Réussir ses partiels de droit : 5 conseils pour gagner des points !

réussir ses partiels

Comment réussir ses partiels lorsque l’on est étudiant en droit ?

Si vous êtes étudiant en droit, vous avez probablement du mal à faire décoller vos notes.

Peut-être que vous n’avez pas la moyenne, ou peut-être que vous avez des notes tout juste au-dessus de la moyenne.

Et c’est tout à fait normal. Les études de droit sont difficiles, et peu d’étudiants en droit réussissent à avoir de bonnes notes.

Particulièrement aux partiels, il n’est déjà pas évident d’avoir la moyenne, alors avoir 12, 13, 14 ou plus… Ça peut paraître insurmontable pour certains d’entre vous, et je comprends tout à fait.

Pourtant, il est possible d’obtenir de bonnes notes, et même d’excellentes notes à ses partiels !

J’ai moi-même obtenu à plusieurs reprises des notes supérieures à 15/20 à mes partiels.

Il faut d’abord comprendre ce que le correcteur attend de vous, et ne pas commettre les erreurs qui sont commises par 80% des étudiants en droit.

Mais il existe également des petites astuces, des choses à faire pour grappiller les quelques points qui séparent une note un peu au-dessus de la moyenne d’un 15/20.

Dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pour réussir ses partiels de droit.

Bien entendu, pour réussir ses partiels, il faut avant tout les avoir bien révisé ! Pour cela, vous pouvez consulter mon article dans lequel je donne mes 5 meilleurs conseils pour bien réviser ses partiels de droit.

Par ailleurs, si vous voulez des conseils pour apprendre rapidement et efficacement vos cours, je vous renvoie à mon article sur le sujet : Comment apprendre ses cours plus rapidement ?

Ceci étant dit, on peut commencer tout de suite avec le premier conseil pour réussir ses partiels 😉

 

Conseil n°1 pour réussir ses partiels : Revoir le plan du cours juste avant l’examen

J’ai utilisé cette technique à de très nombreuses reprises pendant mes études de droit, et elle m’a souvent beaucoup aidé.

J’en avais déjà parlé dans mon article dans lequel j’explique comment réussir ses oraux en droit, mais cela vaut également pour les examens écrits.

Attention ! Je précise bien que je parle ici de revoir le plan de votre cours, et non pas la totalité du cours.

En réalité, pour réussir ses partiels de manière générale, il faut impérativement connaître le plan des cours.

D’abord parce que c’est en connaissant le plan du cours que vous en comprendrez réellement la structure, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, les liens et les oppositions qui existent entre les différentes notions de votre cours…

Ensuite parce que connaître le plan du cours va vous aider à classer/hiérarchiser/segmenter les différentes informations contenues dans votre cours. Et cela vous aidera grandement au moment du partiel quand il vous faudra fouiller dans votre mémoire pour vous rappeler de ce que votre cours disait sur telle ou telle notion.

C’est pourquoi je vous recommande de revoir le plan de vos cours juste avant vos partiels, par exemple le soir juste avant l’épreuve (idéal pour la mémorisation), le matin pendant votre petit-déjeuner, ou même dans les transports pour aller à la fac…

De cette manière, vous aurez bien en tête les différentes subdivisions du cours, et vous serez donc en mesure de structurer votre devoir de la bonne façon. Et vous vous assurez également, par exemple dans le cas d’une dissertation, de ne pas faire un hors sujet, ou de ne pas oublier un point extrêmement important pendant l’épreuve.

Même dans le cas d’un commentaire d’arrêt, il est toujours intéressant de connaître la structure du cours. Cela permet de pouvoir situer dans le cours l’arrêt à commenter, et d’être plus à même de comprendre les notions abordées par l’arrêt, ou encore la portée qu’il a eu, par exemple sur le droit positif…

Oubliez tous ces gens qui vous disent que réviser à la dernière minute va embrouiller votre esprit ou va vous faire oublier tout ce que vous avez appris !

Encore une fois, il ne s’agit pas ici de relire tout le cours, auquel cas vous risqueriez en effet de vous perdre dans des détails qui ne vous aideront pas une fois le nez devant votre copie.

Il s’agit au contraire de réviser intelligemment en revoyant le plan du cours, ou bien encore en relisant des fiches de révisions synthétiques.

 

Conseil n°2 pour réussir ses partiels : Soigner le plan et l’introduction

Laissez-moi vous parler d’un secret de polichinelle.

Bien souvent, les correcteurs de copies ne lisent pas tout ce que vous avez écrit. Ou du moins, ils lisent certaines parties en diagonale.

Comme tout le monde, je m’en étais toujours douté lorsque j’étais étudiant. Mais j’ai eu la confirmation de ce que je pensais une fois mes études terminées, lorsque certains de mes amis sont devenus chargés de TD.

Les correcteurs ont des dizaines et des dizaines (voire des centaines) de copies à corriger. Ils n’ont pas le temps de toutes les lire dans les moindres détails.

C’est pourquoi la plupart se contentent de survoler votre copie, et ne s’attardent réellement que sur deux éléments :

  • l’introduction. Parce que c’est la première chose qu’ils voient.
  • votre problématique et votre plan. Parce qu’après l’introduction, c’est tout simplement la deuxième chose qu’ils voient 😉

Comprenez bien qu’après avoir lu votre introduction et votre plan, le correcteur aura déjà une idée assez précise de la fourchette dans laquelle votre note va se situer.

Et sauf exceptions, la note qu’il vous attribuera se situera au final dans cette fourchette, car il gardera à l’esprit, tout au long de sa correction, la première impression qu’il se sera fait de votre copie.

Comme le dit si bien notre ami Harvey, les premières impressions durent !

comment réussir ses partiels

Même si vos développements sont extraordinairement pertinents et intéressants, vous n’aurez pas une super note si votre introduction et votre plan ne tiennent pas la route.

Alors n’hésitez pas à y passer du temps.

Pour votre introduction, je vous recommande de faire quelque chose de très “scolaire”. Une petite phrase d’accroche, en faisant notamment référence à un point d’actualité, fait toujours son effet et peut mettre le correcteur de bonne humeur. Le fait de définir les termes du sujet, dans le cas d’une dissertation, ou de situer l’arrêt historiquement et contextuellement, dans le cas d’un commentaire d’arrêt, montrent également au correcteur que vous avez à coeur de rendre un devoir de qualité.

Pour votre problématique et votre plan, il n’y a pas de secret : il faut bien y réfléchir, essayer de comprendre ce que le correcteur attend. Car oui, le correcteur a très souvent une idée de plan en tête avant d’attaquer sa correction. Tout simplement car dans la majorité des cas, il y a une problématique et un plan logique qui se dégagent du sujet.

Ne cherchez pas à faire compliqué ! Les meilleurs plans sont généralement les plus simples.

Si vous avez du mal à trouver votre plan, je vous conseille d’utiliser la méthode du brainstorming. Il s’agit de noter sur une feuille toutes vos idées, comme elles vous viennent ! Notez tous les points qui ressortent de votre analyse, toutes vos connaissances en lien avec le sujet/l’arrêt.

Une fois cela fait, vous allez vous rendre compte que dans tout ce que vous avez noté, il y a des points qu’il est possible de regrouper entre eux. Utilisez alors 4 surligneurs de couleurs différentes et surlignez avec la même couleur les idées qui sont proches, qui traitent de la même notion ou qui visent à expliquer/démontrer le même point. L’idée est ensuite de classer les informations en deux parties et quatre sous-parties distinctes afin d’avoir votre plan.

Dans tous les cas, vous devez soigner vos titres. Ils ne doivent pas comporter de verbes conjugués, ou de forme interrogative ou exclamative. Ils ne doivent pas non plus être trop longs. Ils doivent au contraire être courts et percutants !

En principe, les titres doivent également se répondre : soit ils se ressemblent dans la formulation, soit ils s’opposent.

Nota Bene : Bien sûr, ce conseil n’a pas d’utilité pour un cas pratique. Pour réussir vos cas pratiques, je vous invite à lire mon article sur le sujet.

 

Conseil n°3 pour réussir ses partiels : Soigner la présentation et l’orthographe

Maîtriser la langue française est un prérequis pour réussir ses partiels de droit. Au lycée, vous pouviez encore vous permettre de laisser deux ou trois fautes dans vos copies. Mais à la fac de droit, ce n’est clairement plus possible !

Si vous ne soignez pas l’orthographe et la grammaire dans vos copies, vous prenez le risque de voir vos notes dégringoler ! Il est assez difficile de quantifier combien de points vous pouvez perdre, mais c’est assez significatif. Une copie truffée de fautes ne fait vraiment pas sérieux et, malheureusement, déprécie fortement la valeur de ce que vous avez écrit…

Ainsi, lors des examens, vous devez absolument vous relire avant de rendre votre copie. Personnellement, je me relisais deux fois : une fois pour vérifier le fond de ce que j’avais écrit (est-ce que tout fait bien sens et s’enchaîne logiquement ?), et une autre fois simplement pour traquer les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. Ça prend 5 minutes, et ça évite de mettre le correcteur de très mauvaise humeur ?

Si vous ne trouvez généralement pas le temps de vous relire à la fin des épreuves, n’hésitez pas à vous relire après chaque sous-partie par exemple. De cette manière, vous corrigerez les fautes au fur et à mesure. Et le fait de relire ce que vous venez d’écrire peut vous aider pour attaquer la sous-partie suivante en évitant les répétitions et en vous assurant que votre devoir suit bien un fil conducteur.

