Etudes de droit : 5 erreurs FATALES à éviter !

études de droit

Pendant mes études de droit, j’ai pu constater que beaucoup d’étudiants commettaient les mêmes erreurs.

Malheureusement, ces erreurs sont souvent à l’origine de mauvais résultats, et peuvent réellement vous empêcher de réussir vos études de droit.

Dans cet article, je vais donc partager avec vous les 5 erreurs qui, selon moi, font perdre des points aux étudiants en droit.

 

Erreur n°1 : Trop utiliser les livres

La plupart des personnes en fac de droit, que ce soit les profs ou bien les autres étudiants, répètent à tout bout de champ que travailler avec des manuels de droit est indispensable, que l’étudiant en droit ne doit pas se contenter de ce qu’on lui donne mais au contraire chercher à approfondir ses connaissances par lui-même.

Mon expérience personnelle me montre pourtant que ce n’est pas réellement une nécessité. Et j’irais même plus loin en disant qu’il s’agit même parfois d’une perte de temps.

Bien sûr, travailler avec des manuels va vous aider lorsque vous avez un devoir à préparer chez vous, comme un commentaire d’arrêt ou une dissertation juridique. Cela va vous permettre d’apporter de la matière à votre devoir.

Travailler avec des manuels peut également être intéressant pour mieux comprendre et approfondir une notion ou un concept.

Cependant, trop d’étudiants préfèrent utiliser leurs livres plutôt que leur cours pour réviser, alors même qu’il y’a dans leur cours tout ce qu’il faut pour obtenir une très bonne note à l’examen. Ils préfèrent travailler à l’aide de manuels interminables de plusieurs centaines de pages et se perdent dans des détails alors qu’un cours de droit est déjà généralement très dense et comporte suffisamment de points de détail et d’approfondissement.

Parfois, il peut être intéressant de compléter votre cours à l’aide d’un manuel, mais veillez à ne pas trop le faire. En règle générale votre cours est assez complet comme ça !

Vous devez comprendre que bien souvent, les étudiants en droit qui réussissent sont ceux qui ont appris (et surtout compris) l’essentiel, et pas forcément ceux qui ont passé leurs nuits le nez dans leurs livres !

C’est pourquoi je ne peux que vous recommander de vous concentrer sur votre cours, ou même sur des fiches de révisions synthétiques qui vous permettront de réviser efficacement sans vous perdre dans des détails.

En tant qu’étudiant en droit, votre temps est limité. Alors utilisez le à bon escient 😉

 

Erreur n°2 : Ne pas apprendre ses cours régulièrement

Si vous éprouvez des difficultés dans vos études de droit mais que vous ne faites pas l’effort d’apprendre vos cours régulièrement, alors ne cherchez pas plus loin…

L’apprentissage et la compréhension des concepts et mécanismes juridiques ne se fait pas en deux semaines. Certes, il est possible d’apprendre un cours par cœur en quelques semaines. Mais en procédant de cette manière, vous pouvez être sûr que vous n’aurez pas réellement compris votre cours. Il faut de long mois pour maturer la masse d’informations que l’on vous donne en cours, et en saisir véritablement tous les enjeux.

Surtout, pour bien mémoriser ses cours, il est essentiel de les revoir à intervalles réguliers. C’est la théorie des répétitions espacées.

J’ai déjà abordé ce sujet dans mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours rapidement et efficacement.

Toutefois, je pense qu’il s’agit d’un point extrêmement important pour réussir ses études de droit, alors je me permets d’insister dessus 😉

La théorie des répétitions espacées nous enseigne que pour bien mémoriser des informations sur le long terme, il est indispensable de les revoir à intervalles réguliers.

Voilà un graphique qui va vous aider à comprendre :

Courbe de l'oubli

Plus le temps passe, plus notre cerveau oublie des informations.

Sans aucune révision, notre cerveau aura oublié toutes les informations au bout d’un certain temps.

Mais on se rend compte sur le graphique qu’en effectuant des révisions régulières, le cerveau met de plus en plus de temps à oublier les informations.

Après un certain nombre de révisions, les informations sont bien ancrées dans le cerveau, et ce dernier en oublie alors très peu au fur et à mesure du temps.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour vos études de droit ?

Très simplement, cela signifie que le jour des examens, vous ne vous souviendrez jamais aussi bien de vos cours que si vous les avez revus régulièrement.

Cela signifie aussi qu’en apprenant régulièrement vos cours tout au long du semestre, vous aborderez les révisions des partiels sereinement car vous aurez déjà une bonne partie des informations en tête. Il ne s’agira alors que de consolider vos acquis.

En pratique, je vous conseille de revoir rapidement vos cours toutes les semaines. Vous pouvez, par exemple le week-end, reprendre ce que vous avez étudié pendant la semaine, afin de remettre votre cours en forme, ou le ficher…

Ensuite, vous pouvez, une fois par mois, faire une sorte de “check-point” et revoir tout ce que vous avez étudié jusque-là. Idéalement sous forme de fiches de révisions afin d’être plus efficace.

Bien sûr, tout ça est plus facile à dire qu’à faire, et demande des efforts !

Mais sachez, d’abord, qu’on n’a rien sans rien !

Et qu’ensuite, ce sera du temps de gagné au moment des révisions 😉

Enfin, le fait de revoir vos cours régulièrement va vous donner le sentiment que vous maîtrisez votre semestre, que vous savez où vous en êtes et où vous allez. Et croyez-moi, vos études de droit vous paraîtront à ce moment-là beaucoup plus agréables 😉

 

Erreur n°3 : Négliger les petites matières

Dans les études de droit, les matières à TD sont souvent considérées comme les matières les plus importantes. Ce sont effectivement des matières qui ont un coefficient plus élevé que les petites matières, et qui par conséquent demandent plus de travail.

Mais ce n’est pas pour autant que vous devez négliger les petites matières !

Ces matières, malgré leur faible coefficient, sont souvent très “rentables” à travailler si l’on prend en compte le rapport entre le temps passé et les résultats obtenus.

Elles sont en effet généralement évaluées sous forme de questions de cours, que ce soit dans le cadre d’examens écrits ou d’examens oraux. Et obtenir de très bonnes notes à ce type d’examens est plus que faisable, alors qu’obtenir une excellente note à un commentaire d’arrêt ou à une dissertation juridique, ce n’est pas donné à tout le monde !

En ce qui me concerne, les mentions que j’ai obtenues pendant mes études de droit sont en bonne partie dues aux petites matières, que je travaillais sérieusement. J’avais par exemple régulièrement des notes supérieures à 16 dans le cadre des examens oraux, alors que c’était beaucoup plus rare dans le cadre des partiels écrits…

Tout simplement car pour les petites matières, il suffit (sauf exceptions) d’apprendre son cours et de le recracher… Ni plus ni moins !

Je vous conseille donc de bien travailler ces matières, et de les revoir régulièrement tout au long du semestre afin de connaître parfaitement vos cours au moment des examens !

Si vous voulez des conseils pour réussir vos examens oraux, je vous invite à lire mon article sur le sujet : Comment réussir ses oraux en droit ? 7 conseils !

 

Erreur n°4 : Trop stresser

études de droit stress

C’est précisément une erreur que j’ai commise quand j’étais étudiant en master 1 droit des affaires.

Je savais que les notes du master 1 allaient être déterminantes pour la sélection en master 2, et je m’étais mis énormément de pression pour avoir les meilleures notes possibles.

Les partiels du premier semestre approchaient, et mon stress augmentait de jour en jour.

J’avais le sentiment que j’allais jouer ma vie sur les prochaines semaines.

J’ai énormément travaillé pour ces examens, et j’ai au final obtenu des résultats en deçà de mes espérances.

Je m’étais fixé comme objectif d’avoir une moyenne générale de 15. Et je n’ai pas atteint cet objectif.

Mes résultats ont tout de même été corrects, et même bons. A vrai dire, beaucoup d’étudiants auraient sûrement été très satisfaits d’obtenir de tels résultats.

Mais je savais que j’aurais pu faire mieux, et j’avais abattu une charge de travail considérable qui devait me permettre de faire mieux.

En réalité, je n’ai pas atteint mon objectif à cause d’une seule chose : le stress.

C’est le stress qui m’a empêché de réviser efficacement les derniers jours avant les partiels.

C’est aussi le stress qui m’a totalement empêché de dormir la veille du premier jour des partiels. Pas facile d’avoir les idées claires après une nuit blanche…

Bref, c’est le stress qui m’a fait perdre de précieux points.

Au deuxième semestre, j’ai décidé de changer ma manière d’appréhender les études de droit.

J’ai décidé de prendre plus de plaisir dans mes études de droit, de moins me mettre la pression.

J’ai finalement obtenu 15,6 de moyenne générale à mon second semestre, et j’ai pu intégrer le master 2 que je souhaitais.

J’ai ensuite réussi l’examen d’entrée au CRFPA, ce qui m’a permis de devenir élève-avocat.

Et j’ai également pu réaliser de nombreux stages dans des cabinets d’avocats considérés comme très prestigieux.

Au moment où j’écris ces lignes, je m’apprête à devenir avocat et à commencer ma première collaboration dans un cabinet d’avocats international de premier plan.

Tout ça pour vous dire qu’il faut savoir prendre du recul dans vos études de droit !

Vous mettre trop de pression ne servira à rien et peut au contraire vous paralyser.

Même si vous obtenez des mauvaises notes, vous pourrez les rattraper par la suite. Rien n’est figé.

J’ai par exemple une amie qui a toujours voulu devenir notaire. A la fin de son master 1, ses notes ne lui ont malheureusement pas permis d’intégrer un master 2 droit notarial, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a laissé tomber ! Elle a refait un master 1 dans une autre spécialité, a obtenu de meilleurs résultats, et a pu intégrer un excellent master 2 droit notarial.

Alors restez cool 😉 Travaillez dur, mais ne vous stressez pas plus que de raison !

 

Erreur n°5 : Ne pas avoir d’objectifs

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquemment commises par les étudiants en droit.

Trop de personnes font des études de droit sans réellement savoir pourquoi !

Ne soyons pas hypocrites, une bonne partie des étudiants en droit ont choisi cette filière simplement car il s’agit d’une filière sérieuse qui fait bien devant les parents, et parce “le droit ça mène à tout”.

Le droit peut effectivement vous mener à des métiers divers et variés. Et c’est justement pour cette raison que vous devez, pendant vos études de droit, avoir en tête un projet professionnel. Ou au moins une raison qui justifie que vous fassiez des études de droit.

Tout simplement car si vous ne le faites pas, vous allez traverser vos études de droit comme un touriste, en naviguant à vue, sans savoir où vous allez…

Si l’on regarde les étudiants en droit qui échouent, qui malheureusement n’obtiennent pas leurs années et finissent par quitter la fac, on se rend compte que la plupart de ces personnes n’avaient pas la moindre idée de pourquoi ils faisaient des études de droit. Ils n’étaient en droit que par hasard, et n’avaient pas de but précis.

Comment être motivé quand on ne sait même pas pourquoi on est là ?

C’est la raison pour laquelle je vous invite à trouver pourquoi vous faites des études de droit.

Les raisons peuvent être diverses et variées :

  • exercer une profession réglementée (avocat, notaire, magistrat, etc.) uniquement accessible après des études de droit
  • faire de la recherche et viser un doctorat en droit
  • passer les concours de la fonction publique
  • avoir les meilleures notes possibles pendant votre licence pour vous orienter ensuite vers une autre formation (école de commerce, Sciences Po, etc.)

Dans tous les cas, il est essentiel de vous informer sur le monde professionnel, de vous intéresser aux différents métiers qui sont accessibles après des études de droit.

Peut-être allez vous découvrir que vous êtes finalement intéressé par la finance, le marketing ou les ressources humaines et vous pourrez alors viser d’intégrer une école de commerce.

Ou peut-être vous rendrez vous compte que vous souhaitez travailler dans l’immobilier ou dans les assurances, et intégrer rapidement le marché du travail.

Ou peut-être encore vous fixerez vous comme objectif de devenir officier de police !

Bref, les possibilités sont très nombreuses.

N’hésitez pas à faire des stages le plus tôt possible afin d’affiner votre projet professionnel.

Lorsque vous saurez pourquoi vous êtes en droit, vos études de droit prendront alors du sens pour vous. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver si vous avez un objectif, si vous savez où vous allez !

Et sachez une chose : quoi que vous fassiez dans la vie, vos études de droit vous serviront toujours 😉

 

Conclusion

J’espère que tout cela vous aidera à réussir vos études de droit 🙂

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager en cliquant sur les boutons de partage juste en-dessous !

