Comment réussir les galops d’essai en droit ? 7 conseils !

le 18 mars 2021

Réussir les galops d'essai en droit

Le semestre est déjà bien entamé, et se dresse devant vous un obstacle de taille : les galops d’essai !

Les galops d’essai font partie intégrante du cursus en fac de droit. Ils constituent le premier véritable test du semestre et sont donc redoutés par de nombreux étudiants en droit.

Pas de panique ! Dans cet article, je vais vous partager mes 7 meilleurs conseils pour réussir vos galops d’essai !

 

Les galops d’essai : définition

En droit, les galops d’essai désignent les épreuves de mi-semestre. Ils visent à préparer les étudiants aux partiels, qui sont les épreuves de fin de semestre.

A ce titre, ils se déroulent généralement en novembre pour le premier semestre, et en mars pour le second semestre.

Les galops d’essai n’existent que dans les matières à TD. Par exemple, en première année de droit, vous aurez des galops d’essai en introduction au droit, en droit civil et en droit constitutionnel. En deuxième année, vous aurez des galops d’essai en droit des obligations et en droit administratif, etc…

Les conditions d’examen (types de sujets, documents autorisés, temps imparti, etc…) sont généralement les mêmes que pour les partiels. Néanmoins, cela peut varier selon les universités, et c’est ce que nous allons voir dans la suite de cet article.

 

Conseil n°1 : Connaître les modalités du galop d’essai

La première chose pour réussir votre galop d’essai… c’est de savoir en quoi va consister l’examen !

Vous devez impérativement vous renseigner en amont, parce que les conditions d’examen ne seront pas nécessairement les mêmes qu’aux partiels.

Par exemple, dans certaines universités, les galops d’essai ne durent pas 3 heures (comme pour un partiel), mais seulement 2 heures ou même 1h30 !

Dans ce genre de cas, les chargés de TD n’attendent généralement de vous qu’un plan détaillé, et non un devoir complet ! Autant vous dire que si vous n’êtes pas au courant, ça risque d’être très compliqué pour vous…

Et même si vous savez qu’on n’attend de vous qu’un plan détaillé, ça ne suffit pas :

  • Devez-vous faire une introduction complète ou allégée ?
  • Devez-vous inclure des chapeaux et des transitions ? etc…

Vous devez avoir les réponses à toutes ces questions avant le galop d’essai.

De même, vous devez savoir avec précision quel est le programme du galop. Ce serait bête de réviser une partie du cours qui n’est pas au programme 🙂

Pour ça, je vous conseille bien sûr d’être attentif à ce que vous dit votre chargé de TD.

Et si vous avez loupé un épisode, n’hésitez pas à demander à vos camarades s’ils ont des infos. Même dans le groupe Facebook ou Whatsapp de la promo, les gens ne vont pas vous juger parce que vous êtes un peu à la ramasse 🙂

Autre point : il est également impératif de savoir sur quel type d’épreuve va porter le galop. Va-t-il s’agir d’une dissertation ? D’un cas pratique ? D’un commentaire d’arrêt ?

En sachant l’épreuve qui vous attend, vous pourrez réviser la méthodologie spécifique à cette épreuve pour mieux préparer votre galop d’essai. Ce qui m’amène à mon deuxième conseil…

 

Conseil n°2 : Maîtriser la méthodologie

On ne le dira jamais assez : maîtriser la méthodologie juridique est indispensable pour réussir en droit.

En particulier, vos galops d’essai seront très souvent des épreuves nécessitant de respecter une méthodologie stricte.

Qu’il s’agisse d’une dissertation, d’un cas pratique, d’un commentaire d’arrêt ou d’un commentaire de texte, il vous sera très difficile d’obtenir une bonne note si votre méthodologie laisse à désirer.

Pour ça, une fois que vous savez quel exercice vous attend en galop d’essai, je vous conseille de bien revoir la méthodologie de cet exercice plusieurs fois avant l’épreuve.

Vous pouvez par exemple la revoir à deux jours du galop, puis la veille du galop.

Vous devez vraiment être imprégné de la méthodologie, de manière à ne pas être dans l’hésitation le jour du galop.

A ce propos, vous trouverez sur mon site des méthodologies pour chaque exercice phare de la fac de droit :

 

Conseil n°3 : Passer en mode réflexion

Qui a dit qu’il suffisait d’apprendre ses cours par coeur pour réussir en droit ?

Apprendre par coeur ne suffit pas

Fini les petites interrogations, QCM et autres questions de cours qui ont jalonné vos TD pendant le semestre ! Les galops d’essai, c’est une autre paire de manches.

Et hormis la méthodologie, il y a un point crucial qui différencie les petites interrogations des galops d’essai : la réflexion.

Concrètement, vous pouvez vous en sortir en TD simplement en connaissant votre cours. Mais ce ne sera pas le cas en galop d’essai. Comme les partiels, les galops sont l’occasion d’évaluer si vous êtes apte à développer une réflexion, un raisonnement juridique.

Peu importe le type d’épreuve, vous ne devez donc jamais oublier que votre correcteur attend de vous une réflexion.

Par exemple, pour une dissertation, ne vous contentez pas de recracher votre cours. Mais faites l’effort de formuler une problématique qui invite à la réflexion. Dans votre copie, vous devez argumenter, démontrer quelque chose !

De même, pour un commentaire d’arrêt, ne récitez pas la partie du cours en lien avec l’arrêt ! Faites l’effort d’analyser le sens de l’arrêt, d’apprécier sa valeur et d’évaluer sa portée.