De même, la maîtrise du vocabulaire juridique est indispensable pour réussir ses partiels ! Si vous écrivez dans votre copie que « la loi stipule », vous allez rendre votre correcteur complètement furax et perdre de précieux points…

Ces petites erreurs de terminologie peuvent vous coûter la moyenne, alors faites bien attention à ce que vous écrivez 😉

Enfin, la présentation de votre copie est également importante.

Si ce que vous avez écrit est illisible ou presque, que votre copie ne comporte pas d’espaces, que vos titres ne sont pas soulignés… Vous allez faire passer au correcteur un mauvais moment ! Tout simplement.

Au contraire, si votre copie est propre et aérée, le correcteur sera sans doute plus enclin à vous mettre une bonne note.

 

Conseil n°4 pour réussir ses partiels : Donner une référence très récente

S’il y a bien une chose qui peut vous faire gagner un ou deux points sur votre note, c’est de glisser dans votre copie une référence très récente, un point d’actualité brûlant.

Il peut s’agir de la promulgation très récente d’une loi, ou encore d’un arrêt qui a été rendu il y a quelques jours ou quelques semaines.

En faisant cela, vous allez probablement rendre votre correcteur complètement gaga !

Et c’est normal. Votre correcteur, en tant qu’enseignant, ne pourra qu’apprécier que vous ayez fait l’effort de vous intéresser à l’actualité de la matière.

Dans son esprit, votre copie se différenciera instantanément des autres.

Cela suppose toutefois de se tenir un minimum informé de l’actualité juridique.

Pour cela, je vous conseille le super site Dalloz actualité, qui vous permettra de voir rapidement quelles sont les dernières actualités dans chaque matière.

Bien entendu, ne faites cela que si vous maîtrisez déjà parfaitement votre cours ou vos fiches de révisions !

Il s’agit d’une astuce à utiliser si vous vous sentez déjà prêt pour l’examen, et qui fera passer votre copie, par exemple, d’un 13 à un 14.

Mais rien ne sert d’essayer de connaître l’actualité juridique si vous ne connaissez même pas l’essentiel, c’est-à-dire votre cours !

Alors pour ceux qui sont à l’arrache, ne perdez pas de temps et concentrez-vous sur votre cours 😉

 

Conseil n°5 pour réussir ses partiels : Savoir se servir de son code

Code civil Dalloz

Ceci n’est pas votre ennemi !

Si vous savez que vous aurez droit au code le jour du partiel, alors il faut bien évidemment vous préparer à utiliser ce code.

Car si vous débarquez le jour du partiel sans jamais avoir ouvert votre code, vous allez perdre un temps considérable !

Pour cela, je vous recommande de réviser votre partiel avec votre code.

Attention, je ne vous dis pas de réviser votre partiel uniquement avec votre code, mais plutôt d’utiliser votre code en appui de votre cours.

Ainsi, lorsque votre cours ou vos fiches de révisions font par exemple référence à un article du code, n’hésitez pas à aller voir cet article dans votre code.

Vous pouvez également, lorsque vous souhaitez approfondir vos connaissances sur une notion, aller rechercher cette notion dans l’index à la fin du code, qui vous renverra alors sur les articles du code qui traitent de cette notion.

Pour les articles importants, il peut être également utile de :

  • mettre des post-it. Cela vous fera gagner du temps le jour du partiel si vous voulez les retrouver.
  • parcourir les arrêts cités sous ces articles. Car oui Mesdames et Messieurs, vous devez avoir conscience qu’il y a, sous la majorité des articles de votre code, un certain nombre de jurisprudences qui sont mentionnées et qui complètent les articles de loi. Ces jurisprudences sont accompagnées d’explications qui peuvent représenter pour vous une mine d’or le jour de l’examen.

De manière générale, si vous avez l’habitude d’utiliser votre code, il ne fait aucun doute que vous retrouverez beaucoup plus rapidement les différentes informations dont vous aurez besoin le jour du partiel. Et en partiel, gagner du temps, c’est gagner des points 😉

Si vous voulez apprendre à utiliser le Code civil, je vous recommande la lecture de cet article. Il s’agit d’un article très complet, qui vous expliquera toutes les subtilités du Code civil, et comment l’utiliser à bon escient.

 

Conclusion

J’espère de tout coeur que ces conseils vous aideront à réussir vos partiels.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager 😉

A bientôt pour de nouveaux conseils, et bonne chance pour vos partiels !

Maxime

 

Comment se motiver pour réussir en droit ? 3 conseils !

 

motivation

 

Aaaaahhhhh j’en ai vu un paquet, des étudiants en droit paumés qui donnaient l’impression de ne pas savoir pourquoi ils étaient là ! La mine déconfite, le regard perdu, ils comptaient les minutes qui les séparaient de la fin du cours en scrollant leur fil d’actualité Facebook. Quel était le point commun de tous ces étudiants à votre avis ? C’est très simple. Ces étudiants manquaient cruellement de motivation. Ils avaient du mal à se motiver pour réussir leurs études de droit.

La plupart ne savaient pas pourquoi ils faisaient des études de droit, et ne comprenaient pas bien ce que les études de droit allaient leur apporter dans la vie. Pas étonnant qu’ils ne trouvaient donc pas la motivation de bien réviser leurs partiels, ou encore de faire des fiches.

Une des clés pour réussir en droit est d’être motivé, et surtout de rester motivé sur le long terme. Parce que le droit, ce n’est pas un sprint. Oui Mesdames et Messieurs ! Le droit, c’est un marathon ! Il faut garder une motivation constante pendant plusieurs années pour réussir.

Dans cet article, je vais vous partager mes 3 meilleurs conseils pour se motiver en fac de droit.

 

Conseil n°1 : Se motiver en se fixant un objectif de long terme

C’est ce qui m’a probablement le plus aidé pour réussir mes études de droit. Je n’avais pas vraiment de mal à me motiver pour travailler car j’avais un but, une vision, un objectif. Je m’étais fixé d’atteindre cet objectif, et je savais que réussir mes études de droit était la condition pour y arriver.

Il s’agit en fait de déterminer pourquoi vous faites des études de droit. Dans quel but ?

Ce peut être tout et n’importe quoi. Il y a autant de raisons valables de faire du droit qu’il y a d’étudiants. Vous pouvez par exemple faire des études de droit car vous souhaitez :

  • exercer un métier qu’il n’est possible d’exercer qu’après avoir fait des études de droit (avocat, notaire, magistrat…)
  • rétablir la justice dans ce monde !
  • aider les autres à régler leurs problèmes juridiques
  • avoir des diplômes reconnus qui vous permettront d’avoir une bonne situation
  • rendre fiers vos proches

En réalité, peu importe votre motivation ! Ce qui compte, c’est que cette source de motivation vous anime au quotidien et vous pousse à tout mettre en oeuvre pour réussir.

Une fois que vous avez trouvé votre source de motivation, vous pourrez alors donner un sens à vos études de droit. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver à aller en cours et à travailler, car vous saurez que vous ne pourrez devenir la personne que vous voulez être, que vous ne pourrez vivre la vie que vous voulez vivre, que si vous réussissez d’abord vos études de droit !

Personnellement, je m’étais fixé l’objectif de devenir avocat. En droit des affaires, plus précisément ! Dans un grand cabinet d’avocats international !

Oui, ça fait un peu cliché, je vous l’accorde…

 

Harvey Specter

 

Je voulais travailler sur des opérations complexes impliquant plusieurs pays. Pour de gros montants. Avec des gens brillants ! Et bien gagner ma vie, accessoirement…

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai atteint cet objectif. Je suis avocat de formation, diplômé de l’école d’avocats du Barreau de Paris. J’ai travaillé dans différents gros cabinets internationaux.

Cet objectif de vie que je m’étais fixé m’a porté durant toutes mes études de droit. Je savais ce que je faisais, je savais où j’allais. Chaque cours, chaque heure passée à réviser, chaque examen réussi, me rapprochait un peu plus de mon objectif.

Alors vous aussi, fixez-vous un objectif ! Trouvez une source de motivation, donnez du sens à vos études de droit ! Et vous ne verrez plus les études de la même façon 😉

 

Conseil n°2 : Se motiver en faisant des stages

C’est absolument essentiel !

Certains d’entre vous me diront peut-être qu’ils préfèrent passer leur été sur la plage plutôt qu’en stage. Ils n’auraient pas tout à fait tort…

Mais ce serait une erreur de voir les stages comme quelque chose d’ennuyeux et sans intérêt !

En réalité, les stages sont un très bon moyen de comprendre à quoi servent vos études de droit, de comprendre pourquoi vous faites tout ça.

En stage, vous allez pouvoir appliquer les connaissances que vous avez apprises à la fac, et comprendre qu’elles peuvent servir dans la vie réelle !

Parfois, on a un peu l’impression que l’université est un monde à part, un peu déconnecté du monde réel. Faire des stages permet de remettre ses études en perspective, de prendre conscience qu’on a développé des connaissances et des compétences qui peuvent être utiles en dehors des murs de l’université !

Au-delà de ça, faire des stages est un bon moyen de rester motivé dans ses études de droit. Les stages permettent d’affiner son projet professionnel, d’avoir une vision plus claire de ce que l’on veut faire après l’université.