A bientôt,

Maxime


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Réussir ses partiels de droit : 5 conseils pour gagner des points !

réussir ses partiels

Comment réussir ses partiels lorsque l’on est étudiant en droit ?

Si vous êtes étudiant en droit, vous avez probablement du mal à faire décoller vos notes.

Peut-être que vous n’avez pas la moyenne, ou peut-être que vous avez des notes tout juste au-dessus de la moyenne.

Et c’est tout à fait normal. Les études de droit sont difficiles, et peu d’étudiants en droit réussissent à avoir de bonnes notes.

Particulièrement aux partiels, il n’est déjà pas évident d’avoir la moyenne, alors avoir 12, 13, 14 ou plus… Ça peut paraître insurmontable pour certains d’entre vous, et je comprends tout à fait.

Pourtant, il est possible d’obtenir de bonnes notes, et même d’excellentes notes à ses partiels !

J’ai moi-même obtenu à plusieurs reprises des notes supérieures à 15/20 à mes partiels.

Il faut d’abord comprendre ce que le correcteur attend de vous, et ne pas commettre les erreurs qui sont commises par 80% des étudiants en droit.

Mais il existe également des petites astuces, des choses à faire pour grappiller les quelques points qui séparent une note un peu au-dessus de la moyenne d’un 15/20.

Dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pour réussir ses partiels de droit.

Bien entendu, pour réussir ses partiels, il faut avant tout les avoir bien révisé ! Pour cela, vous pouvez consulter mon article dans lequel je donne mes 5 meilleurs conseils pour bien réviser ses partiels de droit.

Par ailleurs, si vous voulez des conseils pour apprendre rapidement et efficacement vos cours, je vous renvoie à mon article sur le sujet : Comment apprendre ses cours plus rapidement ?

Ceci étant dit, on peut commencer tout de suite avec le premier conseil pour réussir ses partiels 😉

 

Conseil n°1 pour réussir ses partiels : Revoir le plan du cours juste avant l’examen

J’ai utilisé cette technique à de très nombreuses reprises pendant mes études de droit, et elle m’a souvent beaucoup aidé.

J’en avais déjà parlé dans mon article dans lequel j’explique comment réussir ses oraux en droit, mais cela vaut également pour les examens écrits.

Attention ! Je précise bien que je parle ici de revoir le plan de votre cours, et non pas la totalité du cours.

En réalité, pour réussir ses partiels de manière générale, il faut impérativement connaître le plan des cours.

D’abord parce que c’est en connaissant le plan du cours que vous en comprendrez réellement la structure, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, les liens et les oppositions qui existent entre les différentes notions de votre cours…

Ensuite parce que connaître le plan du cours va vous aider à classer/hiérarchiser/segmenter les différentes informations contenues dans votre cours. Et cela vous aidera grandement au moment du partiel quand il vous faudra fouiller dans votre mémoire pour vous rappeler de ce que votre cours disait sur telle ou telle notion.

C’est pourquoi je vous recommande de revoir le plan de vos cours juste avant vos partiels, par exemple le soir juste avant l’épreuve (idéal pour la mémorisation), le matin pendant votre petit-déjeuner, ou même dans les transports pour aller à la fac…

De cette manière, vous aurez bien en tête les différentes subdivisions du cours, et vous serez donc en mesure de structurer votre devoir de la bonne façon. Et vous vous assurez également, par exemple dans le cas d’une dissertation, de ne pas faire un hors sujet, ou de ne pas oublier un point extrêmement important pendant l’épreuve.

Même dans le cas d’un commentaire d’arrêt, il est toujours intéressant de connaître la structure du cours. Cela permet de pouvoir situer dans le cours l’arrêt à commenter, et d’être plus à même de comprendre les notions abordées par l’arrêt, ou encore la portée qu’il a eu, par exemple sur le droit positif…

Oubliez tous ces gens qui vous disent que réviser à la dernière minute va embrouiller votre esprit ou va vous faire oublier tout ce que vous avez appris !

Encore une fois, il ne s’agit pas ici de relire tout le cours, auquel cas vous risqueriez en effet de vous perdre dans des détails qui ne vous aideront pas une fois le nez devant votre copie.

Il s’agit au contraire de réviser intelligemment en revoyant le plan du cours, ou bien encore en relisant des fiches de révisions synthétiques.

 

Conseil n°2 pour réussir ses partiels : Soigner le plan et l’introduction

Laissez-moi vous parler d’un secret de polichinelle.

Bien souvent, les correcteurs de copies ne lisent pas tout ce que vous avez écrit. Ou du moins, ils lisent certaines parties en diagonale.

Comme tout le monde, je m’en étais toujours douté lorsque j’étais étudiant. Mais j’ai eu la confirmation de ce que je pensais une fois mes études terminées, lorsque certains de mes amis sont devenus chargés de TD.

Les correcteurs ont des dizaines et des dizaines (voire des centaines) de copies à corriger. Ils n’ont pas le temps de toutes les lire dans les moindres détails.

C’est pourquoi la plupart se contentent de survoler votre copie, et ne s’attardent réellement que sur deux éléments :

  • l’introduction. Parce que c’est la première chose qu’ils voient.
  • votre problématique et votre plan. Parce qu’après l’introduction, c’est tout simplement la deuxième chose qu’ils voient 😉

Comprenez bien qu’après avoir lu votre introduction et votre plan, le correcteur aura déjà une idée assez précise de la fourchette dans laquelle votre note va se situer.

Et sauf exceptions, la note qu’il vous attribuera se situera au final dans cette fourchette, car il gardera à l’esprit, tout au long de sa correction, la première impression qu’il se sera fait de votre copie.

Comme le dit si bien notre ami Harvey, les premières impressions durent !

comment réussir ses partiels

Même si vos développements sont extraordinairement pertinents et intéressants, vous n’aurez pas une super note si votre introduction et votre plan ne tiennent pas la route.

Alors n’hésitez pas à y passer du temps.

Pour votre introduction, je vous recommande de faire quelque chose de très “scolaire”. Une petite phrase d’accroche, en faisant notamment référence à un point d’actualité, fait toujours son effet et peut mettre le correcteur de bonne humeur. Le fait de définir les termes du sujet, dans le cas d’une dissertation, ou de situer l’arrêt historiquement et contextuellement, dans le cas d’un commentaire d’arrêt, montrent également au correcteur que vous avez à coeur de rendre un devoir de qualité.

Pour votre problématique et votre plan, il n’y a pas de secret : il faut bien y réfléchir, essayer de comprendre ce que le correcteur attend. Car oui, le correcteur a très souvent une idée de plan en tête avant d’attaquer sa correction. Tout simplement car dans la majorité des cas, il y’a une problématique et un plan logique qui se dégagent du sujet.

Ne cherchez pas à faire compliqué ! Les meilleurs plans sont généralement les plus simples.

Si vous avez du mal à trouver votre plan, je vous conseille d’utiliser la méthode du brainstorming. Il s’agit de noter sur une feuille toutes vos idées, comme elles vous viennent ! Notez tous les points qui ressortent de votre analyse, toutes vos connaissances en lien avec le sujet/l’arrêt.

Une fois cela fait, vous allez vous rendre compte que dans tout ce que vous avez noté, il y’a des points qu’il est possible de regrouper entre eux. Utilisez alors 4 surligneurs de couleur différentes et surlignez avec la même couleur les idées qui sont proches, qui traitent de la même notion ou qui visent à expliquer/démontrer le même point. L’idée est ensuite de classer les informations en deux parties et quatre sous-parties distinctes afin d’avoir votre plan.

Dans tous les cas, vous devez soigner vos titres. Ils ne doivent pas comporter de verbes conjugués, ou de forme interrogative ou exclamative. Ils ne doivent pas non plus être trop longs. Ils doivent au contraire être courts et percutants !

En principe, les titres doivent également se répondre : soit ils se ressemblent dans la formulation, soit ils s’opposent.

Nota Bene : Bien sûr, ce conseil n’a pas d’utilité pour un cas pratique. La réussite à l’épreuve du cas pratique fera l’objet d’un article dédié sur ce blog.

 

Conseil n°3 pour réussir ses partiels : Soigner la présentation et l’orthographe

Maîtriser la langue française est un prérequis pour réussir ses partiels de droit. Au lycée, vous pouviez encore vous permettre de laisser deux ou trois fautes dans vos copies. Mais à la fac de droit, ce n’est clairement plus possible !

Si vous ne soignez pas l’orthographe et la grammaire dans vos copies, vous prenez le risque de voir vos notes dégringoler ! Il est assez difficile de quantifier combien de points vous pouvez perdre, mais c’est assez significatif. Une copie truffée de fautes ne fait vraiment pas sérieux et, malheureusement, déprécie fortement la valeur de ce que vous avez écrit…

Ainsi, lors des examens, vous devez absolument vous relire avant de rendre votre copie. Personnellement, je me relisais deux fois : une fois pour vérifier le fond de ce que j’avais écrit (est-ce que tout fait bien sens et s’enchaîne logiquement ?), et une autre fois simplement pour traquer les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. Ça prend 5 minutes, et ça évite de mettre le correcteur de très mauvaise humeur 😉

Si vous ne trouvez généralement pas le temps de vous relire à la fin des épreuves, n’hésitez pas à vous relire après chaque sous-partie par exemple. De cette manière, vous corrigerez les fautes au fur et à mesure. Et le fait de relire ce que vous venez d’écrire peut vous aider pour attaquer la sous-partie suivante en évitant les répétitions et en vous assurant que votre devoir suit bien un fil conducteur.

De même, la maîtrise du vocabulaire juridique est indispensable pour réussir ses partiels ! Si vous écrivez dans votre copie que « la loi stipule », vous allez rendre votre correcteur complètement furax et perdre de précieux points…

Ces petites erreurs de terminologie peuvent vous coûter la moyenne, alors faites bien attention à ce que vous écrivez 😉

Enfin, la présentation de votre copie est également importante.

Si ce que vous avez écrit est illisible ou presque, que votre copie ne comporte pas d’espaces, que vos titres ne sont pas soulignés… Vous allez faire passer au correcteur un mauvais moment ! Tout simplement.

Au contraire, si votre copie est propre et aérée, le correcteur sera sans doute plus enclin à vous mettre une bonne note.

 

Conseil n°4 pour réussir ses partiels : Donner une référence très récente

S’il y’a bien une chose qui peut vous faire gagner un ou deux points sur votre note, c’est de glisser dans votre copie une référence très récente, un point d’actualité brûlant.

Il peut s’agir de la promulgation très récente d’une loi, ou encore d’un arrêt qui a été rendu il y’a quelques jours ou quelques semaines.

En faisant cela, vous allez probablement rendre votre correcteur complètement gaga !

Et c’est normal. Votre correcteur, en tant qu’enseignant, ne pourra qu’apprécier que vous ayez fait l’effort de vous intéresser à l’actualité de la matière.

Dans son esprit, votre copie se différenciera instantanément des autres.

Cela suppose toutefois de se tenir un minimum informé de l’actualité juridique.

Pour cela, je vous conseille le super site Dalloz actualité, qui vous permettra de voir rapidement quelles sont les dernières actualités dans chaque matière.

Bien entendu, ne faites cela que si vous maîtrisez déjà parfaitement votre cours ou vos fiches de révisions !

Il s’agit d’une astuce à utiliser si vous vous sentez déjà prêt pour l’examen, et qui fera passer votre copie, par exemple, d’un 13 à un 14.

Mais rien ne sert d’essayer de connaître l’actualité juridique si vous ne connaissez même pas l’essentiel, c’est-à-dire votre cours !

Alors pour ceux qui sont à l’arrache, ne perdez pas de temps et concentrez-vous sur votre cours 😉

 

Conseil n°5 pour réussir ses partiels : Savoir se servir de son code

réussir ses partiels avec son code

Ceci n’est pas votre ennemi !

Si vous savez que vous aurez droit au code le jour du partiel, alors il faut bien évidemment vous préparer à utiliser ce code.

Car si vous débarquez le jour du partiel sans jamais avoir ouvert votre code, vous allez perdre un temps considérable !

Pour cela, je vous recommande de réviser votre partiel avec votre code.

Attention, je ne vous dis pas de réviser votre partiel uniquement avec votre code, mais plutôt d’utiliser votre code en appui de votre cours.

Ainsi, lorsque votre cours ou vos fiches de révisions font par exemple référence à un article du code, n’hésitez pas à aller voir cet article dans votre code.

Vous pouvez également, lorsque vous souhaitez approfondir vos connaissances sur une notion, aller rechercher cette notion dans l’index à la fin du code, qui vous renverra alors sur les articles du code qui traitent de cette notion.