 

Conseil n°4 : Connaître les attentes du correcteur

Comme vous le savez sûrement (enfin, j’espère…), les galops d’essai sont corrigés par les chargés de TD.

Et ceci est un gros avantage !

Parce qu’après avoir passé la moitié du semestre avec votre chargé de TD, vous commencez probablement à connaître :

  • ses attentes
  • ce qu’il apprécie
  • ce qui le fait tiquer
  • ce qui l’insupporte, etc…

Mieux : vous lui avez sûrement rendu un certain nombre de devoirs pendant le semestre. Vous avez donc déjà été corrigé par le futur correcteur de votre galop d’essai…

Reprenez donc ces devoirs et attardez-vous sur les corrections et commentaires que vous a fait votre chargé de TD. Assurez-vous de bien vous imprégner de ces commentaires, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs au galop d’essai !

 

Conseil n°5 : Réviser avec des fiches de révisions

Les galops d’essai ont lieu à la mi-semestre. Je ne vous apprends rien à ce niveau-là 🙂

Mais concrètement, ça signifie que contrairement aux interros et questions de cours en TD, le programme des galops est assez large.

Il porte en principe sur la moitié du semestre (mais ce peut être un peu plus ou un peu moins, selon les cas). Et ça représente donc une grosse masse de connaissances à connaître : généralement plus de 50 pages par matière !

C’est pourquoi je vous recommande de réviser avec des fiches de révisions synthétiques qui vont vous aider à retenir ce qui est important et à mieux comprendre votre cours dans sa globalité.

En particulier, relire vos fiches plusieurs fois à quelques jours des galops d’essai (ou même la veille), vous permettra d’arriver le jour J avec le socle de connaissances nécessaire pour réussir vos galops.

Si vous voulez en savoir plus sur les fiches de révisions proposées sur ce site, cliquez ici.

 

Conseil n°6 : Maîtriser votre Code

Généralement, vous aurez le droit au Code pour vos galops d’essai.

Oui, vous savez : ce gros pavé qui moisit au fond de votre tiroir !

Vous ne l’utilisez pas beaucoup ? Dans ce cas, vous faites une grosse erreur.

Parce que votre Code est une véritable mine d’or et peut vous sauver le jour de l’examen.

Il peut vous permettre de retrouver la règle de droit applicable pour un cas pratique, de connaître la portée d’un arrêt dans le cadre d’un commentaire d’arrêt, et même de trouver votre plan de dissertation !

C’est pourquoi vous devez vous familiariser avec votre Code avant les galops d’essai. Sinon, vous serez tout bonnement incapable de l’utiliser le jour J.

A quelques semaines des épreuves, faites donc l’effort d’utiliser votre Code pour réaliser vos différents devoirs. Et reportez-vous à votre Code quand vous cherchez un article ou quand vous voulez en savoir plus sur une notion.

A ce propos, j’ai écrit un article qui explique en détails comment bien utiliser le Code civil. Vous pouvez cliquer ici pour lire l’article.

 

Conseil n°7 : Dédramatiser la situation

Trop d’étudiants en droit se font une montagne des galops d’essai.

Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : les galops sont importants, sans aucun doute.

Mais généralement, la note au galop compte pour environ 50% de la moyenne de TD.

Et la moyenne de TD compte pour 50% de la note finale (les autres 50% correspondant à la note obtenue au partiel).

Pas besoin d’être un génie en maths pour comprendre que la note au galop d’essai compte pour un quart de la note finale.

Oui, c’est beaucoup. Mais par rapport aux partiels, les galops d’essai ont une importance deux fois moindre.

Autrement dit : là où il sera difficile d’avoir la moyenne à votre matière si vous ratez votre partiel, une mauvaise note au galop est en revanche rattrapable.

Rien ne sert donc de vous stresser outre-mesure. J’ai moi-même été beaucoup sujet au stress quand j’étais étudiant en droit. Ça ne m’a jamais rien apporté de bon. Quand vous arrivez à l’examen en ayant fait une nuit blanche, vous avez de toute façon peu de chances que ça se passe bien 😅

Alors travaillez sérieusement, mais gardez en tête que votre semestre ne va pas se jouer sur les galops d’essai.

 

Conclusion

J’espère que ces conseils vous aideront à préparer et réussir vos galops d’essai 🙂

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage, et bonne chance !

A bientôt pour de nouveaux articles,

Maxime

 

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Je m’appelle Maxime Bizeau, et je suis avocat de formation, diplômé de l’école d’avocats du Barreau de Paris.

Après mon bac, je me suis lancé dans l’aventure de la licence de droit.

Mais très vite, je me suis senti submergé par la charge de travail et la désorganisation qui régnait à la fac.

Je n’arrivais pas à comprendre ce que les profs attendaient de moi, et à m’organiser pour travailler efficacement.

Mes résultats étaient irréguliers, et pas à la hauteur de mes espérances.

J’ai alors décidé de me prendre en main et grâce à une organisation efficace et à une méthode de travail originale, mes résultats se sont considérablement améliorés.

J’ai finalement validé ma licence avec mention (plus de 13 de moyenne) et mon master 1 en droit des affaires avec près de 15 de moyenne.

Ces bons résultats m’ont ouvert les portes d’un prestigieux master 2 de droit financier à la Sorbonne à Paris, et des plus grands cabinets d’avocats d’affaires internationaux.

J’ai ainsi pu travailler dans des cabinets anglo-saxons très réputés à Paris, avec des gens brillants, sur des dossiers passionnants, et dans des conditions optimales.

A travers ce blog, je souhaite aider un maximum d’étudiants en droit à atteindre leurs objectifs.

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