Vous allez peut-être, en stage, rencontrer des gens qui vont vous inspirer, pour lesquels vous allez avoir de l’estime, voire de l’admiration… Vous aurez envie de leur ressembler, de vous rapprocher de la vie qu’ils mènent. Ces personnes vous serviront de modèles et seront une source de motivation supplémentaire pour réussir vos études de droit.

Si vous souhaitez que je partage avec vous mes expériences en rapport avec les stages, n’hésitez pas à le dire en commentaire 🙂

J’ai fait huit stages (oui, rien que ça… on m’appelait Super Stagiaire dans le milieu !), et j’ai donc pas mal de choses à dire 😉 Comment trouver un stage ? Comment le réussir ? Bref, dites moi en commentaire si vous voulez que je vous en parle.

 

Super Stagiaire

 

Conseil n°3 : Se motiver en se disant que l’on apprend des choses chaque jour

Le droit, c’est l’ensemble des règles qui organisent la vie en société.

Bon d’accord, ça vous le saviez probablement déjà…

Mais ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’étudier le droit, cela revient à en apprendre toujours plus sur les règles du monde dans lequel on vit.

Si le monde est un jeu, alors le droit correspond aux règles du jeu !

Personnellement, c’est quelque chose qui m’a beaucoup aidé à me motiver dans mes études de droit. J’avais la sensation d’apprendre des choses intéressantes chaque jour. Mieux : j’avais le sentiment que je comprenais de mieux en mieux le monde qui m’entourait.

En étant étudiant en droit, vous apprenez en effet les différentes règles gouvernant les contrats, comment créer une société, quelles sont les sanctions de telle ou telle infraction pénale, les conditions du mariage, etc… Et plus généralement quels sont vos droits et comment vous défendre !

Rien que ça !

Au final, vous accumulez une masse de connaissances considérable. Vous pouvez éventuellement vous servir de ces connaissances pour briller aux réunions de famille ou dans les dîners mondains. Mais ce sont avant tout des connaissances et des compétences qui vous serviront toute votre vie !

Vos connaissances juridiques, et les méthodes et réflexes de juriste que vous développez à la fac, vous seront utiles dans de nombreuses circonstances, même si vous ne faites plus de droit par la suite. Si par exemple vous devenez entrepreneur, il est clair que vos connaissances juridiques vous seront très utiles, notamment pour créer votre société.

C’est quelque chose qui doit vous motiver à aller en cours et à travailler pour réussir votre droit. Ce que vous faites est utile et vous servira ! Soyez-en certain.

 

Conclusion

J’espère que ces conseils vous apporteront de la motivation, et vous serviront autant qu’il m’ont servi !

Vous pouvez laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour vous motiver en fac de droit.

N’oubliez pas que ceux qui y arrivent ne sont pas les plus intelligents. Ceux qui y arrivent sont les plus déterminés !

Travaillez dur, et surtout n’abandonnez jamais !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

Pourquoi devenir avocat : 4 bonnes raisons !

devenir avocat

Vous les voyez vous aussi, ces jeunes L1 Droit arpentant les couloirs de l’université avec leur trench Burberry, leur MacBook Pro et leurs petits mocassins à glands.

De jeunes loups qui se rêvent avocats…

Avocat d’affaires pour certains, avocat pénaliste pour d’autres, avocat “à l’international” pour les plus téméraires…

Parmi la masse d’étudiants en droit, beaucoup veulent devenir avocats.

Mais ont-ils de bonnes raisons ? Savent-ils réellement ce qu’est et ce que fait un avocat ?

Au fond, pourquoi devenir avocat ?

Je m’appelle Maxime Bizeau, et je suis avocat de formation, diplômé de l’école d’avocats du Barreau de Paris.

Dans cet article, je vais vous partager les 4 raisons qui, à mon sens, devraient vous pousser à devenir avocat.

Vous pouvez également consulter mon article dans lequel j’explique comment devenir avocat !

On commence avec la première raison de devenir avocat (c’est à mon sens la plus importante) !

 

Pourquoi devenir avocat : un métier stimulant intellectuellement

C’est évidemment la première raison qui doit vous pousser à devenir avocat !

En étant avocat, vous serez quotidiennement mis au défi. Que vous fassiez du conseil ou du contentieux, vos clients viendront vous voir avec des problèmes, et il vous faudra résoudre ces problèmes.

Si vous faites du conseil, vos clients viendront requérir vos services afin que vous les aidiez à réaliser telle ou telle opération. Vous devrez alors vous creuser les méninges (et parfois faire de longues recherches !), manier les différents mécanismes et concepts juridiques afin de trouver dans le droit les ressources adéquates pour leur permettre de réaliser leurs projets.

Si vous faites du contentieux, vos clients vous mettront à disposition un certain nombre de pièces correspondant à une affaire. Il vous faudra alors essayer de “trouver la faille” et d’utiliser au mieux le droit à l’avantage de votre client, en vous appuyant sur les dispositions légales et les jurisprudences qui servent au mieux les intérêts de votre client.

Parfois, ce sera pour vous relativement simple car vous aurez déjà fait face à ce type de situations par le passé. Mais dans de nombreux cas, il s’agira d’un problème nouveau, ou différent de ceux que vous avez traité jusqu’à présent.

C’est pourquoi la profession d’avocat est profondément intellectuelle. Un avocat passe une bonne partie de sa journée à chercher, réfléchir, etc… Si vous aimez la difficulté et la complexité, alors c’est peut-être un métier pour vous 😉

 

Pourquoi devenir avocat : un métier de communication

Deuxième raison, et non des moindres ! Le métier d’avocat est un métier de communication.

C’est surtout vrai pour les avocats qui font du contentieux, qui plaident. Car oui, tous les avocats ne plaident pas ! Si vous vous intéressez au métier d’avocat, vous le savez probablement déjà. Mais si ce n’est pas la cas, je vous invite à vous renseigner davantage 🙂 Par exemple, étant spécialisé en fusions-acquisitions, je n’ai jamais mis les pieds au tribunal.

J’ai toutefois pu assister à des plaidoiries, et ai également endossé le rôle d’avocat plaidant dans le cadre des exercices de plaidoirie à l’école d’avocats.

Je peux dire qu’il s’agit d’un exercice formidable. Un peu comme un moment hors du temps, durant lequel vous porter la voix du justiciable, seul face au(x) magistrat(s). Vous avez 10 petites minutes pour défendre au mieux les intérêts de votre client, en sachant bien que sa vie va peut-être changer en fonction de votre prestation. Vous devez alors faire tout votre possible pour convaincre le(s) magistrat(s) de basculer vers votre thèse. C’est un exercice extrêmement stimulant !

Mais en tant qu’avocat-conseil, vous ne serez pas en reste ! Il s’agit également d’un métier de communication car vous serez quotidiennement en contact avec vos clients afin de débriefer, expliquer, réfléchir et trouver des solutions ensemble…

Voilà pourquoi le métier d’avocat est un métier de communication ! Si vous n’aimez pas communiquer, vous n’êtes peut-être pas fait pour ça…

Encore une fois, si vous voulez devenir avocat car vous souhaitez plaider devant les tribunaux, gardez bien en tête que vous ne pourrez pas le faire dans tous les cabinets et dans toutes les spécialités. A titre d’exemple, il est peut-être préférable pour vous de vous orienter vers un master droit privé plutôt que vers un master droit des affaires (bien qu’il soit possible de plaider en tant qu’avocat spécialisé en droit des affaires, notamment en droit social, droit de la concurrence, propriété intellectuelle, etc…).

 

Pourquoi devenir avocat : un métier reconnu

Attention ! Je ne parle pas ici du prestige de la profession.

Beaucoup d’étudiants veulent devenir avocat en grande partie car ils sont fascinés par le prestige que recouvre la profession.

Dans l’inconscient collectif, porter la robe est un signe de réussite sociale et donne une certaine aura.

Mais il s’agit pour moi d’une mauvaise raison de devenir avocat !

Vouloir être admiré par les autres peut être une de vos sources de motivation sur le court terme. Mais vous ne pourrez pas vous épanouir pleinement dans le métier d’avocat simplement en vous complaisant dans le prestige associé à la profession.

Non, quand je parle de reconnaissance, je parle de la reconnaissance des clients ! Et ça, c’est beaucoup plus important !

Défendre les intérêts de son client, lui permettre de réaliser un projet important, d’obtenir ce qu’il souhaite… Plus encore : gagner un procès, obtenir sa non-condamnation (ou la condamnation de la partie adverse), sauver sa vie…

Autant de raisons qui pourront pousser vos clients à faire preuve de reconnaissance envers vous. Il n’est pas rare de voir des scènes de remerciements extrêmement touchantes entre clients et avocats.

Pourquoi devenir avocat ? Tout simplement parce que voir que l’on a aidé son prochain, que l’on a été utile, voir les clients nous remercier chaleureusement pour notre aide… peut procurer un très fort sentiment d’accomplissement ! Et ça, c’est une bonne raison de vouloir devenir avocat !

 

Pourquoi devenir avocat : un métier dans lequel on est indépendant

Selon l’article 14.1 du Règlement Intérieur National (RIN) de la profession d’avocat, “la collaboration libérale est un mode d’exercice professionnel exclusif de tout lien de subordination, par lequel un avocat consacre une partie de son activité au cabinet d’un ou plusieurs avocats. Le collaborateur libéral peut compléter sa formation et peut constituer et développer une clientèle personnelle.”