Pour les articles importants, il peut être également utile de :

  • mettre des post-it. Cela vous fera gagner du temps le jour du partiel si vous voulez les retrouver.
  • parcourir les arrêts cités sous ces articles. Car oui Mesdames et Messieurs, vous devez avoir conscience qu’il y’a, sous la majorité des articles de votre code, un certain nombre de jurisprudences qui sont mentionnées et qui complètent les articles de loi. Ces jurisprudences sont accompagnées d’explications qui peuvent représenter pour vous une mine d’or le jour de l’examen.

De manière générale, si vous avez l’habitude d’utiliser votre code, il ne fait aucun doute que vous retrouverez beaucoup plus rapidement les différentes informations dont vous aurez besoin le jour du partiel.

Et en partiel, gagner du temps, c’est gagner des points 😉

 

Conclusion

J’espère de tout coeur que ces conseils vous aideront à réussir vos partiels.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager 😉

A bientôt pour de nouveaux conseils, et bonne chance pour vos partiels !

Maxime

 


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La clause d’agrément : définition et champ d’application

clause d'agrément

 

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La clause d’agrément : définition

La clause d’agrément peut se définir comme un mécanisme qui impose de soumettre toute cession de droits sociaux par un associé à un tiers à l’agrément préalable des associés de la société.

Imaginons une société avec 3 associés : A, B et C. C souhaite céder ses titres à un tiers, que l’on appellera D. S’il y’a un mécanisme d’agrément au sein de la société, alors A et B devront donner leur accord à C pour que ce dernier puisse céder ses titres à D.

La finalité de la clause d’agrément est de contrôler, voire de stabiliser l’actionnariat de la société. Elle se justifie en particulier très bien dans les sociétés avec un fort intuitus personae, dans lesquelles les associés veulent avoir un droit de regard sur les nouveaux entrants dans le capital social, et éviter dans la mesure du possible l’entrée d’indésirables (des concurrents par exemple). La clause d’agrément permet donc aux associés de refuser l’entrée au capital social de personnes qui ne seraient pas animées de l’affectio societatis.

Si vous voulez en apprendre plus sur la notion d’affectio societatis, vous pouvez cliquez ICI pour consulter mon article sur le sujet.

Mais que se passe-t-il en l’absence d’agrément, c’est-à-dire dans le cas où les associés refusent de donner leur accord à la cession au tiers ?

Très simplement, la société a alors l’obligation d’acquérir elle-même, ou de faire acquérir par les associés ou un tiers qu’elle aura choisi, les droits sociaux que l’associé cédant souhaitait céder au cessionnaire pressenti.

Ainsi l’associé cédant peut tout de même sortir de la société. Seul le cessionnaire sera différent.

 

La clause d’agrément : champ d’application

La clause d’agrément est obligatoire dans certaines formes sociales, et facultatives dans d’autres.

 

La clause d’agrément en tant qu’obligation légale

Il s’agit d’une obligation légale dans de nombreuses formes de sociétés. On peut citer comme exemples la SARL, la SNC ou encore la société civile.

Dans les SARL, l’article L. 223-14 du Code de commerce prévoit que “les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société qu’avec le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, à moins que les statuts prévoient une majorité plus forte”.

Par conséquent, toute cession de parts d’une SARL à un tiers nécessite au minimum un agrément des associés à la majorité simple, les statuts pouvant prévoir une majorité plus stricte.

Ce même article prévoit également la procédure d’agrément au sein des SARL, en énonçant que l’associé cédant doit notifier son projet de cession à la société et à chacun des associés, la société disposant alors d’un délai de trois mois pour faire connaître sa décision (le consentement à la cession est réputé acquis si la société n’a pas fait connaître sa décision dans le délai imparti).

Toute clause statutaire de SARL qui contreviendrait aux dispositions précitées serait réputée non-écrite.

En revanche, l’agrément n’est, en principe, pas requis pour les cessions entre associés. Mais les statuts peuvent valablement prévoir une clause d’agrément entre associés (article L. 223-16 du Code de commerce).

Ils ne sont alors pas liés par les dispositions de l’article L. 223-14 du Code de commerce : ils peuvent en effet réduire la majorité ou les délais prévus audit article.

S’agissant maintenant des SNC, l’article L. 221-13 du Code de commerce règle très clairement la question en disposant que les parts sociales “ne peuvent être cédées qu’avec le consentement de tous les associés”.

S’agissant enfin des sociétés civiles, l’article 1861 du Code civil dispose, de même, que “les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec l’agrément de tous les associés”.

Toutefois, il est possible de déroger à cette solution de principe dans les statuts, en prévoyant :

  • une autre majorité (majorité simple, majorité qualifiée, etc…)
  • la compétence des gérants pour accorder l’agrément
  • une dispense d’agrément pour les cessions entre associés ou au conjoint de l’un d’eux

 

La clause d’agrément en tant que possibilité statutaire

En principe, les cessions de titres de sociétés par actions sont libres. Mais il est possible d’insérer une clause d’agrément dans les statuts de toute société par actions (SA, SAS, etc…).

Précisons tout de même que les statuts d’une société par actions ne peuvent comporter une clause d’agrément que si la société n’est pas cotée.

La sanction de la violation d’une clause d’agrément figurant dans les statuts d’une société par actions est la nullité de la cession (article L. 228-23 du Code de commerce).

Concernant la procédure, l’article L. 228-24 du Code de commerce énonce que l’associé souhaitant céder ses titres doit notifier à la société une demande d’agrément. La société dispose alors d’un délai de 3 mois pour notifier sa décision. L’agrément est réputé acquis en cas de défaut de réponse dans ce délai.

Par ailleurs, le champ d’application de la clause d’agrément dans les sociétés par actions est aujourd’hui très large.

Depuis l’ordonnance du 24 juin 2004 modifiant le régime juridique des valeurs mobilières, l’article L. 228-23 du Code de commerce dispose qu’il est possible de soumettre à l’agrément de la société toute cession d’actions ou de valeurs mobilières donnant accès au capital, à quelque titre que ce soit.

C’est dire qu’il est désormais possible de prévoir l’application de la clause d’agrément pour :

  • les cessions entre actionnaires
  • les cessions d’obligations convertibles, échangeables, remboursables en actions et toutes les options ouvrant droit à souscription d’actions

Il est également admis en jurisprudence que les statuts d’une société par actions peuvent valablement prévoir une clause d’agrément s’appliquant à des opérations emportant transmission universelle de patrimoine, telles que des fusions ou des scissions (Cass. Com. 15 mai 2007, n° 06-13484).

 

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L’apport en industrie : définition, domaine et caractéristiques

apport en industrie

 

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L’apport en industrie : définition

L’apport en industrie peut se définir comme l’engagement d’un associé de mettre à la disposition de la société tout ou partie de son activité ou de son savoir-faire.

L’apporteur en industrie peut ainsi mettre à la disposition de la société ses connaissances techniques, sa notoriété, son expérience, ses services, etc…

De manière générale, il est possible d’apporter en industrie tout type de travail, si et seulement si ce travail est exclusif d’un lien de subordination (sinon il s’agit d’un contrat de travail).

Un exemple pratique pour mieux comprendre : Vous montez une start-up. Vous souhaitez développer une application web. Mais tout cela coûte cher. Les développeurs web vous demandent 50.000 euros pour ce travail. Vous pouvez alors conclure avec eux une convention d’apport en industrie, par laquelle ils apporteront à la société leurs services en échange de parts ou d’actions dans la société.

A noter qu’un apport en industrie peut être réalisé :

  • aussi bien au moment de la constitution de la société qu’en cours de vie sociale
  • aussi bien par une personne physique que par une personne morale

 

L’apport en industrie : domaine

Une des caractéristiques essentielles de l’apport en industrie est qu’il a pour contrepartie des parts de la société qui n’entrent pas dans le capital social (article 1843-2 du Code civil). En effet, il caractérise simplement une obligation de faire de l’apporteur en industrie envers la société. Comme l’apport en industrie ne concourt pas à la formation du capital social, il ne peut pas constituer un gage pour les créanciers.

C’est ce qui explique le principe de prohibition des apports en industrie dans les sociétés par actions.

Toutefois, ce principe connaît aujourd’hui plusieurs exceptions.

D’abord, les apports en industrie sont désormais autorisés dans les sociétés par actions simplifiées (SAS) depuis loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie.

Ensuite, les apports en industrie sont également possibles dans les sociétés en commandite simple (SCS) et les sociétés en commandite par actions (SCA) pour les associés commandités.

En dehors des sociétés par actions, les apports en industrie sont autorisés dans toutes les formes sociales, et notamment dans les sociétés de personnes (sociétés en nom collectif (SNC), sociétés civiles, sociétés en participation (SEP), etc…).

En particulier, la loi NRE du 15 mai 2001 a rendu possible l’apport en industrie pour tous les associés de SARL (article L. 223-7 du Code de commerce). Auparavant, il n’était possible que pour les époux.

 

L’apport en industrie : caractéristiques

Comme expliqué précedemment, la contrepartie de l’apport en industrie réside dans l’attribution d’actions ou de parts en industrie qui ne concourent pas à la formation du capital social.

Ces actions ou parts en industrie ouvrent tout de même droit au partage des bénéfices et de l’actif net, à charge de contribuer aux pertes (article 1843-2 du Code civil). Par ailleurs, l’apporteur en industrie bénéficie également des droits politiques (droit de participer aux décisions collectives, droit de vote).

C’est dire que l’apporteur en industrie est un véritable associé, au même titre que les autres. La première chambre civile de la Cour de cassation l’a fermement rappelé dans un arrêt du 30 mars 2004 (Cass. Civ. 1ère, 30 mars 2004, n° 01-15575) en restituant sa qualité d’associé à l’apporteur en industrie d’une société civile alors même que les juges du fond de la Cour d’appel de Paris avaient considéré que ledit apporteur en industrie ne pouvait être considéré comme un associé.

Autre point : si les statuts ne le précisent pas, les parts ou actions attribuées à l’apporteur en industrie sont égales à celles de l’associé qui a le moins apporté en numéraire ou en nature (article 1844-1 du Code civil).

En outre, les parts ou actions en industrie sont inaliéables/incessibles. Ce caractère incessible des parts ou actions en industrie s’explique par le fait que l’apport en industrie est empreint d’un fort intuitus personae. Ainsi, l’apporteur en industrie ne peut pas céder ses titres ; les actions ou parts en industrie s’éteignent par le décès de l’apporteur et ne peuvent être transmises à ses héritiers.

Et ce n’est pas tout ! L’apporteur en industrie doit compte à la société de tous les gains qu’il réalise par l’activité faisant l’objet de son apport (art. 1843-3 du Code civil). Cela implique que l’apporteur en industrie s’engage à ne pas effectuer d’acte de concurrence à l’encontre de la société au titre de l’industrie apportée. S’il le faisait, il devrait alors reverser ses gains à la société.

Reprenons l’exemple précité de l’application web. Admettons que l’application que vous développez soit une application de rencontres entre juristes (super idée n’est-ce pas ?). Les développeurs web s’engagent, par leur apport en industrie, à développer cette application pour votre société. Ils ne peuvent alors pas développer une application similaire pour leur compte ou pour le compte d’une autre société que la vôtre. S’ils le faisaient, vous auriez alors droit aux gains réalisés par les développeurs grâce à cette application.

 

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Comment apprendre ses cours plus rapidement ?

apprendre ses cours

Le manque de temps est l’un des principaux problèmes de l’étudiant en droit.

Vous avez en effet chaque semaine des TDs à préparer, ce qui prend un temps considérable. Vos chargés de TD semblent prendre un malin plaisir à vous demander de préparer ces trois cas pratiques et ces sept dissertations juridiques pour la semaine prochaine, mais vous, ça ne vous arrange pas vraiment…

Car vous devez en plus aller en amphi, et apprendre vos cours des six (sept ? huit ?) matières du semestre afin de réussir vos partiels qui arrivent toujours plus vite que prévu.

C’est pourquoi la majorité des étudiants en droit se retrouvent à deux semaines des partiels à découvrir pour la première fois la plupart des matières de leur semestre.

Ce qui est généralement annonciateur de deux semaines EXTRÊMEMENT pénibles et de résultats aux partiels pour le moins incertains.

Le but de cet article est de vous donner les clés qui m’ont aidé à apprendre mes cours rapidement et efficacement pendant mes études de droit.

Ces conseils n’ont peut-être pas vocation à marcher pour tout le monde, mais ils ont en tout cas marché pour moi, et peuvent sans aucun doute aider un certain nombre d’étudiants.

On commence sans plus attendre avec le premier conseil !

