fort à parier que l’examinateur se mette à vous aiguiller pour vous faire trouver la réponse, ou même vous donne la réponse. Une fois la réponse révélée au grand jour, une bonne chose est alors de faire comme si vous connaissiez la réponse mais que vous l’aviez simplement oublié, comme si c’était évident ! Faites comme si vous vous en vouliez de ne pas vous en être souvenu et répondez au prof :

Oui, bien sûr ! Je le savais pourtant…

Reformulez ensuite la réponse avec vos propres mots afin de montrer au prof qu’il s’agit bien de quelque chose que vous connaissiez. De cette manière vous donnerez l’impression de connaître votre cours mais d’avoir simplement eu un trou de mémoire.

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde. Chacun a sa propre méthode. Mais ils m’ont en tout cas beaucoup aidé pour réussir mes oraux en droit. Et j’espère qu’ils vous aideront tout autant 😉

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour réussir vos oraux ?

A bientôt pour de nouveaux conseils !

Maxime