Cela signifie concrètement que le cabinet dans lequel vous travaillez doit vous permettre de travailler pour vos propres clients en plus de ceux du cabinet. C’est une des forces de ce métier : vous pouvez vous constituer votre propre base de clients. La profession d’avocat comporte donc en elle-même un aspect entrepreneurial.

Bien entendu, ce principe d’indépendance est plus ou moins respecté selon le type de structures dans lequel vous exercez. Dans certains gros cabinets, on ne vous laissera en réalité pas le temps matériel de développer votre clientèle personnelle. Alors s’il s’agit de quelque chose d’important pour vous, veillez à bien choisir votre cabinet, et n’hésitez pas à privilégier les plus petites structures dans lesquelles vous aurez un peu plus de de temps libre pour développer votre activité.

 

Conclusion

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair sur le métier d’avocat.

En attendant, pour ceux qui sont déterminés à y arriver, chaque chose en son temps !

Restez motivés, et révisez bien vos partiels 😉

Comment devenir avocat ? Ce que vous devez savoir !

Harvey Specter

 

Pour beaucoup, devenir avocat est une vocation, un rêve depuis le plus jeune âge ! Et c’est peut-être également votre cas si vous lisez cet article.

Vous détestez l’injustice, vous voulez aider votre prochain, défendre la veuve et l’orphelin, porter une robe !

Bref.

Vous voulez devenir avocat !

Oui mais voilà, vous ne comprenez pas bien quelles sont les différentes étapes par lesquelles vous devez passer pour devenir avocat. Quelles études faire, précisément ? Combien d’années ? Quels examens et concours faut-il passer ?

Pas de panique, vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans cet article ! Je suis passé par ces étapes, et je vais vous les détailler 🙂

 

Etape n°1 : Avoir un master 1 en droit

Avoir un master 1 en droit est en fait la condition requise pour pouvoir se présenter à l’examen d’entrée au centre régional de formation professionnelle d’avocat (CRFPA).

Oui, je sais ! Ça semble déjà compliqué… Et je dois bien avouer que la longueur du nom de l’examen me laisse parfois pantois… Mais passons !

L’examen d’entrée au CRFPA correspond en fait à ce que les gens appellent communément “examen du barreau”.

En réalité, le barreau, c’est un autre examen, qui vient après. Mais on y reviendra plus tard…

La première étape est donc d’avoir un M1 en droit, sinon vous ne serez pas apte à passer cet examen !

Il existe toutefois une dérogation pour les étudiants diplômés de Sciences Po. Pour eux, même pas besoin d’avoir mis les pieds en fac de droit pour passer l’examen ! Les petits chanceux…

Mais revenons à nos moutons ! Avoir un master 1 en droit !

La plupart des candidats à l’examen sont en réalité titulaires d’un master 2. Mais rien ne vous empêche de passer l’examen juste après votre M1. C’est ce que j’ai fait. Et je l’ai réussi du premier coup.

Pour valider un master 1 en droit, rien de plus simple ! 4 années de droit.

Plus précisément :

  • 3 années de licence de droit
  • 1 année de master en droit

Si vous ne redoublez pas bien sûr ! Mais si vous êtes un lecteur assidu de ce site, vous mettez toutes les chances de votre côté pour ne pas redoubler 🙂

 

A noter qu’il existe une autre condition pour pouvoir vous présenter à l’examen d’entrée au CRFPA : ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation pénale pour agissements contraires à l’honneur, à la probité et aux bonnes mœurs.

Alors pas de bêtises, sinon vous ne pourrez pas devenir avocat 😉

 

Etape n°2 : S’inscrire dans un Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ)

Les IEJ sont affiliés aux universités : il y a un IEJ par université.

En théorie, l’IEJ sert à préparer l’examen d’entrée au CRFPA. Vous pouvez y aller pour assister à des cours ou passer des sessions d’examens blancs.

Mais ce n’est pas obligatoire ! Et dans les faits, beaucoup de candidats à l’examen n’y mettent jamais les pieds.

Personnellement, j’étais inscrit dans un IEJ à Paris pendant mon année de master 1 à Grenoble. Autant vous dire que je n’y suis pas beaucoup (jamais ?) allé…

Si toutefois vous avez la possibilité de le faire, alors allez-y ! Cela vous permettra de vous préparer à l’examen en amont.

Dans tous les cas, retenez qu’il faut être inscrit dans un IEJ pour pouvoir passer l’examen d’entrée au CRFPA. Vous pouvez opter pour celui de votre université, ou un autre.

Selon les IEJ, les inscriptions commencent généralement en septembre et se terminent en décembre.

Attention ! Vérifiez bien les dates pour votre IEJ ! Dans certains IEJ, les inscriptions sont clôturées bien avant décembre.

 

Etape n°3 : Réussir l’examen d’entrée au CRFPA

 

C’est l’étape la plus compliquée. L’épouvantail sur votre chemin de croix pour devenir avocat.

Les partiels à la fac, c’était une chose. Mais le CRFPA, c’est une autre paire de manches !

Préparer le CRFPA, c’est un peu comme réviser ses partiels, mais puissance 10 !

Le taux de réussite varie selon les IEJ, mais il est généralement compris entre 15 et 40%.

 

Les modalités de l’examen d’entrée au CRFPA

L’examen d’entrée au CRFPA a lieu une fois par an.

Il se décompose en deux parties :

  • les épreuves écrites
  • les épreuves orales (si vous avez réussi les épreuves écrites)

L’examen d’entrée au CRFPA a été réformé par un arrêté du 17 octobre 2016. Cet arrêté a ensuite été modifié par un arrêté du 2 octobre 2018.

Depuis cette réforme, le CRFPA est un examen national : les sujets sont les mêmes pour tout le monde, et tout le monde passe les épreuves au même moment !

 

Les épreuves écrites

Les épreuves écrites ont lieu en septembre et comprennent :

  • une note de synthèse (durée de 5 heures, coefficient 3)
  • une épreuve en droit des obligations (durée de 3 heures, coefficient 2)
  • une épreuve portant sur la spécialité que vous avez choisie (durée de 3 heures, coefficient 2)
  • une épreuve portant sur une matière de procédure (durée de 2 heures, coefficient 2)

Point important : Le choix de la matière de spécialité détermine la matière de procédure. Vous ne pouvez pas choisir n’importe quelle matière de procédure en fonction de votre spécialité.

Plus précisément, voici les 7 matières de spécialité, et les matières de procédure correspondantes :

 

Matière de spécialité Matière de procédure
Droit civil Procédure civile
Droit des affaires Procédure civile
Droit social Procédure civile
Droit pénal Procédure pénale
Droit administratif Procédure administrative
Droit international et européen Procédure civile ou procédure administrative
Droit fiscal Procédure civile ou procédure administrative

 

A noter qu’en dehors de la note de synthèse, toutes les épreuves sont des consultations ! La consultation est un exercice qui diffère légèrement du cas pratique. En effet, il faut se mettre dans la peau d’un avocat qui est consulté par une personne ayant un objectif bien précis au regard de certains faits. L’idée est donc d’informer la personne de l’état du droit positif (en ce sens, l’exercice se rapproche du cas pratique), mais également de l’aider à atteindre son objectif (il faut donc orienter ses arguments juridiques dans un sens précis).

Pour être admissible aux épreuves orales, il faut obtenir une moyenne au moins égale à 10/20 aux épreuves écrites.

 

Les épreuves orales

examen oral

Les épreuves orales comprennent :

Le Grand Oral est l’épreuve la plus redoutée par les candidats. Il est affecté d’un coefficient 4, quand l’épreuve d’anglais possède seulement un coefficient 1. Autant vous dire qu’à l’oral, tout, ou presque, se joue au Grand Oral !

Il se déroule de la manière suivante :

  • un exposé de 15 minutes sur un sujet relatif aux libertés fondamentales après une heure de préparation
  • un entretien de 30 minutes de questions avec le jury (composé d’un avocat, d’un magistrat et d’un universitaire). Au cours de cet entretien, le jury évalue non seulement vos connaissances juridiques, mais également votre capacité à vous exprimer à l’oral et à argumenter.

L’oral d’anglais, quant à lui, consiste en un entretien de 15 minutes, après une préparation de 15 minutes.

Les sujets du Grand Oral et de l’épreuve d’anglais sont conçus par les différents examinateurs. Contrairement aux épreuves écrites, ce ne sont pas des sujets nationaux, donc ils dépendent de l’IEJ dans lequel vous passez le CRFPA.

Si vous obtenez une moyenne au moins égale à 10/20 après l’ensemble des épreuves (écrites + orales), alors vous pourrez vous inscrire dans un CRFPA (plus communément appelé “école d’avocats”).

Et vous aurez alors fait le plus dur pour devenir avocat 😉

Si vous voulez bien préparer et réussir l’examen du CRFPA, je vous conseille la lecture de cet article.

 

Etape n°4 : Effectuer la formation à l’école d’avocats

La formation à l’école d’avocats dure 18 mois et se décompose en trois parties :

  • 6 mois de cours, qu’il est possible d’effectuer en alternance (cours le matin et stage l’après-midi)
  • 6 mois pour réaliser un Projet Pédagogique Individuel (PPI). Concrètement, il est possible de faire à peu près tout, excepté un stage en cabinet d’avocats en France ! Il faut simplement que le projet soit juridique. Ainsi vous pouvez choisir de faire en guise de PPI :
    • un stage en entreprise
    • un stage en juridiction
    • un stage en cabinet d’avocats à l’étranger
    • un master 2 en droit
    • etc…
  • et enfin, 6 mois de stage final en cabinet d’avocats ! Avec éventuellement une embauche à la clé 😉

 

Etape n°5 : Réussir le CAPA

Le CAPA, c’est le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat. C’est la dernière étape avant de devenir avocat.