 

Conseil n°1 : Apprendre ses cours en les revoyant le soir-même

Je sais ce qu’un certain nombre d’entre vous commence déjà à se dire. Je vous entends marmonner :

Déjà qu’aller en cours, c’est pas forcément évident… Alors revoir ses cours juste après ??? Il veut qu’on ait plus de vie ou quoi ???

D’abord, Mesdames et Messieurs, vous devez comprendre qu’être étudiant en droit, ce n’est pas juste faire des blagues de juriste ou alors expliquer dans les dîners mondains pourquoi les lancers de nains sont interdits.

Être étudiant en droit, c’est aussi faire des sacrifices !

Attention, pas besoin de passer sa vie à la bibliothèque pour réussir ses années ! J’en suis d’ailleurs un bon exemple.

Mais il faut tout de même un minimum de travail, eh oui !

Ensuite, je ne vous conseille évidemment pas de reprendre vos cours le soir-même par sadisme ou parce que je veux vous veux du mal…

Au contraire, si je vous donne ce conseil, c’est bien sûr car il va vous faire gagner du temps sur le long terme.

Car si vous reprenez vos cours (afin, notamment, de les remettre en forme) juste après y avoir assisté, alors tout sera frais dans votre tête, et vous ne perdrez pas de temps à vous replonger dans vos cours après un laps de temps sans y avoir jeté un oeil.

Vous serez plus à même de réorganiser votre cours en ayant bien en tête les explications du prof.

De plus, vous commencez déjà le processus de mémorisation car après avoir activé la mémoire auditive en assistant au cours, vous activez immédiatement après votre mémoire visuelle.

Prenez une demi-heure à une heure le soir pour revoir vos cours de la journée. Cela vous permettra de commencer à imprimer les cours dans votre cerveau.

Attention, ce conseil ne marche que si vous avez pris des notes de manière efficace. Pour cela, je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment prendre des notes en cours de droit.

 

Conseil n°2 : Apprendre ses cours juste avant de se coucher

De nombreuses études montrent qu’apprendre de nouvelles informations juste avant d’aller dormir permet de mieux les mémoriser.

Pour avoir essayé, j’ai effectivement pu remarquer que j’avais tendance à mieux me souvenir de mes cours en les ayant revus juste avant de dormir.

Vous pouvez vous aussi appliquer cela pour vos études de droit.

Encore faut-il utiliser ce laps de temps pré-dodo à bon escient. Il ne s’agit pas de surcharger votre cerveau d’une masse d’informations considérable à ce moment-là.

Il s’agit au contraire de revoir à ce moment-là les informations essentielles de vos cours, ce qu’il y’a de plus important !

C’est pourquoi lorsque j’étais étudiant en droit j’utilisais ce temps pour revoir mes fiches de révisions. Ainsi je m’assurais de bien maîtriser l’essentiel de mes différents cours.

Si vous n’avez pas de fiches de révisions, et si vous ne souhaitez pas vous procurer celles qui sont disponibles sur le site, vous pouvez toujours, avant d’aller dormir, relire le plan de vos cours (très important de connaître parfaitement la structure du cours !), ou encore un passage de votre cours particulièrement difficile à retenir, des informations particulèrement difficilies à mémoriser (des dates par exemple).

Et cerise sur le gâteau pour les insomniaques, certaines matières peuvent même aider à l’endormissement (coucou le droit administratif !).

Vous voyez bien qu’il n’y a que des avantages à apprendre ses cours le soir 😉

 

Conseil n°3 : Apprendre ses cours avec la méthode des couches

J’ai déjà parlé de cette méthode miracle dans mon article dans lequel j’explique comment bien réviser ses partiels de droit.

Mais je souhaitais en remettre une couche (attention jeu de mot !) dans cet article car il s’agit véritablement d’une méthode d’apprentissage qui a tout changé dans mes études de droit.

Pour ceux qui n’en ont encore jamais entendu parler, la méthode des couches consiste à décortiquer votre cours couche par couche en fonction du degré d’importance des informations.

Généralement, un cours peut être divisé en trois couches :

  • la première couche : il s’agit des titres et des sous-titres de votre cours
  • la deuxième couche : elle comprend les définitions, les grands principes, les articles de loi importants et les arrêts qu’il faut impérativement connaître
  • la troisième couche : elle correspond aux éléments qui ne sont pas absolument indispensables pour comprendre le cours mais qui apportent un éclairage bienvenu (exemples, débats doctrinaux, etc…)

Une fois les différentes couches identifiées, utilisez un code couleur pour bien distinguer chaque couche.

Il s’agit ensuite de lire votre cours en 3 étapes :

  • Première étape : lecture de la première couche uniquement
  • Deuxième étape : lecture de la première et de la deuxième couche
  • Troisième étape : lecture des 3 couches

A première vue, vous pouvez penser que cela va vous prendre trop de temps et que c’est contre-productif. Mais en réalité, apprendre vos cours de cette manière va grandement vous aider à comprendre la structure du cours, et donc à mieux le retenir. Vous assimilerez beaucoup mieux les informations puisqu’elles seront classées dans votre esprit selon les subdivisions de votre cours.

Mieux vaut lire 2 fois son cours avec la méthode des couches plutôt que de le lire 5 fois de manière linéaire sans même en comprendre la logique !

N’hésitez pas à utiliser cette méthode avec des fiches de révisions ! C’est généralement très efficace pour bien comprendre et retenir un cours 🙂

 

Conseil n°4 : Apprendre ses cours en les lisant à intervalles réguliers

Il s’agit de l’un des secrets pour apprendre ses cours : les revoir à intervalles réguliers. C’est la théorie des répétitions espacées.

Selon la théorie des répétitions espacées, pour mémoriser des informations sur le long terme, il est optimal de les revoir au moment où la mémoire se prépare à les oublier.

Un petit graphique pour vous aider à comprendre l’idée :

 

Courbe de l'oubli

A mesure que le temps passe, le cerveau oublie de plus en plus d’informations. Si on n’effectue pas de révision régulière, il aura tout oublié au bout de quelques jours / semaines.

Mais si l’on effectue des révisions régulières au moment où le cerveau est sur le point d’oublier, ce dernier mettra de plus en plus de temps à oublier les informations. Au bout d’un certain nombre de répétitions, ces informations finiront par s’ancrer dans le cerveau.

Très intéressant n’est-ce pas ? Mais comment appliquer cela dans le cadre de vos études de droit ?

En travaillant régulièrement d’abord, mais surtout en planifiant intelligemment vos révisions !

Pendant mes premières années de droit, mes périodes de révisions (disons les 2 dernières semaines avant les partiels) étaient organisées comme suit : je révisais chaque matière d’un coup, en une seule fois, en passant un ou deux jours dessus. Je lisais mon cours (ou mes fiches de révisions) encore et encore, jusqu’à passer à la matière suivante. Par exemple, je révisais le droit des obligations le lundi et le mardi, puis le droit administratif le mercredi et le jeudi, etc…

Premièrement, cette méthode n’était pas très ludique. Deuxièmement, mes résultats étaient corrects, sans être exceptionnels.

Par la suite, j’ai changé ma méthode de révisions. Plutôt que de voir chaque matière une seule et unique fois, je divisais mes journées en plages horaires d’une à deux heures pendant lesquelles je révisais chaque matière. Par exemple, je lisais mes fiches en droit des obligations de 10 heures à midi, puis mes fiches en droit administratif de 14 heures à 16 heures, etc…

Ainsi, je revoyais chaque matière tous les deux jours (voire tous les jours), et ce pendant plusieurs semaines ! Les informations s’ancraient beaucoup mieux dans mon esprit.

Et mes résultats se sont considérablement améliorés 🙂

Je ne peux que vous encourager à réviser de cette manière. C’est une excellente technique pour apprendre ses cours !

 

Conseil n°5 : Apprendre ses cours en se fixant une limite de temps

Petite astuce de cow-boy pour apprendre ses cours rapidement : se fixer une limite de temps !

Qu’est-ce que j’entends par là ? Eh bien il s’agit tout simplement de noter l’heure à laquelle vous commencez à travailler, et de vous fixer comme objectif d’avoir revu telles ou telles parties du cours (ou telles ou telles fiches de révisions) avant une certaine heure.

Admettons par exemple que vous commenciez à travailler à 17h30. Il faut alors vous dire qu’à 19 heures vous devez avoir revu tel nombre de pages, ou telle ou telle partie.

L’être humain s’adapte toujours aux contraintes de temps. C’est pour cela qu’en examen vous parvenez à faire un commentaire d’arrêt en seulement 3 heures.

Il s’agit d’une technique très efficace pour ne pas lever le nez et vous forcer à apprendre vos cours rapidement !

Bien sûr, votre objectif doit être adapté à la plage horaire que vous lui affectez. Inutile de prévoir de lire 150 pages en 30 minutes ! Cela ne marchera pas !

Il doit s’agir d’un objectif qui vous motive à être efficace, et qui soit dans le même temps réalisable.

Avec le temps, vous apprendrez à connaître vos capacités, et votre vitesse d’apprentissage. Vous arriverez même probablement à vous améliorer à ce niveau-là, et adapterez vos objectifs de travail en conséquence !

 

Conclusion

J’espère de tout coeur que ces conseils vous aideront à apprendre vos cours plus rapidement et plus efficacement.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager !

 

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 


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Mauvaises notes en droit : Comment rebondir ?

mauvaises notes

Dans la vie d’un étudiant en droit, les mauvaises notes, c’est un peu comme les cours de droit administratif le lundi matin à 8 heures !

On a beau essayer de les éviter au maximum, ils (elles) finissent toujours par nous rattraper ! (désolé les publicistes)

Ce que je veux dire par là, c’est que tout étudiant en droit doit un jour ou l’autre faire face à des mauvaises notes. C’est un peu une sorte de passage obligé.

Vous lisez peut-être ces lignes alors que vous venez de rater votre premier semestre, ou vos galops d’essai. Vous avez l’impression que c’est la fin du monde, que vous n’êtes bon(ne) à rien, que vous n’y arriverez jamais.

Rassurez-vous, ce type de réactions est tout à fait normal. Toutefois, vous ne pouvez pas rester dans cette attitude pendant le reste de l’année. Vous devez au contraire apprendre à gérer ces mauvaises notes, afin de mieux vous relever de cet échec ! Un peu comme le phénix qui renaît de ses cendres ! Oui Mesdames et Messieurs !

 

phénix

 

Bon ok… J’avoue que je me suis un peu enflammé sur la métaphore du phénix !

Toujours est-il que dans cet article, je vais vous partager mes 5 meilleurs conseils pour rebondir suite à des mauvaises notes. C’est parti !

 

Conseil n°1 : Prendre du recul

La première chose à faire en cas de mauvaises notes, c’est de dédramatiser la situation !

Je sais que ça peut sembler difficile. Dans ce genre de moments, on a l’impression que plus rien d’autre ne compte.

Avoir des mauvaises notes, ça fait mal ! Et ça fait mal car ça touche notre ego, notre fierté (encore plus quand on a beaucoup travaillé)…

Pourtant, ce ne sont pas quelques mauvaises notes qui vont tout changer à votre vie. Votre vie n’est pas foutue, et vous n’allez pas avoir une vie pourrie simplement à cause de ces mauvaises notes.

En réalité, il y’a d’innombrables exemples d’étudiants qui ont eu, à un moment donné, des mauvaises notes, sans pour autant que ça ne les empêche de réaliser leurs projets par la suite.

Je me souviens de cet étudiant qui allait presque chaque année aux rattrapages et qui avait ensuite brillamment réussi l’examen du barreau, et est devenu avocat.

Je me souviens également de cet autre étudiant qui avait redoublé plusieurs fois. Ayant fait le choix de changer de voie, ce dernier avait par la suite intégré sur concours une des meilleures écoles de commerce de France !

De manière générale, vous devez comprendre que des mauvaises notes peuvent toujours être rattrapées. Et c’est encore plus le cas si vous n’êtes qu’en L1 ou L2 !

Vous avez peut-être pour ambition d’intégrer un prestigieux master. Dans ce cas, effectivement, votre dossier va compter.

Toutefois, je n’exagère pas tant que ça en vous disant que vos mauvaises notes sont en réalité presque une chance ! Je m’explique…

Beaucoup d’étudiants ont des notes moyennes pendant les premières années et voient ensuite leurs notes décoller en L3 ou M1. Cela donne au final de très jolis dossiers, avec une belle progression. Et de tels dossiers sont très appréciés, que ce soit pour la sélection en master, dans le cadre d’un concours ou d’un stage.

Mieux vaut progresser d’année en année plutôt que de régresser !