C’est cet examen qui est véritablement l’examen du barreau, et non l’examen d’entrée au CRFPA.

C’est un examen qui intervient après les 18 mois de formation à l’école d’avocats.

Il est beaucoup moins sélectif que l’examen d’entrée au CRFPA : le taux de réussite avoisine généralement les 99%.

Il consiste en des épreuves de nature professionnelle, afin d’évaluer les aptitudes du candidat à exercer la profession d’avocat. Il comprend, entre autres :

  • une épreuve écrite de rédaction de consultation et rédaction d’acte juridique
  • une épreuve de plaidoirie
  • une épreuve de déontologie
  • une épreuve de langue

Le CAPA est le sésame pour pouvoir ensuite prêter serment devant la Cour d’appel, et s’inscrire à un barreau en tant qu’avocat.

 

Conclusion

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair sur le parcours à suivre pour devenir avocat.

C’est un parcours long et semé d’embûches. Mais ça vaut le coup, car c’est un beau métier 😉

Vous pouvez laisser un commentaire pour me dire le métier que vous souhaitez exercer après vos études de droit.

Si vous voulez que j’écrive d’autres articles sur la profession d’avocat, dites-le également dans les commentaires 🙂

A bientôt.

Maxime

 

Keep calm and become a lawyer

Réussir le CRFPA : 7 conseils d’un avocat [2021]

crfpa

Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être parce que vous êtes candidat à l’examen d’entrée au CRFPA.

Vous sortez de 4 ou 5 années de droit qui vous ont bien éprouvé. Et vous souhaitez maintenant devenir avocat.

Mais entre vous et votre rêve/vocation/objectif, se dresse un obstacle de taille : le CRFPA !

Vous vous en doutez probablement, mais cet examen, c’est tout sauf de la rigolade ! Il nécessite une grosse préparation, et le taux de réussite est assez faible : entre 15 et 40% selon les IEJ.

L’idée de cet article est de vous donner des clés pour réussir le CRFPA.

Mais qui suis-je pour vous parler de ça, me direz-vous ? 🙂

Eh bien, je m’appelle Maxime Bizeau, et je suis avocat de formation, diplômé de l’Ecole de Formation du Barreau de Paris. J’ai réussi l’examen d’entrée au CRFPA, et je souhaite partager avec vous mon retour d’expérience 🙂

Dans cet article, je vais vous donner 7 conseils pour réussir le CRFPA.

 

Avant d’entrer réellement dans le vif du sujet, je tiens toutefois à clarifier une chose.

Il n’y a pas de configuration idéale pour réussir le CRFPA.

Que vous soyez titulaire d’un master 2 ou au contraire d’un simple master 1, que vous ayez suivi assidûment les cours à l’IEJ pendant l’année ou non, que vous fassiez une prépa estivale ou pas, vous pouvez réussir l’examen du CRFPA !

Il y a des excellents étudiants qui le ratent, et d’autres beaucoup moins excellents qui le réussissent. Certains le travaillent d’arrache-pied pendant un an et ne l’ont pas, et d’autres l’ont en ne révisant que deux mois.

Pour vous dire, il y en a même qui le réussissent sans même être des juristes (coucou les Sciences Po !).

 

blague sur les candidats au CRFPA

 

J’ai moi-même réussi le CRFPA à la suite de mon master 1, sans jamais avoir mis les pieds à l’IEJ avant les épreuves écrites.

Alors gardez bien en tête que pour le CRFPA, il n’y a pas de règle. Tout peut arriver, et tout est possible !

Ceci étant dit, on peut commencer avec le premier conseil 🙂

 

Conseil n°1 : Choisissez des matières qui vous plaisent

Le choix des matières que vous allez passer à l’examen est absolument crucial !

En effet, la note de synthèse et l’épreuve de droit des obligations sont communes à tous les candidats.

Mais chaque candidat doit choisir une matière de spécialité, et ce choix détermine la matière de procédure.

Voici les 7 matières de spécialité, et les matières de procédure correspondantes :

 

Matière de spécialité Matière de procédure
Droit civil Procédure civile
Droit des affaires Procédure civile
Droit social Procédure civile
Droit pénal Procédure pénale
Droit administratif Procédure administrative
Droit international et européen Procédure civile ou procédure administrative
Droit fiscal Procédure civile ou procédure administrative

 

Ceci étant dit, il faut savoir qu’il y a généralement deux écoles concernant le choix des matières au CRFPA.

Ceux qui pensent qu’il est préférable de choisir des matières dans lesquelles ils sont spécialistes. Par exemple, choisir Droit pénal si vous avez fait un master Droit pénal.

Et ceux qui préfèrent faire un choix “stratégique”, en privilégiant des matières réputées plus faciles.

D’après moi, il est clair qu’il vaut mieux choisir des matières dans lesquelles vous avez déjà des connaissances.

Chaque année, les rumeurs vont bon train sur les matières “stratégiques”. Un tel dit qu’il faut choisir Droit social, un autre lui rétorque que “le meilleur bail c’est Droit international et européen”.

Résultat : Vous avez, par exemple, des étudiants spécialisés en droit civil ou en droit des affaires qui choisissent d’autres spécialités réputées plus faciles alors qu’ils n’y connaissent souvent pas grand chose. Et bien souvent, les candidats qui ont fait ce choix échouent à l’examen.

Pourquoi ? Parce qu’en réalité il n’y a pas de “bon plan”, pas de matières stratégiques ! Cela dépend des années, des correcteurs… bref, cela dépend de trop de choses !

La vérité, c’est que vous ne pouvez pas vous permettre de “découvrir” votre matière de spécialité pour le CRFPA. Si ça s’appelle “matière de spécialité”, ce n’est pas pour rien ! Alors choisissez des matières dans lesquelles vous vous sentez à l’aise 🙂

Mais surtout, je vous recommande de choisir des matières que vous appréciez, que vous prenez plaisir à travailler. Gardez en tête que les révisions du CRFPA, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon ! Et vous arriverez beaucoup plus facilement à vous motiver si vous prenez du plaisir dans vos révisions !

Rares sont les personnes capables de travailler à fond une matière qu’ils n’aiment pas…

 

Conseil n°2 : Faites un planning de révisions

Bien sûr, il est préférable de réviser toute l’année pour réussir le CRFPA.

Toutefois, les deux derniers mois avant l’examen sont extrêmement importants, et c’est en réalité à ce moment-là que tout se joue !

Pendant cette période, vous devez être très organisé, et optimiser votre temps !

Pour cela, il est à mon sens indispensable d’avoir un planning de révisions.

C’est en partie pour ça que faire une prépa privée est utile : la prépa vous fixe un cadre et vous force à travailler régulièrement puisque vous devez suivre le rythme de la prépa.

Mais pour ceux qui ne font pas de prépa, il est également possible de réviser efficacement pendant l’été. Vous devez simplement vous créer votre propre cadre de travail. Idéalement, votre planning doit prévoir avec précision vos révisions pendant les mois de juillet et août. Ainsi, vous devez prévoir, pour chaque semaine :

  • des plages horaires pendant lesquelles vous allez lire/ficher/apprendre telle ou telle partie du cours dans chaque matière
  • pour chaque matière, une plage horaire (3 heures pour le droit des obligations et votre matière de spécialité, 2 heures pour votre matière de procédure) pendant laquelle vous allez réaliser un entraînement sur la partie du cours en question
  • une plage horaire de 5 heures pour faire une note de synthèse

Ecrivez votre planning, et affichez-le sur les murs de votre chambre, ou bien en fond d’écran de votre ordinateur ou de votre téléphone. L’idée est de vous obliger à le respecter.

J’en profite pour aborder une question que beaucoup de candidats se posent : faut-il commencer à réviser le Grand Oral avant les épreuves écrites ?

Personnellement, je suis contre. D’abord, parce que les écrits sont suffisamment difficiles pour se rajouter encore du travail. Ensuite, parce que bien qu’il s’agisse d’une matière très dense et transversale, vous aurez largement le temps de vous y consacrer après les écrits.

Alors ne vous dispersez pas 😉 Vous avez déjà suffisamment de choses à faire.

 

Conseil n°3 : Faites des fiches de révisions

Vous allez vite vous en rendre compte, la masse de connaissances que l’on vous demande de connaître pour l’examen du CRFPA est absolument gigantesque.

Pour ceux qui font une prépa privée, amusez-vous à additionner le nombre de pages de vos différents cours. Vous arriverez probablement à environ 1500 pages, sans compter les fascicules d’actualisation !

Je vous le dis très honnêtement, vous ne pourrez pas tout savoir sur le bout des doigts. Autant vous dire qu’il va vous falloir élaguer tout ça.

C’est pourquoi je vous recommande de réviser avec des fiches de révisions synthétiques de manière à vous concentrer sur ce qui est réellement important, sans perdre de temps sur les détails et les éléments superflus.

Si vous voulez en savoir plus sur les fiches de révisions proposées sur ce site, cliquez ici.