Alors ne vous inquiétez pas si vous avez des mauvaises notes au début de vos études de droit. Il s’agit au contraire d’une opportunité de faire mieux par la suite.

 

Conseil n°2 : Comprendre que VOUS êtes responsable

Prendre du recul, c’est bien. Mais il est également essentiel que vous compreniez que si vous avez eu des mauvaises notes, alors c’est qu’à un moment donné vous n’avez pas fait les choses comme il fallait.

C’est peut-être difficile à entendre, mais c’est la vérité. Vous êtes responsable de vos succès, comme de vos échecs.

Si Marie-Madeleine est major de promo, c’est probablement parce qu’elle travaille beaucoup et intelligemment !

 

Marie-Madeleine

Marie-Madeleine en pleine action !

 

Et inversement, si vous n’avez pas les résultats que vous espérez, c’est que vous avez mal fait les choses quelque part : mauvaise méthode de travail, difficultés avec la méthodologie, mauvaise gestion du stress et du temps pendant l’épreuve, ou tout simplement manque de travail (c’est, de loin, la raison la plus fréquente pour expliquer des mauvaises notes).

Trop d’étudiants en droit ont tendance à se reposer sur des facteurs extérieurs pour expliquer leurs mauvaises notes. Vous avez probablement déjà entendu des étudiants vous dire qu’il est impossible d’avoir la moyenne dans telle ou telle matière, ou alors que leur oral s’est mal passé car l’examinateur est un sadique, ou encore qu’ils n’ont vraiment pas de chance car le sujet qui est tombé au partiel correspond au seul chapitre sur lequel ils ont fait l’impasse…

Le problème de ce genre de raisonnement est que vous considérez inconsciemment que vous ne pouvez rien faire, que vous ne pouvez rien changer à votre situation, car de toute façon c’est comme ça.

Vous devez au contraire comprendre que votre réussite en droit ne dépend que de vous-même.

Oui, vous avez eu des mauvaises notes ! Mais la bonne nouvelle, c’est que vous avez probablement des leviers d’amélioration pour avoir de meilleures notes par la suite.

 

Conseil n°3 : Analyser ses copies

 

analyser

 

Une excellente chose à faire quand on a eu une mauvaise note est de s’attarder sur les remarques et corrections qui figurent sur la copie.

Trop d’étudiants se contentent de regarder leur note et passent ensuite à autre chose.

Au contraire, vous devez profiter de cette opportunité pour voir la où vous avez pêché, ce que vous avez mal fait. Peut-être vous rendrez vous alors compte, au-delà d’un éventuel manque de connaissances, que :

  • vous n’avez pas bien respecté la méthodologie du commentaire d’arrêt (par exemple)
  • votre syllogisme juridique n’était pas au point
  • vos titres n’étaient pas bien formulés
  • votre expression manquait de clarté
  • etc.

Il s’agit de comprendre les erreurs que vous avez faites, afin de ne plus les répéter la prochaine fois !

Par ailleurs, si vous n’arrivez vraiment pas à comprendre pourquoi vous avez eu des mauvaises notes, le mieux à faire est tout simplement d’aller demander des explications au correcteur. N’espérez pas trop gratter un ou deux points ! Vous pouvez toujours essayer, mais vous avez peu de chances d’obtenir gain de cause. Il s’agit plutôt d’obtenir des explications sur ce que vous avez mal fait, des conseils pour mieux faire la prochaine fois, et même davantage de détails sur la grille d’évaluation que le correcteur a utilisée pour vous mettre une note.

Vous pouvez ainsi, soit :

  • aller voir votre chargé de TD, s’il s’agit du correcteur
  • ou bien demander à consulter votre copie, s’il s’agit d’un partiel

Tout étudiant a le droit de consulter ses copies d’examen. L’administration doit permettre à l’étudiant qui le demande de consulter sa copie !

Mais comment faire ? Bien souvent, il vous faudra remplir un simple formulaire. Ça ne prend pas beaucoup de temps, et ça peut valoir le coup… Renseignez-vous toutefois sur la procédure à suivre dans votre université.

Je me souviens qu’au premier semestre de master 1, j’avais obtenu seulement 13/20 au partiel de droit fiscal.

J’étais très déçu de ma note. Je n’arrivais pas à comprendre comment j’avais pu avoir cette note.

Vous allez probablement me dire que 13/20 c’est une bonne note, et vous n’aurez pas tout à fait tort. Toutefois, j’avais abattu une quantité de travail assez énorme pour cette matière, et je pensais vraiment avoir cartonné ce cas pratique.

L’administration m’avait autorisé à consulter ma copie en présence de l’enseignant, et j’étais bien décidé à faire rehausser ma note ! Il devait bien y avoir une erreur…

Vous vous en doutez, il n’y avait aucune erreur. J’avais simplement obtenu la note que je méritais.

Mais j’ai profité de pouvoir consulter ma copie en présence du professeur pour obtenir des explications très précieuses sur ce que j’avais mal fait. Le prof m’avait ainsi expliqué ce qu’il attendait de voir dans les copies, les critères qu’il utilisait pour attribuer des points, et m’avait détaillé son barème de notation.

A la fin de cette entrevue, j’étais convaincu que je n’avais pas perdu mon temps, que tout cela me servirait à l’avenir.

Au final, j’ai eu 20 au partiel de droit fiscal au deuxième semestre.

 

Conseil n°4 : Revoir sa méthode de travail

 

étudiant qui travaille

 

Si vous n’avez pas obtenu les notes que vous espériez, c’est probablement que votre méthode de travail n’est pas la bonne, ou alors qu’elle ne vous est pas adaptée.

Bien entendu, je ne m’adresse pas ici à ceux qui n’ont juste pas ou pas assez travaillé… Dans votre cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Je m’adresse plutôt à ceux qui ont travaillé, voire même beaucoup travaillé, mais qui ont quand même eu de mauvais résultats.

Dans ce cas, n’hésitez pas à changer de méthode de travail ! Après tout, qu’est-ce que vous avez à perdre ? Si vos résultats ne sont pas à la hauteur, autant essayer autre chose !

Personnellement, je n’ai pas hésité à changer ma méthode de travail au cours de mes études de droit.

J’ai progressivement arrêté d’essayer d’approfondir mes connaissances dans des livres alors que je ne maîtrisais même pas l’essentiel.

J’ai commencé à faire régulièrement, tout au long du semestre, des fiches de révisions.

Je me suis mis à apprendre mes cours à l’aide de la méthode des couches successives.

En changeant ma méthode de travail, mes résultats se sont considérablement améliorés.

A ce propos, si vous voulez en savoir plus sur ma méthode de travail (et notamment sur la méthode des couches successives), je vous invite à consulter mon article dans lequel j’explique comment bien réviser ses partiels de droit.

Je ne suis pas en train de vous dire que ce qui a marché pour moi marchera forcément pour vous. Il s’agit, objectivement, de bons conseils, et je vous invite à les appliquer. Mais en réalité chacun a sa propre méthode. Et c’est à vous de trouver ce qui vous convient le mieux !

Alors n’hésitez pas à tester de nouvelles choses, jusqu’à trouver la bonne méthode 😉

 

Conseil n°5 : Se servir de l’échec comme d’une source de motivation

 

I can't do it

 

De manière générale, si vous avez du mal à rester motivé en fac de droit, je vous recommande la lecture de cet article : Comment se motiver pour réussir en droit ? 3 conseils !

Pour ce qui est de rebondir après avoir essuyé des mauvaises notes, vous pouvez en réalité adopter deux types d’attitudes :

  • soit vous vous morfondez et vous apitoyez sur votre sort, en vous persuadant que ça ne sert à rien de travailler car de toute façon vous n’y arriverez jamais.
  • soit au contraire vous vous servez de cet échec comme d’une source de motivation.

Personnellement, quand il m’arrivait d’avoir une mauvaise note, cela n’avait pas pour effet de m’enfoncer, de me mettre plus bas que terre.

Je ne ressentais pas de sentiment de honte ou de tristesse.

Je ressentais au contraire de la colère, presque de la rage. Lorsque j’avais beaucoup travaillé et que j’obtenais une note en deçà de mes espérances, cela me faisait bouillonner intérieurement.

Ma motivation pour réussir mes études de droit s’en trouvait alors décuplée. Je me mettais à travailler d’autant plus dur, et d’autant plus intelligemment.

Et les résultats suivaient, les mauvaises notes s’éloignaient…

C’est ce type d’attitude que vous devez adopter si vous voulez rebondir !

Vous devez voir ces échecs comme des opportunités de grandir et de vous améliorer.

Vous avez raté votre premier semestre ? Ça peut arriver, et effectivement c’est dommage. Mais pensez à combien vous serez fier de vous si vous réussissez à considérablement améliorer vos notes au second semestre, au sentiment de satisfaction et d’accomplissement que vous ressentirez si vous parvenez à valider votre année en déjouant tous les pronostics !

Visualisez vous en train de réussir après avoir échoué. Et passez ensuite à l’action pour y arriver.

 

Conclusion

J’espère sincèrement que ces conseils vous aideront à rebondir si vous avez eu des mauvaises notes.

N’hésitez pas à partager cet article si vous pensez qu’il peut aider certains de vos amis.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage pour la suite !

 

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 


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Comment réussir sa prise de notes en cours de droit ?

prise de notes

En droit, la grande majorité des cours a lieu en amphi.

Finis les cours au lycée en petit comité !

Vous voilà lâché dans le grand bain ! Des centaines d’étudiants autour de vous. Des bruits de doigts qui pianotent frénétiquement sur des claviers d’ordinateur. Parfois des bruits de conversations.

Et face à vous : un prof !

Un prof qui, selon les cas :

  • prend bien le temps d’expliquer les notions
  • mais parfois, déblatère son cours à une vitesse hallucinante
  • voire même, raconte sa vie dès qu’il en a l’occasion

Selon les cas, la prise de notes peut s’avérer plus ou moins difficile.

Tout étudiant en droit a déjà été confronté à la difficulté de prendre des notes en amphi.

Je vais vous partager dans cet article 3 conseils qui m’ont aidé à réussir mes prises de notes quand j’étais étudiant en droit.

 

Conseil n°1 : Ne pas tout noter !

Première chose : assister au cours, c’est déjà faire une partie du travail ! Mais à condition d’y assister de manière intelligente !

Bien sûr, si vous vous contentez de rester avachi au dernier rang en comptant les minutes, autant rester chez vous ! Aller en cours n’est utile que si vous utilisez ce temps pour écouter le prof et prendre des notes.

Mais pour autant, il est inutile de noter tout ce que dit le prof ! Il faut simplement noter ce qui sert à la compréhension des notions présentées.

La prise de notes ne doit pas absorber toute votre attention ; vous devez suivre le raisonnement du prof afin de sélectionner ce que vous devez noter. C’est ce que j’appelle l’écoute active.

En procédant de cette manière, vous commencez déjà à apprendre, et à comprendre le cours.

Pendant que la majorité des autres étudiants se contentent de faire les scribes pendant deux heures, et sortent de l’amphi la main engourdie et sans rien avoir appris, compris ou même retenu, vous sortez de l’amphi avec une première compréhension du cours et des notions en tête. Vous avez donc gagné du temps !

Vous avez profité des exemples et des explications données par le prof pour comprendre certains points importants, et vous avez noté l’essentiel, ce qui est réellement important. Cela vous assure d’avoir un cours de qualité qui ne part pas dans tous les sens, et qui soit un minimum synthétique.

Rien ne vous empêche par la suite de compléter votre cours avec, éventuellement, un manuel, si vous estimez que vous n’avez pas noté assez d’éléments pour tel ou tel point ou telle ou telle partie. Mais vous verrez que bien souvent, votre prise de notes aura été suffisante.

Attention ! Je ne vous dis pas de ne rien noter pendant les cours. Ne tombez pas dans l’excès ! Je vous dis simplement qu’il est préférable de ne pas TOUT noter, afin d’avoir un cours déjà prêt à être fiché ou même appris.

 

Conseil n°2 : Prendre ses cours à l’ordinateur

Sur ce sujet, il y’a en réalité un vrai débat. Certains sont des adeptes du bon vieux « papier – stylo », tandis que d’autres ne jurent que par leur MacBook Pro flambant neuf !

 

prise de notes : main ou ordinateur

 

Il est vrai que prendre ses cours à la main peut avoir des avantages. Vous ne risquez pas de vous retrouver en panne de batterie, et vous êtes moins tentés de faire défiler votre fil d’actualité Facebook plutôt que de noter le cours (quoique, tout le monde a un smartphone aujourd’hui…).