Pour ceux qui ne souhaitent pas utiliser les fiches que je propose sur ce site, vous pouvez très bien faire vos propres fiches de révisions. Mais gardez à l’esprit que cela prend beaucoup de temps. Si vous n’avez pas commencé à ficher vos cours avant l’été, vous risquez de manquer de temps. Alors prenez-y vous à l’avance si vous souhaitez ficher la totalité de vos cours 😉

 

Conseil n°4 : Travaillez intelligemment et efficacement

De manière générale, beaucoup d’étudiants confondent quantité de travail et qualité du travail. Et cela reste très vrai pour la préparation du CRFPA.

Les étudiants se rassurent en se disant qu’ils travaillent 10 heures par jour, alors que bien souvent le résultat de leur temps de travail (telles parties du cours fichées/comprises, méthodologie de la note de synthèse un peu mieux acquise, etc…) aurait pu être atteint en beaucoup moins de temps.

Retenez bien une chose : les candidats qui réussissent le CRFPA ne sont pas toujours ceux qui travaillent le plus. Mais ce sont souvent ceux qui travaillent le plus intelligemment.

Mais c’est quoi, travailler intelligemment, me direz-vous ?

Dans le cadre de la préparation du CRFPA, votre temps est limité. Travailler intelligemment, c’est donc utiliser votre temps de manière efficiente pour que vos séances de travail produisent des résultats.

Très simplement, à chaque fois que vous travaillez, vous devez faire en sorte que le travail que vous faites vous soit réellement utile le jour de l’examen.

Cela signifie, par exemple, qu’il ne sert à rien de lire de A à Z tous les arrêts qui figurent dans les fascicules d’actualisation de votre prépa alors que vous ne maîtrisez même pas votre cours.

Cela signifie également que, lorsque vous apprenez vos cours, vous ne devez pas les apprendre bêtement/machinalement, mais au contraire faire l’effort de les comprendre ! Vous n’êtes plus à la fac ! C’est fini les dissertations où on recrache son cours sans réellement savoir de quoi l’on parle.

Je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours plus rapidement si vous voulez plus d’explications sur le sujet.

En outre, pour que vos séances de travail soient productives, vous allez devoir être efficace. Alors mettez-vous dans de bonnes conditions de travail ! Éteignez votre téléphone, et oubliez Instagram quand vous bossez ! Oui je sais, c’est difficile, voire même une torture pour certain(e)s… Mais vous me remercierez quand vous aurez réussi le CRFPA 🙂

 

productivité dans la préparation du CRFPA

 

Conseil n°5 : Faites le plus d’entraînements possible

Il ne fait aucun doute que les entraînements sont une des clés pour réussir le CRFPA.

D’abord, parce qu’ils vont vous permettre de mieux comprendre (et retenir) vos cours. Et ensuite, parce qu’ils vont vous aider à développer des réflexes et des habitudes qui vous serviront le jour de l’examen (comme ne pas oublier de toujours démontrer le lien de causalité dans une consultation de responsabilité civile par exemple).

En ce qui me concerne, il m’est arrivé à plusieurs reprises, pendant ma prépa d’été, de rater des cours. En revanche, je n’ai jamais raté un entraînement. Que ce soit un entraînement de spécialité, de procédure, de droit des obligations ou une note de synthèse.

Cela ne m’a pas porté préjudice, bien au contraire. J’avais même le sentiment que faire des entraînements était plus efficace pour apprendre ses cours que de simplement assister à un cours.

Concernant la manière d’appréhender les entraînements, il n’est pas absolument nécessaire, à mon sens, de toujours se mettre en conditions d’examen (sans vos cours/fiches, temps limité, etc…).

Au contraire, si vous ne maîtrisez pas encore votre cours et que vous faites votre entraînement sans avoir les connaissances requises, cela risque de ne pas servir à grand chose.

Personnellement, pendant tout le mois de juillet, j’avais fait mes entraînements en ayant avec moi mes cours et mes fiches de révisions. Cela ne me faisait en aucun cas culpabiliser, puisque je savais qu’il s’agissait au final d’un excellent moyen pour bien apprendre et comprendre mes cours.

Alors pas de panique si à quelques mois de l’examen, vous n’arrivez pas à faire vos entraînements sans vos cours ! C’est tout à fait normal. L’essentiel est d’être prêt le jour J !

 

Conseil n°6 : Entourez-vous des bonnes personnes 

On a coutume de dire que l’on est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus.

Cela signifie que si vous côtoyez principalement des gens négatifs, stressés, et qui n’ont pas confiance en eux, vous allez également avoir tendance à présenter ces traits de caractère.

Et c’est tout ce que vous voulez éviter pendant cette période de révisions qui est déjà en elle-même stressante et difficile !

Pendant votre préparation du CRFPA, vous devez donc absolument vous entourer de personnes positives, qui travaillent dur sans se prendre la tête, qui ont confiance en leurs capacités de réussite et qui ont confiance en vos capacités de réussite.

Que ce soit dans le cadre de votre IEJ ou de votre prépa privée, je vous recommande de vous trouver un “groupe de travail” composé de ce type de personnes. L’idée est de pouvoir par exemple récupérer un cours que vous avez manqué, discuter d’un point de votre cours que vous avez mal compris, ou encore de vous tenir mutuellement au courant des dernières actualités.

Je m’étais moi-même fait un bon groupe de travail pendant mes révisions. Cela m’a beaucoup aidé, que ce soit en terme de motivation ou d’apprentissage.

Bien entendu, je vous conseille également de continuer à voir votre famille et vos amis pendant cette période. Il n’y a rien de mieux pour garder le moral 😉

 

Conseil n°7 : Ayez une hygiène de vie irréprochable

C’est un conseil qui va peut-être vous surprendre de prime abord. Qu’est-ce que ça vient faire là après tout, l’hygiène de vie ? “Ça n’a rien à voir avec le CRFPA”, pourraient me dire certains.

Mais en réalité, tout est lié. Pour maximiser vos chances de réussir le CRFPA, vous devez avoir une excellente hygiène de vie pendant la préparation de l’examen.

Si vous étiez sportif de haut niveau et que les jeux olympiques étaient dans deux mois, cela vous viendrait-il à l’idée de manger McDo tous les jours et de sortir en boîte jusqu’à pas d’heure ? A priori non…

Bon eh bien pour le CRFPA c’est la même chose ! Toutes proportions gardées bien sûr 😉

Je vous encourage donc à :

  • manger sainement (et varié)
  • faire du sport régulièrement
  • dormir suffisamment (au moins 7 heures par nuit)

N’oubliez pas non plus de faire des pauses régulières pendant vos révisions (toutes les 2 heures par exemple). Il est indispensable de s’aérer l’esprit régulièrement pour rester efficace sur le long terme.

Avoir une bonne hygiène de vie va grandement vous aider à bien préparer le CRFPA, car en étant dans une forme optimale vous allez :

  • mieux mémoriser vos cours
  • mieux les comprendre
  • avoir plus d’énergie, plus de motivation et un meilleur état d’esprit pour aborder l’examen

 

Conclusion

La préparation du CRFPA est une période intense et difficile.

Parce que le CRFPA, c’est un combat. Mais ce n’est pas vous contre les autres. C’est vous contre vous-même.

Vous allez être poussé dans vos retranchements, autant en terme de pression que de charge de travail.

Ceux qui réussiront seront ceux qui auront réussi à dompter cette période.

L’important est de croire en vous, de travailler dur et surtout de ne jamais abandonner !

Je croise les doigts pour vous, et j’espère que vous réussirez le CRFPA 🙂

 

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 

Mauvaises notes en droit : Comment rebondir ?

mauvaises notes

Dans la vie d’un étudiant en droit, les mauvaises notes, c’est un peu comme les cours de droit administratif le lundi matin à 8 heures !

On a beau essayer de les éviter au maximum, ils (elles) finissent toujours par nous rattraper ! (désolé les publicistes)

Ce que je veux dire par là, c’est que tout étudiant en droit doit un jour ou l’autre faire face à des mauvaises notes. C’est un peu une sorte de passage obligé.

Vous lisez peut-être ces lignes alors que vous venez de rater votre premier semestre, ou vos galops d’essai. Vous avez l’impression que c’est la fin du monde, que vous n’êtes bon(ne) à rien, que vous n’y arriverez jamais.

Rassurez-vous, ce type de réactions est tout à fait normal. Toutefois, vous ne pouvez pas rester dans cette attitude pendant le reste de l’année. Vous devez au contraire apprendre à gérer ces mauvaises notes, afin de mieux vous relever de cet échec ! Un peu comme le phénix qui renaît de ses cendres ! Oui Mesdames et Messieurs !

 

phénix

 

Bon ok… J’avoue que je me suis un peu enflammé sur la métaphore du phénix !

Toujours est-il que dans cet article, je vais vous partager mes 5 meilleurs conseils pour rebondir suite à des mauvaises notes. C’est parti !

 

Conseil n°1 : Prendre du recul

La première chose à faire en cas de mauvaises notes, c’est de dédramatiser la situation !

Je sais que ça peut sembler difficile. Dans ce genre de moments, on a l’impression que plus rien d’autre ne compte.

Avoir des mauvaises notes, ça fait mal ! Et ça fait mal car ça touche notre ego, notre fierté (encore plus quand on a beaucoup travaillé)…

Pourtant, ce ne sont pas quelques mauvaises notes qui vont tout changer à votre vie. Votre vie n’est pas foutue, et vous n’allez pas avoir une vie pourrie simplement à cause de ces mauvaises notes.

En réalité, il y a d’innombrables exemples d’étudiants qui ont eu, à un moment donné, des mauvaises notes, sans pour autant que ça ne les empêche de réaliser leurs projets par la suite.

Je me souviens de cet étudiant qui allait presque chaque année aux rattrapages et qui avait ensuite brillamment réussi l’examen du barreau, et est devenu avocat.

Je me souviens également de cet autre étudiant qui avait redoublé plusieurs fois. Ayant fait le choix de changer de voie, ce dernier avait par la suite intégré sur concours une des meilleures écoles de commerce de France !

De manière générale, vous devez comprendre que des mauvaises notes peuvent toujours être rattrapées. Et c’est encore plus le cas si vous n’êtes qu’en L1 !

Vous avez peut-être pour ambition d’intégrer un prestigieux master. Dans ce cas, effectivement, votre dossier va compter.

Toutefois, je n’exagère pas tant que ça en vous disant que vos mauvaises notes sont en réalité presque une chance ! Je m’explique…

Beaucoup d’étudiants ont des notes moyennes au début de leurs études et voient ensuite leurs notes décoller en L2 ou L3. Cela donne au final de très jolis dossiers, avec une belle progression. Et de tels dossiers sont très appréciés, que ce soit pour la sélection en master, dans le cadre d’un concours ou d’un stage.

Mieux vaut progresser d’année en année plutôt que de régresser !

Alors ne vous inquiétez pas si vous avez des mauvaises notes au début de vos études de droit. Il s’agit au contraire d’une opportunité de faire mieux par la suite.

 

Conseil n°2 : Comprendre que VOUS êtes responsable

Prendre du recul, c’est bien. Mais il est également essentiel que vous compreniez que si vous avez eu des mauvaises notes, alors c’est qu’à un moment donné vous n’avez pas fait les choses comme il fallait.

C’est peut-être difficile à entendre, mais c’est la vérité. Vous êtes responsable de vos succès, comme de vos échecs.

Si Marie-Madeleine est major de promo, c’est probablement parce qu’elle travaille beaucoup et intelligemment !

 

Marie-Madeleine

Marie-Madeleine en pleine action !

 

Et inversement, si vous n’avez pas les résultats que vous espérez, c’est que vous avez mal fait les choses quelque part : mauvaise méthode de travail, difficultés avec la méthodologie, mauvaise gestion du stress et du temps pendant l’épreuve, ou tout simplement manque de travail (c’est, de loin, la raison la plus fréquente pour expliquer des mauvaises notes).

Trop d’étudiants en droit ont tendance à se reposer sur des facteurs extérieurs pour expliquer leurs mauvaises notes. Vous avez probablement déjà entendu des étudiants vous dire qu’il est impossible d’avoir la moyenne dans telle ou telle matière, ou alors que leur oral s’est mal passé car l’examinateur est un sadique, ou encore qu’ils n’ont vraiment pas de chance car le sujet qui est tombé au partiel correspond au seul chapitre sur lequel ils ont fait l’impasse…

Le problème de ce genre de raisonnement est que vous considérez inconsciemment que vous ne pouvez rien faire, que vous ne pouvez rien changer à votre situation, car de toute façon c’est comme ça.

Vous devez au contraire comprendre que votre réussite en droit ne dépend que de vous-même.

Oui, vous avez eu des mauvaises notes ! Mais la bonne nouvelle, c’est que vous avez probablement des leviers d’amélioration pour avoir de meilleures notes par la suite.

 

Conseil n°3 : Analyser ses copies

 

analyser

 

Une excellente chose à faire quand on a eu une mauvaise note est de s’attarder sur les remarques et corrections qui figurent sur la copie.

Trop d’étudiants se contentent de regarder leur note et passent ensuite à autre chose.

Au contraire, vous devez profiter de cette opportunité pour voir la où vous avez pêché, ce que vous avez mal fait. Peut-être vous rendrez vous alors compte, au-delà d’un éventuel manque de connaissances, que :

  • vous n’avez pas bien respecté la méthodologie du commentaire d’arrêt (par exemple)
  • votre syllogisme juridique n’était pas au point
  • vos titres n’étaient pas bien formulés
  • votre expression manquait de clarté
  • etc.

Il s’agit de comprendre les erreurs que vous avez faites, afin de ne plus les répéter la prochaine fois !

Par ailleurs, si vous n’arrivez vraiment pas à comprendre pourquoi vous avez eu des mauvaises notes, le mieux à faire est tout simplement d’aller demander des explications au correcteur. N’espérez pas trop gratter un ou deux points ! Vous pouvez toujours essayer, mais vous avez peu de chances d’obtenir gain de cause. Il s’agit plutôt d’obtenir des explications sur ce que vous avez mal fait, des conseils pour mieux faire la prochaine fois, et même davantage de détails sur la grille d’évaluation que le correcteur a utilisée pour vous mettre une note.

Vous pouvez ainsi, soit :

  • aller voir votre chargé de TD, s’il s’agit du correcteur
  • ou bien demander à consulter votre copie, s’il s’agit d’un partiel

Tout étudiant a le droit de consulter ses copies d’examen. L’administration doit permettre à l’étudiant qui le demande de consulter sa copie !

Mais comment faire ? Bien souvent, il vous faudra remplir un simple formulaire. Ça ne prend pas beaucoup de temps, et ça peut valoir le coup… Renseignez-vous toutefois sur la procédure à suivre dans votre université.

Je me souviens qu’au premier semestre de master 1, j’avais obtenu seulement 13/20 au partiel de droit fiscal.

J’étais très déçu de ma note. Je n’arrivais pas à comprendre comment j’avais pu avoir cette note.

Vous allez probablement me dire que 13/20 c’est une bonne note, et vous n’aurez pas tout à fait tort. Toutefois, j’avais abattu une quantité de travail assez énorme pour cette matière, et je pensais vraiment avoir cartonné ce cas pratique.

L’administration m’avait autorisé à consulter ma copie en présence de l’enseignant, et j’étais bien décidé à faire rehausser ma note ! Il devait bien y avoir une erreur…

Vous vous en doutez, il n’y avait aucune erreur. J’avais simplement obtenu la note que je méritais.

Mais j’ai profité de pouvoir consulter ma copie en présence du professeur pour obtenir des explications très précieuses sur ce que j’avais mal fait. Le prof m’avait ainsi expliqué ce qu’il attendait de voir dans les copies, les critères qu’il utilisait pour attribuer des points, et m’avait détaillé son barème de notation.

A la fin de cette entrevue, j’étais convaincu que je n’avais pas perdu mon temps, que tout cela me servirait à l’avenir.

Au final, j’ai eu 20 au partiel de droit fiscal au deuxième semestre.

 

Conseil n°4 : Revoir sa méthode de travail

 

étudiant qui travaille

 

Si vous n’avez pas obtenu les notes que vous espériez, c’est probablement que votre méthode de travail n’est pas la bonne, ou alors qu’elle ne vous est pas adaptée.

Bien entendu, je ne m’adresse pas ici à ceux qui n’ont juste pas ou pas assez travaillé… Dans votre cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Je m’adresse plutôt à ceux qui ont travaillé, voire même beaucoup travaillé, mais qui ont quand même eu de mauvais résultats.

Dans ce cas, n’hésitez pas à changer de méthode de travail ! Après tout, qu’est-ce que vous avez à perdre ? Si vos résultats ne sont pas à la hauteur, autant essayer autre chose !

Personnellement, je n’ai pas hésité à changer ma méthode de travail au cours de mes études de droit.

J’ai progressivement arrêté d’essayer d’approfondir mes connaissances dans des livres alors que je ne maîtrisais même pas l’essentiel.

J’ai commencé à faire régulièrement, tout au long du semestre, des fiches de révisions.

Je me suis mis à apprendre mes cours à l’aide de la méthode des couches successives.

En changeant ma méthode de travail, mes résultats se sont considérablement améliorés.

A ce propos, si vous voulez en savoir plus sur ma méthode de travail (et notamment sur la méthode des couches successives), je vous invite à consulter mon article dans lequel j’explique comment bien réviser ses partiels de droit.

Je ne suis pas en train de vous dire que ce qui a marché pour moi marchera forcément pour vous. Il s’agit, objectivement, de bons conseils, et je vous invite à les appliquer. Mais en réalité chacun a sa propre méthode. Et c’est à vous de trouver ce qui vous convient le mieux !

Alors n’hésitez pas à tester de nouvelles choses, jusqu’à trouver la bonne méthode 😉

 

Conseil n°5 : Se servir de l’échec comme d’une source de motivation

 

I can't do it

 

De manière générale, si vous avez du mal à rester motivé en fac de droit, je vous recommande la lecture de cet article : Comment se motiver pour réussir en droit ? 3 conseils !

Pour ce qui est de rebondir après avoir essuyé des mauvaises notes, vous pouvez en réalité adopter deux types d’attitudes :

  • soit vous vous morfondez et vous apitoyez sur votre sort, en vous persuadant que ça ne sert à rien de travailler car de toute façon vous n’y arriverez jamais.
  • soit au contraire vous vous servez de cet échec comme d’une source de motivation.

Personnellement, quand il m’arrivait d’avoir une mauvaise note, cela n’avait pas pour effet de m’enfoncer, de me mettre plus bas que terre.

Je ne ressentais pas de sentiment de honte ou de tristesse.

Je ressentais au contraire de la colère, presque de la rage. Lorsque j’avais beaucoup travaillé et que j’obtenais une note en deçà de mes espérances, cela me faisait bouillonner intérieurement.

Ma motivation pour réussir mes études de droit s’en trouvait alors décuplée. Je me mettais à travailler d’autant plus dur, et d’autant plus intelligemment.