Cependant, vous comprendrez vite que votre prise de notes sera meilleure à l’aide d’un ordinateur.

D’abord, parce qu’il est toujours plus long d’écrire à la main plutôt qu’à l’ordinateur… Ecrire à l’ordinateur va vous permettre d’avoir plus de temps pour pratiquer l’écoute active, et donc de mieux comprendre le cours !

Ensuite, parce qu’il sera beaucoup plus facile de remettre en forme votre cours, d’ajouter ou de supprimer des éléments, afin d’avoir un support de qualité pour faire vos fiches de révisions ou réviser vos partiels.

Certes, un ordinateur représente un investissement. Mais il existe aujourd’hui des ordinateurs qui ne coûtent pas extrêmement cher et qui sont totalement adaptés à la prise de notes. Pas besoin du dernier gadget Apple à 2.000 euros !

 

Conseil n°3 : Couper Internet !

Ce conseil va bien évidemment de pair avec le précédent.

Internet est une formidable source d’informations. Mais Internet peut facilement nous distraire et nous happer.

Or si vous vous laissez attraper par Internet pendant un cours, vous aurez ensuite beaucoup de mal à reprendre le fil. En 5 minutes le prof sera déjà passé à autre chose !

Dans cette situation, il ne reste plus qu’à recopier ce que vous avez manqué en lorgnant sur l’écran ou la feuille de votre voisin. Mais entre-temps, le prof a de nouveau avancé…

Bref, votre prise de notes peut vite devenir du grand n’importe quoi.

C’est pourquoi je vous conseille de faire l’effort, pendant les cours, d’éteindre votre smartphone et de couper Internet sur votre ordinateur !

Oui je sais, c’est dur ! Oui, vous voulez savoir si vous avez des notifications Facebook ! Oui, vous attendez un texto de Samantha ! Oui, vous voulez voir si vous avez des likes sur votre dernière photo Instagram !

Mais c’est justement pour toutes ces raisons que vous DEVEZ couper Internet pendant les cours !

Si vous êtes constamment assailli de notifications en tout genre, vous ne pourrez tout simplement pas vous concentrer sur ce que dit le prof.

Faites le test, et vous verrez que votre prise de notes sera bien meilleure 😉

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde.

Mais j’espère en tout cas qu’ils vous aideront autant qu’ils m’ont aidé pendant mes années de droit !

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager vos techniques pour bien prendre des notes !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 


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Comment se motiver pour réussir en droit ? 3 conseils !

 

motivation

 

Aaaaahhhhh j’en ai vu un paquet, des étudiants en droit paumés qui donnaient l’impression de ne pas savoir pourquoi ils étaient là ! La mine déconfite, le regard perdu, ils comptaient les minutes qui les séparaient de la fin du cours en scrollant leur fil d’actualité Facebook. Quel était le point commun de tous ces étudiants à votre avis ? C’est très simple. Ces étudiants manquaient cruellement de motivation. Ils avaient du mal à se motiver pour réussir leurs études de droit.

La plupart ne savaient pas pourquoi ils faisaient des études de droit, et ne comprenaient pas bien ce que les études de droit allaient leur apporter dans la vie. Pas étonnant qu’ils ne trouvaient donc pas la motivation de bien réviser leurs partiels, ou encore de faire des fiches.

Une des clés pour réussir en droit est d’être motivé, et surtout de rester motivé sur le long terme. Parce que le droit, ce n’est pas un sprint. Oui Mesdames et Messieurs ! Le droit, c’est un marathon ! Il faut garder une motivation constante pendant plusieurs années pour réussir.

Dans cet article, je vais vous partager mes 3 meilleurs conseils pour se motiver en fac de droit.

 

Conseil n°1 : Se motiver en se fixant un objectif de long terme

C’est ce qui m’a probablement le plus aidé pour réussir mes études de droit. Je n’avais pas vraiment de mal à me motiver pour travailler car j’avais un but, une vision, un objectif. Je m’étais fixé d’atteindre cet objectif, et je savais que réussir mes études de droit était la condition pour y arriver.

Il s’agit en fait de déterminer pourquoi vous faites des études de droit. Dans quel but ?

Ce peut être tout et n’importe quoi. Il y’a autant de raisons valables de faire du droit qu’il y’a d’étudiants. Vous pouvez par exemple faire des études de droit car vous souhaitez :

  • exercer un métier qu’il n’est possible d’exercer qu’après avoir fait des études de droit (avocat, notaire, magistrat…)
  • rétablir la justice dans ce monde !
  • aider les autres à régler leurs problèmes juridiques
  • avoir des diplômes reconnus qui vous permettront d’avoir une bonne situation
  • rendre fiers vos proches

En réalité, peu importe votre motivation ! Ce qui compte, c’est que cette source de motivation vous anime au quotidien et vous pousse à tout mettre en oeuvre pour réussir.

Une fois que vous avez trouvé votre source de motivation, vous pourrez alors donner un sens à vos études de droit. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver à aller en cours et à travailler, car vous saurez que vous ne pourrez devenir la personne que vous voulez être, que vous ne pourrez vivre la vie que vous voulez vivre, que si vous réussissez d’abord vos études de droit !

Personnellement, je m’étais fixé l’objectif de devenir avocat. En droit des affaires, plus précisément ! Dans un grand cabinet d’avocats international !

Oui, ça fait un peu cliché, je vous l’accorde…

 

Harvey Specter

 

Je voulais travailler sur des opérations complexes impliquant plusieurs pays. Pour de gros montants. Avec des gens brillants ! Et bien gagner ma vie, accessoirement…

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai atteint cet objectif. Je suis actuellement élève-avocat, en stage final dans un grand cabinet d’avocats anglo-saxon à Paris. Je travaille dans les fusions-acquisitions.

Cet objectif de vie que je m’étais fixé m’a porté durant toutes mes études de droit. Je savais ce que je faisais, je savais où j’allais. Chaque cours, chaque heure passée à réviser, chaque examen réussi, me rapprochait un peu plus de mon objectif.

Alors vous aussi, fixez-vous un objectif ! Trouvez une source de motivation, donnez du sens à vos études de droit ! Et vous ne verrez plus les études de la même façon 😉

 

Conseil n°2 : Se motiver en faisant des stages

C’est absolument essentiel !

Certains d’entre vous me diront peut-être qu’ils préfèrent passer leur été sur la plage plutôt qu’en stage. Ils n’auraient pas tout à fait tort…

Mais ce serait une erreur de voir les stages comme quelque chose d’ennuyeux et sans intérêt !

En réalité, les stages sont un très bon moyen de comprendre à quoi servent vos études de droit, de comprendre pourquoi vous faites tout ça.

En stage, vous allez pouvoir appliquer les connaissances que vous avez apprises à la fac, et comprendre qu’elles peuvent servir dans la vie réelle !

Parfois, on a un peu l’impression que l’université est un monde à part, un peu déconnecté du monde réel. Faire des stages permet de remettre ses études en perspective, de prendre conscience qu’on a développé des connaissances et des compétences qui peuvent être utiles en dehors des murs de l’université !

Au-delà de ça, faire des stages est un bon moyen de rester motivé dans ses études de droit. Les stages permettent d’affiner son projet professionnel, d’avoir une vision plus claire de ce que l’on veut faire après l’université.

Vous allez peut-être, en stage, rencontrer des gens qui vont vous inspirer, pour lesquels vous allez avoir de l’estime, voire de l’admiration… Vous aurez envie de leur ressembler, de vous rapprocher de la vie qu’ils mènent. Ces personnes vous serviront de modèles et seront une source de motivation supplémentaire pour réussir vos études de droit.

Si vous souhaitez que je partage avec vous mes expériences en rapport avec les stages, n’hésitez pas à le dire en commentaire 🙂

Après huit stages (oui ! je suis actuellement dans mon huitième stage, rien que ça… on m’appelle Super Stagiaire dans le milieu !), j’ai pas mal de choses à dire 😉 Comment trouver un stage ? Comment le réussir ? Bref, dites moi en commentaire si vous voulez que je vous en parle.

 

Super Stagiaire

 

Conseil n°3 : Se motiver en se disant que l’on apprend des choses chaque jour

Le droit, c’est l’ensemble des règles qui organisent la vie en société.

Bon d’accord, ça vous le saviez probablement déjà…

Mais ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’étudier le droit, cela revient à en apprendre toujours plus sur les règles du monde dans lequel on vit.

Si le monde est un jeu, alors le droit correspond aux règles du jeu !

Personnellement, c’est quelque chose qui m’a beaucoup aidé à me motiver dans mes études de droit. J’avais la sensation d’apprendre des choses intéressantes chaque jour. Mieux : j’avais le sentiment que je comprenais de mieux en mieux le monde qui m’entourait.

En étant étudiant en droit, vous apprenez en effet les différentes règles gouvernant les contrats, comment créer une société, quelles sont les sanctions de telle ou telle infraction pénale, les conditions du mariage, etc… Et plus généralement quels sont vos droits et comment vous défendre !

Rien que ça !

Au final, vous accumulez une masse de connaissances considérable. Vous pouvez éventuellement vous servir de ces connaissances pour briller aux réunions de famille ou dans les dîners mondains. Mais ce sont avant tout des connaissances et des compétences qui vous serviront toute votre vie !

Vos connaissances juridiques, et les méthodes et réflexes de juriste que vous développez à la fac, vous seront utiles dans de nombreuses circonstances, même si vous ne faites plus de droit par la suite. Personnellement, j’ai un ami qui a étudié le droit et qui est aujourd’hui entrepreneur. Je peux vous dire que ses connaissances juridiques lui sont aujourd’hui très utiles dans sa vie d’entrepreneur, et lui ont notamment énormément servi pour créer sa société.

C’est quelque chose qui doit vous motiver à aller en cours et à travailler pour réussir votre droit. Ce que vous faites est utile et vous servira ! Soyez-en certain.

 

Conclusion

J’espère que ces conseils vous apporteront de la motivation, et vous serviront autant qu’il m’ont servi !

Vous pouvez laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour vous motiver en fac de droit.

N’oubliez pas que ceux qui y arrivent ne sont pas les plus intelligents. Ceux qui y arrivent sont les plus déterminés !

Travaillez dur, et surtout n’abandonnez jamais !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime


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Comment réussir ses oraux en droit ? 7 conseils !

 

oraux

 

On présente souvent les matières à TD comme les matières les plus importantes en fac de droit. Il est vrai que ce sont des matières qui ont généralement un coefficient plus élevé que les matières qui donnent lieu à des oraux, et qui nécessitent plus de travail et d’approfondissement.

C’est justement pour cette raison qu’il faut à tout prix éviter de négliger les oraux ! Certes ces matières comportent un coefficient plus faible. Mais il est généralement très « rentable » de les travailler (en terme de temps passé). En effet, les oraux ne sont au final ni plus ni moins que des questions de cours, et il est réellement possible d’obtenir d’excellentes notes à ce type d’examen, beaucoup plus qu’à un commentaire d’arrêt ou à une dissertation juridique…

Pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai obtenu des mentions en licence et en master en grande partie grâce aux examens oraux, sur lesquels j’avais concentré beaucoup d’efforts. J’ai ainsi obtenu à plusieurs reprises des notes supérieures à 16 (dont un 18) à ce type d’examen. En revanche, avoir plus de 16 à un commentaire d’arrêt, cela ne m’est jamais arrivé (et peu de gens y arrivent !).

Comprenez bien que vous pouvez très bien vous en sortir pour les oraux simplement en apprenant votre cours et en le recrachant, ce qui est beaucoup moins vrai pour les matières à TD… N’hésitez donc pas à mettre le paquet sur ces matières !

De plus, selon les universités, les examens oraux représentent entre 2 et 4 matières par semestre. Les oraux peuvent donc tout à fait être déterminants dans l’obtention de votre année (ou d’une mention !), et nécessitent donc que vous y accordiez une attention toute particulière.

Au fur et à mesure de mes années de droit, j’ai de mieux en mieux cerné ce type d’examen, ses codes et les attentes des examinateurs. Dans cet article, je vais vous partager mes meilleurs conseils pour cartonner aux examens oraux 😉 C’est parti !

Nota Bene : Bien évidemment, les conseils qui vont suivre ne vous serviront que si vous avez un minimum révisé avant les examens ! Pour cela, vous pouvez lire mon article sur comment bien réviser ses partiels de droit.

 

Conseil n°1 : Revoir le plan du cours juste avant l’examen

Je sais que ce conseil ne va probablement pas faire l’unanimité ! Beaucoup de gens sont opposés au fait de réviser juste avant les examens. Certains considèrent que cela accentue leur stress, et, à vrai dire, si vous êtes de nature très anxieuse ou stressée, ce n’est peut-être pas une bonne idée pour vous d’appliquer ce conseil.

Toutefois, je ne vous conseille pas ici de relire votre cours avant l’examen. Je vous conseille au contraire de relire le plan de votre cours, ce qui fait une très grosse différence ! Oui mesdames et messieurs la nuance est énorme 😉 Car si vous relisez votre cours, vous risquez effectivement de vous perdre dans des développements que vous ne maîtrisez pas tous sur le bout des doigts. Mais relire simplement le plan du cours est au contraire extrêmement utile ! En effet, bien souvent les sujets donnés aux oraux correspondent à des extraits de votre cours. Ainsi, si vous tirez un sujet dont l’intitulé correspond au premier paragraphe de la deuxième section du troisième chapitre de votre cours, alors mettez-vous bien en tête que votre examinateur (généralement votre prof) attend de vous que vous repreniez bien tous les éléments importants qui sont développés dans ledit paragraphe. Cela signifie que votre exposé doit être structuré de la même façon que le paragraphe dans votre cours, et reprendre les mêmes subdivisions que votre cours sous forme de A), B), 1), 2), etc… En cela, relire le plan du cours juste avant l’examen va vous aider à bien avoir en tête les différentes subdivisions du cours, et donc à structurer votre exposé de la bonne façon. En ayant bien en tête le plan du cours, vous vous assurez déjà de ne rien oublier de très important pendant l’examen !

 

Conseil n°2 : Faire un exposé structuré

Parfois, le sujet que vous tirez pour votre examen oral n’est pas aussi évident, et vous ne pourrez alors pas vous en sortir en récitant simplement la partie du cours correspondante. Le sujet sera par exemple posé sous forme de question et il vous faudra alors utiliser vos connaissances pour répondre à la question.

Dans tous les cas, il est très important de structurer votre exposé ! Un peu comme ce que vous faites pour les examens écrits. Ainsi, commencez par une introduction dans laquelle vous partez du général pour aller vers le particulier : situez le sujet dans son contexte, définissez les termes et reformulez la question pour bien montrer que vous avez compris la problématique posée par le sujet. Annoncez ensuite votre plan, généralement en deux parties. Oui, je vous ai dit qu’on faisait comme à l’écrit ! 😉

Une des principales erreurs que font les étudiants est de simplement répondre au sujet en récitant leurs connaissances sans aucune structure, sans faire de plan et donc sans avoir une démonstration logique. Mais vous êtes des juristes ! A l’oral aussi on attend de vous que vous fassiez preuve de méthodologie et de clarté ! Je vous conseille donc d’être le plus clair possible au moment de l’annonce de votre plan, puis ensuite de vos sous-parties. Utilisez des phrases comme :

Dans cet exposé, nous verrons dans un premier temps [titre de votre première partie]… Dans un second temps, il sera question de [titre de votre deuxième partie].

Il s’agit au final d’aider l’examinateur, de lui faciliter la tâche pour qu’il comprenne simplement et rapidement où vous voulez en venir dans cet exposé. Vous pouvez aussi, comme à l’écrit, utiliser une phrase de transition entre vos parties. Un bon moyen de bien faire ressortir vos différentes parties est également de marquer des petits temps de pause entre les parties. Par exemple, vous avez dit tout ce que vous aviez à dire sur la première sous-partie de votre deuxième partie et vous souhaitez maintenant attaquer la deuxième sous-partie. Une bonne chose est alors de marquer un temps d’arrêt de quelques secondes, puis de reprendre de la façon suivante :

S’agissant maintenant de [titre de votre deuxième sous-partie]…

Facilitez la vie du correcteur, et il vous le rendra au moment de la notation 😉

 

Conseil n°3 : Ne pas tout écrire au brouillon

Première chose : cela dépend des universités, mais vous disposez généralement d’un temps de préparation très court, de l’ordre d’une dizaine de minutes !

Mettez-vous donc bien en tête que vous n’avez pas le temps de recopier votre cours au brouillon dans ce laps de temps !

Deuxième chose : si vous écrivez trop de choses au brouillon, vous aurez alors tendance à lire vos notes au moment de l’examen, et ce n’est pas du tout ce que l’on attend de vous !

Vous devez au contraire regarder votre examinateur, essayer d’expliquer, de démontrer, plutôt que de simplement réciter. La forme est très importante pour les oraux (mais on reviendra sur ce point plus tard !).

Une bonne partie de votre prestation se joue au moment où vous préparez votre brouillon. Il s’agit donc de préparer un “brouillon intelligent” qui vous servira de support pendant votre exposé, mais sur lequel vous ne devez pas entièrement vous reposer.

Alors plutôt que d’écrire des phrases complètes, écrivez simplement des mots-clés ! Utilisez également des “bullet points”, des flèches ! Par exemple :


Conditions du dol :

  • élément subjectif ou intentionnel : volonté de tromper autre partie
  • élément objectif ou matériel : manoeuvres, mensonges ou silence (réticence dolosive)
    • ex : vendeur dissimule importants défauts
  • dol doit provoquer erreur déterminante du consentement de la victime : sans cette erreur → victime n’aurait pas contracté

D’une certaine manière, vous serez alors contraint de reformuler vos idées au moment de votre exposé, ce qui vous aidera à ne pas réciter et à rendre votre exposé plus “vivant” pour votre examinateur !

 

Conseil n°4 : Ne pas trop montrer son stress

Stresser, c’est normal !

C’est peut-être le plus gros problème auxquels les étudiants font face au moment des oraux. Les oraux sont particulièrement stressants parce que vous êtes évalué, “jugé” en direct par un professeur, et ce pendant de longues minutes.

Vous devez d’abord bien comprendre qu’il est normal d’être stressé pour un oral. Le fait d’être stressé est simplement un indicateur du fait que vous comprenez les enjeux… Que certes vous ne jouez pas votre vie à ce moment-là, mais que vous avez conscience qu’il s’agit quand même de quelque chose d’important que vous aimeriez réussir.

Certains vous conseilleront d’évacuer votre stress, de vous libérer de votre stress, en prenant une grande inspiration et en respirant très lentement… Oui c’est bien gentil… Mais c’est en réalité impossible ! Je préfère être très clair avec vous : VOUS NE PARVIENDREZ PAS A VOUS DEBARASSER DE VOTRE STRESS ! Le stress fait et fera partie de votre vie ! Oui, même après la fac, une fois dans le monde professionnel, vous devrez encore faire face à des situations de stress ! Je peux vous le confirmer 😉

Ce qui importe au final, c’est de ne pas trop montrer son stress à l’examinateur ! Vous devez bien avoir en tête que le prof qui va vous écouter parler pendant 10 minutes a tout sauf envie de passer un mauvais moment et de ressentir votre stress. Si l’examinateur vous sent hyper stressé, soyez sûr qu’il sera alors moins focalisé sur le fond de ce que vous dites que sur ce que vous laissez transparaître, ce qui vous coûtera de précieux points. Mais pas de panique ! Il existe quelques techniques simples pour ne pas communiquer son stress !

 

stress oral

 

Comment ne pas communiquer son stress ?

D’abord, posez vos mains à plat sur le bureau ! Cela vous évitera de les tripoter et de les tordre dans tous les sens !

Posez également vos pieds à plat sur le sol ! Toujours afin d’éviter de croiser, décroiser, re-croiser les jambes, ce qui est un signe de stress !

SOURIEZ ! Soyez aimable et poli ! Une personne agréable a toujours l’air moins stressée qu’une personne qui tire une tête d’enterrement. Et souvenez-vous que le prof souhaite simplement passer un bon moment après avoir vu défiler des dizaines d’autres étudiants. Alors dites bonjour, ayez l’air enjoué et sympathique 😉

Egalement, un très bon moyen de ne pas paraître stressé est tout simplement de le reconnaître devant l’examinateur. Je l’ai souvent fait pendant mes oraux, et j’ai toujours trouvé que cela m’enlevait de la pression. Je m’explique.

Souvent, au moment où vous vous présenterez devant l’examinateur, ce dernier vous demandera alors comment vous allez. Il suffit alors de lui répondre, toujours en étant très souriant :

Très bien, merci ! Un petit peu stressé mais ça va !.

A ce moment-là le prof vous répondra très certainement que c’est tout à fait normal, qu’il ne faut pas vous inquiéter, etc… De cette manière, le prof aura tendance à tenir compte du stress pour vous évaluer, et sera dans une optique de compréhension de votre situation. Faites-le test, vous verrez que vous serez plus détendu après avoir avoué vos faiblesses 😉

Ne pas se laisser déstabiliser par l’examinateur

Enfin, il arrive parfois que l’examinateur soit d’humeur taquine et décide de jouer un petit avec vous, de vous tester… Vous avez peut-être déjà fait face à un examinateur qui préférait regarder par la fenêtre ou tripoter son téléphone plutôt que de vous écouter. Dans ce genre de cas, il n’y a en réalité qu’une chose à faire !

[…]

RIEN ! Oui Mesdames et Messieurs, absolument rien ! Il ne faut rien changer à ce que vous faites, à votre attitude, et au contraire continuer votre exposé comme si de rien n’était. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans 95% des cas, l’examinateur ne fait que vous tester et cherche à évaluer votre capacité à résister à la pression dans une telle situation.

Je me souviens parfaitement d’un oral où l’examinateur avait adopté ce type d’attitude. Pourtant, j’avais le sentiment de plutôt bien maîtriser le sujet. Pourquoi diable persistait-il à faire comme si je n’étais pas là ?

J’ai eu la sensation qu’il ne s’agissait probablement que d’une manière de me tester. Et j’ai donc continué mon exposé comme si de rien n’était.

Au final, j’ai eu 18/20.

Alors ne cédez pas à la panique si vous faites face à ce genre de situation ! Bien souvent, ça ne veut rien dire 😉

 

Conseil n°5 : Montrer de l’intérêt pour le sujet

C’est un conseil qui peut vous faire gagner quelques points. Encore une fois, souvenez-vous que vous avez en face de vous un prof qui (sauf exception) est passionné par sa matière. Ce qu’il veut, c’est avoir en face de lui un étudiant qui fasse l’effort de s’y intéresser, même s’il ne connaît pas tout le cours sur le bout des doigts ! Si vous avez l’air impassible, blasé, et que vous donnez l’impression de ne pas savoir pourquoi vous êtes là, alors le prof risque de se faire une piètre opinion de vous !

Vous devez au contraire faire preuve d’énergie, de dynamisme. Vous devez avoir l’air enthousiaste, voire même passionné. Attention, il ne s’agit pas non plus d’en faire des caisses ! Mais le prof ne pourra qu’apprécier que vous vous intéressiez à ce qui l’intéresse lui-même.

Une bonne manière de montrer de l’intérêt pour le sujet est d’essayer d’expliquer ce que vous dites plutôt que de simplement réciter.

Vous devez à tout prix éviter de parler de manière monotone, sans mettre le ton, en lisant simplement votre brouillon. Essayez plutôt d’expliquer les notions au prof ! Levez le nez de votre brouillon et reformulez les éléments avec vos propres mots (en gardant bien évidemment un langage juridique !). Essayez de faire comme si le prof n’était pas un juriste, comme s’il n’était pas un spécialiste de la matière !

Si l’on reprend l’exemple des conditions du dol, vous pouvez, après avoir exposé les différentes conditions, donner des exemples de dol en expliquant bien en quoi les conditions du dol sont remplies. Regardez alors le prof dans les yeux et expliquez lui que :

Par exemple, il y’aura dol dans le cas d’un vendeur qui dissimulerait d’importants défauts inhérents à la chose vendue, et ce en connaissance de cause.

En effet, il y’aurait alors bien une volonté de tromper son cocontractant de la part du vendeur, ce qui correspond à l’élément intentionnel du dol.

L’élément matériel du dol serait également présent puisqu’il y’aurait en l’espèce réticence dolosive : le vendeur évite de parler des défauts de la chose à l’acheteur alors qu’il en a connaissance.

Enfin, comme il s’agit en l’espèce de défauts importants inhérents à la chose, on peut estimer que l’acheteur n’aurait pas contracté en ayant eu connaissance de ces défauts. L’erreur causée par le dol a donc bien été déterminante de son consentement au contrat.

Cet exemple du vendeur qui dissimulerait d’importants défauts remplit donc bien toutes les conditions pour qu’il y’ait dol.

Soyez sûr qu’à ce moment-là le prof se dira que vous avez bien compris le cours et en tiendra compte dans sa notation 😉

 

Conseil n°6 : Avoir une élocution irréprochable

C’est très important ! Trop souvent, les étudiants ne s’expriment pas suffisamment clairement. Le prof doit alors faire l’effort de tendre l’oreille, ne comprend parfois pas plus d’un mot sur deux, et cela est très agaçant pour lui.

Vous devez donc parler le plus clairement possible afin d’aider le prof à comprendre votre exposé. Pour cela, n’hésitez pas à parler assez lentement. Bien souvent les étudiants parlent trop vite, et sont donc difficiles à suivre. Au contraire, si vous adoptez un débit assez lent, en faisant des pauses régulières et en faisant l’effort de bien articuler, vous rendrez votre exposé plus agréable à écouter pour le prof, et il vous le rendra au moment de la notation 😉

 

Conseil n°7 : Ne jamais répondre “Je ne sais pas”

Une fois que vous avez terminé votre exposé, l’examinateur vous pose généralement une série de questions.

A ce stade de l’examen, il faut bien comprendre que l’examinateur a déjà une idée assez précise de la note qu’il va vous mettre. Sur la base de votre exposé, l’examinateur vous a en effet probablement déjà rangé dans une catégorie correspondant à une fourchette de notes :

  • étudiant qui n’a rien ou quasiment rien foutu : note < 10
  • étudiant qui connaît plutôt bien son cours : note entre 10 et 14
  • étudiant qui semble très bien avoir appris son cours : note entre 14 et 18 (oui, maximum 18 ! ça n’arrive jamais d’avoir 19 ou 20 en fac de droit ! enfin pas que je sache ;))

Dès lors, ce n’est pas au moment des questions que vous allez pouvoir faire complètement basculer votre note. Toutefois, vous pouvez gagner (ou perdre) 3 ou 4 points en fonction des réponses que vous allez donner, et il s’agit donc d’une étape de l’examen qu’il ne faut pas négliger.

Il y’a une chose qu’il ne faut surtout pas faire au moment des questions : répondre que vous ne savez pas.

En répondant “Je ne sais pas”, vous envoyez un mauvais signal à l’examinateur car vous ne faites même pas l’effort de réfléchir, d’essayer de situer sa question par rapport au cours et à vos connaissances.

Ainsi, quand le prof vous pose une question et que vous ne savez pas, prenez d’abord un temps de réflexion ! Il n’y a aucun problème à rester silencieux pendant une dizaine de secondes si le prof a le sentiment que vous faites l’effort de fouiller dans vos connaissances pour répondre à sa question. Prenez un air songeur et n’hésitez pas, ensuite, à réfléchir à voix haute pour montrer que vous avez des connaissances en lien avec la question (même si vous n’avez pas la réponse exacte). Il y’a alors fort à parier que l’examinateur se mette à vous aiguiller pour vous faire trouver la réponse, ou même vous donne la réponse. Une fois la réponse révélée au grand jour, une bonne chose est alors de faire comme si vous connaissiez la réponse mais que vous l’aviez simplement oublié, comme si c’était évident ! Faites comme si vous vous en vouliez de ne pas vous en être souvenu et répondez au prof :

Oui, bien sûr ! Je le savais pourtant…

Reformulez ensuite la réponse avec vos propres mots afin de montrer au prof qu’il s’agit bien de quelque chose que vous connaissiez. De cette manière vous donnerez l’impression de connaître votre cours mais d’avoir simplement eu un trou de mémoire.

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde. Chacun a sa propre méthode. Mais ils m’ont en tout cas beaucoup aidé pour réussir mes oraux en droit. Et j’espère qu’ils vous aideront tout autant 😉

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour réussir vos oraux 😉

A bientôt pour de nouveaux conseils !

Maxime


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Comment faire des fiches de révisions ? 4 conseils !

 

Vous le savez pour ceux qui ont l’habitude de consulter régulièrement ce site : je fais partie de ceux qui préconisent de faire des fiches de révisions.

Force est de constater qu’une poignée d’irréductibles étudiants rechignent encore et toujours à faire des fiches ! Mais si la plupart des étudiants en droit en font, c’est bien car il s’agit d’une méthode qui a fait ses preuves.

Personnellement, mes notes ont réellement décollé lorsque j’ai commencé à faire des fiches de révisions efficaces.

Attention ! Je ne recommande pas de faire des fiches de révisions pendant les révisions. A ce stade (environ 2 semaines avant les partiels), vos fiches doivent être déjà prêtes et vous devez vous focaliser sur l’apprentissage. Vous n’avez plus le temps de faire des fiches. Si vous voulez en savoir plus sur ma méthode de révision, je vous renvoie à mon article sur comment réviser ses partiels.

Pour ceux qui sont à deux semaines des partiels et qui n’ont pas de fiches, vous pouvez télécharger mes fiches de révisions en cliquant ici.

Pour ceux qui s’y prennent un peu plus tôt, je vais vous partager dans cet article mes 4 meilleurs conseils pour faire des fiches de révisions efficaces.

 

Conseil n° 1 : Faire ses fiches à l’ordinateur

 

icône ordinateur

 

On commence très fort avec le premier conseil, qui, je le crains, ne va pas faire l’unanimité ! Je vais probablement m’attirer les foudres des défenseurs acharnés de la fiche Bristol, mais je prend le risque 😉

Faire ses fiches à l’ordinateur… peu d’étudiants en droit le font ! Vous avez peut-être été surpris à la lecture de ce premier conseil. Pourtant faire ses fiches à l’ordinateur comporte de nombreux avantages. Laissez-moi vous expliquer 😉

D’abord, une fiche rédigée à l’ordinateur sera toujours plus claire et plus lisible qu’une fiche rédigée à la main. Vous pouvez utiliser des couleurs, souligner ou surligner certains points, jouer avec les caractères gras et italique, la taille, les polices, etc… Les possibilités sont nombreuses 😉

Ensuite, une fiche rédigée à l’ordinateur peut être facilement complétée ou améliorée sans ruiner tout le travail de présentation ! Admettons que vous aviez oublié de mettre un élément dans votre fiche, eh bien vous pouvez rajouter cet élément sans aucun problème dans votre fiche rédigée à l’ordinateur. Avec une fiche rédigée à la main, c’est plus compliqué…

Et enfin, une fiche rédigée à l’ordinateur, c’est la sécurité ! Pourquoi ? Tout simplement car vous ne pouvez pas la perdre, contrairement à une fiche Bristol (oui, c’est du vécu…) !

Pour être tout à fait honnête avec vous, j’étais moi-même un adepte du “papier-stylo” et des fiches Bristol à mes débuts en fac de droit. Mais petit à petit, je me suis rendu compte qu’il était juste beaucoup plus pratique de tout mettre dans son ordinateur. J’ai donc commencé à faire mes fiches à l’ordinateur, et j’ai laissé tomber les fiches Bristol 😉

Certains vont sûrement me dire que l’intérêt d’une fiche Bristol, c’est qu’on peut la sortir n’importe quand pour réviser (dans les transports par exemple).

Oui, c’est vrai. Mais rien ne vous empêche d’imprimer vos fiches et de les prendre avec vous ! Cela revient au même 😉

Bien sûr, ficher ses cours à l’ordinateur demande d’être un minimum à l’aise avec l’outil informatique ! Si vous n’êtes pas doué avec un ordinateur (vitesse de frappe, mise en page, etc…), il est possible que cela vous prenne trop de temps et dans ce cas vous pouvez garder vos fiches Bristol.

Ou alors vous apprenez à bien vous servir d’un ordinateur car ça vous servira toute votre vie 😉

 

Conseil n° 2 : Lire et comprendre son cours avant de le ficher

 

icône lire

 

Il est très important que vous preniez le temps de bien lire et comprendre votre cours avant de le ficher. Si vous commencez directement à ficher sans même savoir de quoi le cours va parler, le résultat va être… très mauvais ! Vous allez tout simplement avoir énormément de mal à extraire les informations importantes de votre cours afin de rédiger vos fiches.

Alors lisez votre cours et comprenez le avant de le ficher ! Quand je vous dis de lire votre cours avant de le ficher, je ne dis pas de lire TOUT le cours. Il s’agit de lire la partie, la section ou la sous-partie (peu importe, vous avez compris l’idée !) que vous vous apprêtez à ficher. En procédant de cette manière, vous vous assurez de ficher intelligemment car vous avez déjà fait un repérage du cours et avez donc déjà une idée de ce que vous allez mettre dans vos fiches.

Dans le même ordre d’idées, je vous conseille de ficher vos cours peu de temps après y avoir assisté. Bien sûr, cela peut attendre quelques heures, ou même quelques jours. Il ne s’agit pas forcément de ficher immédiatement après le cours ! Mais le fait de reprendre vos cours et de les ficher peu de temps après y avoir assisté va vous faire gagner un temps précieux ! En effet, tout sera frais dans votre tête, et vous ne perdrez pas de temps à vous replonger dans vos cours après un laps de temps sans y avoir jeté un oeil. Vous ferez donc vos fiches bien plus rapidement en procédant ainsi. De plus, le processus de mémorisation se fait beaucoup mieux de cette manière car après avoir activé la mémoire auditive en assistant au cours, vous activez immédiatement après votre mémoire visuelle.

Si vous pouvez ficher vos cours le soir-même, c’est parfait ! Sinon, assurez-vous de le faire au moins une fois par semaine.

 

Conseil n° 3 : Synthétiser

Quand vous fichez votre cours, le but n’est pas de le recopier bêtement. C’est une perte de temps ! Au contraire, il s’agit de faire un résumé, une synthèse de votre cours.

Les cours de droit sont généralement très longs. Trop longs. Parfois plus de 100 pages. Et quand vous vous retrouvez à deux semaines des partiels avec 800 pages à mémoriser par coeur, vous avez beau essayer, vous avez beau travailler nuit et jour, vous ne pouvez tout simplement pas TOUT mémoriser.

C’est pourquoi vos fiches de révisions doivent être synthétiques ! Elles doivent représenter environ un tiers de la densité de votre cours. Cela vous permet ensuite d’apprendre uniquement ce qui est important sans perdre de temps sur les détails et les éléments superflus.

Encore une fois, ne prenez pas ce que je dis au pied de la lettre ! Quand je dis que vos fiches doivent représenter environ un tiers de votre cours, c’est une approximation. Si elles représentent un quart de votre cours, ou 40% de votre cours, c’est bien aussi ! L’essentiel est d’être synthétique sans l’être trop (sinon il n’y a plus rien dans vos fiches…).

Pour le droit des contrats par exemple, j’ai réalisé 20 fiches de révisions qui font chacune entre une et deux pages. Ça, c’est un bon condensé du cours !

 

Conseil n° 4 : Mettre le paquet sur la forme !

Une fiche de révision doit être synthétique, mais elle doit également être la plus claire possible afin de faciliter l’apprentissage.

Pour cela, n’hésitez pas à utiliser un code couleur pour bien différencier les titres, les définitions, les grands principes, les jurisprudences et les exemples… Si vous faites vos fiches à l’ordinateur, vous pouvez aussi, comme dit précédemment, jouer avec les caractères gras et italique. Pour ceux qui ont comme moi une mémoire visuelle, cela vous permettra de mémoriser les informations beaucoup plus rapidement !

 

couleurs

 

Dans mes fiches par exemple, j’utilise le code couleur suivant :

  • les titres sont en rouge et caractère gras
  • les définitions sont en bleu et caractère gras
  • les articles de loi sont en vert
  • les jurisprudences sont en violet
  • les exemples sont en gris et caractère italique

J’utilise également des polices différentes afin de bien hiérarchiser les informations. Cela rend les fiches extrêmement claires et agréables à lire.

Je vous conseille également de rédiger vos fiches de révisions sous forme de “bullet points”. D’abord, cela vous permettra d’aérer vos fiches afin de ne pas vous retrouver nez à nez avec des gros blocs de texte qui ne donnent pas envie d’être lus. Ensuite, je trouve que cela facilite grandement l’apprentissage. Cela aide à distinguer les informations et à les retenir puisqu’on se souvient généralement du nombre de “bullet points” contenu dans chaque partie ou sous-partie. Ainsi, si vous aviez par exemple fait figurer 3 “bullet points” dans telle ou telle sous-partie, eh bien vous n’aurez probablement pas trop de mal à vous souvenir que ladite sous-partie était articulée en 3 “bullet points”, et donc à retrouver les différents éléments contenus dans la sous-partie.

Vous pouvez enfin inclure dans vos fiches des schémas et des tableaux. Ce sont d’excellents outils pour apprendre !

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde. Chacun a sa propre méthode. Mais ils m’ont en tout cas beaucoup aidé pendant mes études de droit.

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour faire vos fiches de révisions 😉

A bientôt,

Maxime


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