Et les résultats suivaient, les mauvaises notes s’éloignaient…

C’est ce type d’attitude que vous devez adopter si vous voulez rebondir !

Vous devez voir ces échecs comme des opportunités de grandir et de vous améliorer.

Vous avez raté votre premier semestre ? Ça peut arriver, et effectivement c’est dommage. Mais pensez à combien vous serez fier de vous si vous réussissez à considérablement améliorer vos notes au second semestre, au sentiment de satisfaction et d’accomplissement que vous ressentirez si vous parvenez à valider votre année en déjouant tous les pronostics !

Visualisez vous en train de réussir après avoir échoué. Et passez ensuite à l’action pour y arriver.

 

Conclusion

J’espère sincèrement que ces conseils vous aideront à rebondir si vous avez eu des mauvaises notes.

N’hésitez pas à partager cet article si vous pensez qu’il peut aider certains de vos amis.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage pour la suite !

 

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 

Etudes de droit : 5 erreurs FATALES à éviter !

études de droit

Pendant mes études de droit, j’ai pu constater que beaucoup d’étudiants commettaient les mêmes erreurs.

Malheureusement, ces erreurs sont souvent à l’origine de mauvais résultats, et peuvent réellement vous empêcher de réussir vos études de droit.

Dans cet article, je vais donc partager avec vous les 5 erreurs qui, selon moi, font perdre des points aux étudiants en droit.

 

Erreur n°1 : Trop utiliser les livres

La plupart des personnes en fac de droit, que ce soit les profs ou bien les autres étudiants, répètent à tout bout de champ que travailler avec des manuels de droit est indispensable, que l’étudiant en droit ne doit pas se contenter de ce qu’on lui donne mais au contraire chercher à approfondir ses connaissances par lui-même.

Mon expérience personnelle me montre pourtant que ce n’est pas réellement une nécessité. Et j’irais même plus loin en disant qu’il s’agit même parfois d’une perte de temps.

Bien sûr, travailler avec des manuels va vous aider lorsque vous avez un devoir à préparer chez vous, comme un commentaire d’arrêt ou une dissertation juridique. Cela va vous permettre d’apporter de la matière à votre devoir.

Travailler avec des manuels peut également être intéressant pour mieux comprendre et approfondir une notion ou un concept.

Cependant, trop d’étudiants préfèrent utiliser leurs livres plutôt que leur cours pour réviser, alors même qu’il y’a dans leur cours tout ce qu’il faut pour obtenir une très bonne note à l’examen. Ils préfèrent travailler à l’aide de manuels interminables de plusieurs centaines de pages et se perdent dans des détails alors qu’un cours de droit est déjà généralement très dense et comporte suffisamment de points de détail et d’approfondissement.

Parfois, il peut être intéressant de compléter votre cours à l’aide d’un manuel, mais veillez à ne pas trop le faire. En règle générale votre cours est assez complet comme ça !

Vous devez comprendre que bien souvent, les étudiants en droit qui réussissent sont ceux qui ont appris (et surtout compris) l’essentiel, et pas forcément ceux qui ont passé leurs nuits le nez dans leurs livres !

C’est pourquoi je ne peux que vous recommander de vous concentrer sur votre cours, ou même sur des fiches de révisions synthétiques qui vous permettront de réviser efficacement sans vous perdre dans des détails.

En tant qu’étudiant en droit, votre temps est limité. Alors utilisez le à bon escient 😉

 

Erreur n°2 : Ne pas apprendre ses cours régulièrement

Si vous éprouvez des difficultés dans vos études de droit mais que vous ne faites pas l’effort d’apprendre vos cours régulièrement, alors ne cherchez pas plus loin…

L’apprentissage et la compréhension des concepts et mécanismes juridiques ne se fait pas en deux semaines. Certes, il est possible d’apprendre un cours par cœur en quelques semaines. Mais en procédant de cette manière, vous pouvez être sûr que vous n’aurez pas réellement compris votre cours. Il faut de long mois pour maturer la masse d’informations que l’on vous donne en cours, et en saisir véritablement tous les enjeux.

Surtout, pour bien mémoriser ses cours, il est essentiel de les revoir à intervalles réguliers. C’est la théorie des répétitions espacées.

J’ai déjà abordé ce sujet dans mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours rapidement et efficacement.

Toutefois, je pense qu’il s’agit d’un point extrêmement important pour réussir ses études de droit, alors je me permets d’insister dessus 😉

La théorie des répétitions espacées nous enseigne que pour bien mémoriser des informations sur le long terme, il est indispensable de les revoir à intervalles réguliers.

Voilà un graphique qui va vous aider à comprendre :

Courbe de l'oubli

Plus le temps passe, plus notre cerveau oublie des informations.

Sans aucune révision, notre cerveau aura oublié toutes les informations au bout d’un certain temps.

Mais on se rend compte sur le graphique qu’en effectuant des révisions régulières, le cerveau met de plus en plus de temps à oublier les informations.

Après un certain nombre de révisions, les informations sont bien ancrées dans le cerveau, et ce dernier en oublie alors très peu au fur et à mesure du temps.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour vos études de droit ?

Très simplement, cela signifie que le jour des examens, vous ne vous souviendrez jamais aussi bien de vos cours que si vous les avez revus régulièrement.

Cela signifie aussi qu’en apprenant régulièrement vos cours tout au long du semestre, vous aborderez les révisions des partiels sereinement car vous aurez déjà une bonne partie des informations en tête. Il ne s’agira alors que de consolider vos acquis.

En pratique, je vous conseille de revoir rapidement vos cours toutes les semaines. Vous pouvez, par exemple le week-end, reprendre ce que vous avez étudié pendant la semaine, afin de remettre votre cours en forme, ou le ficher…

Ensuite, vous pouvez, une fois par mois, faire une sorte de “check-point” et revoir tout ce que vous avez étudié jusque-là. Idéalement sous forme de fiches de révisions afin d’être plus efficace.

Bien sûr, tout ça est plus facile à dire qu’à faire, et demande des efforts !

Mais sachez, d’abord, qu’on n’a rien sans rien !

Et qu’ensuite, ce sera du temps de gagné au moment des révisions 😉

Enfin, le fait de revoir vos cours régulièrement va vous donner le sentiment que vous maîtrisez votre semestre, que vous savez où vous en êtes et où vous allez. Et croyez-moi, vos études de droit vous paraîtront à ce moment-là beaucoup plus agréables 😉

 

Erreur n°3 : Négliger les petites matières

Dans les études de droit, les matières à TD sont souvent considérées comme les matières les plus importantes. Ce sont effectivement des matières qui ont un coefficient plus élevé que les petites matières, et qui par conséquent demandent plus de travail.

Mais ce n’est pas pour autant que vous devez négliger les petites matières !

Ces matières, malgré leur faible coefficient, sont souvent très “rentables” à travailler si l’on prend en compte le rapport entre le temps passé et les résultats obtenus.

Elles sont en effet généralement évaluées sous forme de questions de cours, que ce soit dans le cadre d’examens écrits ou d’examens oraux. Et obtenir de très bonnes notes à ce type d’examens est plus que faisable, alors qu’obtenir une excellente note à un commentaire d’arrêt ou à une dissertation juridique, ce n’est pas donné à tout le monde !

En ce qui me concerne, les mentions que j’ai obtenues pendant mes études de droit sont en bonne partie dues aux petites matières, que je travaillais sérieusement. J’avais par exemple régulièrement des notes supérieures à 16 dans le cadre des examens oraux, alors que c’était beaucoup plus rare dans le cadre des partiels écrits…

Tout simplement car pour les petites matières, il suffit (sauf exceptions) d’apprendre son cours et de le recracher… Ni plus ni moins !

Je vous conseille donc de bien travailler ces matières, et de les revoir régulièrement tout au long du semestre afin de connaître parfaitement vos cours au moment des examens !

Si vous voulez des conseils pour réussir vos examens oraux, je vous invite à lire mon article sur le sujet : Comment réussir ses oraux en droit ? 7 conseils !

 

Erreur n°4 : Trop stresser

études de droit stress

C’est précisément une erreur que j’ai commise quand j’étais étudiant en master 1 droit des affaires.

A l’époque, la sélection avait lieu à l’entrée en master 2, et je m’étais mis énormément de pression pour avoir les meilleures notes possibles en master 1.

Les partiels du premier semestre approchaient, et mon stress augmentait de jour en jour.

J’avais le sentiment que j’allais jouer ma vie sur les prochaines semaines.

J’ai énormément travaillé pour ces examens, et j’ai au final obtenu des résultats en deçà de mes espérances.

Je m’étais fixé comme objectif d’avoir une moyenne générale de 15. Et je n’ai pas atteint cet objectif.

Mes résultats ont tout de même été corrects, et même bons. A vrai dire, beaucoup d’étudiants auraient sûrement été très satisfaits d’obtenir de tels résultats.

Mais je savais que j’aurais pu faire mieux, et j’avais abattu une charge de travail considérable qui devait me permettre de faire mieux.

En réalité, je n’ai pas atteint mon objectif à cause d’une seule chose : le stress.

C’est le stress qui m’a empêché de réviser efficacement les derniers jours avant les partiels.

C’est aussi le stress qui m’a totalement empêché de dormir la veille du premier jour des partiels. Pas facile d’avoir les idées claires après une nuit blanche…

Bref, c’est le stress qui m’a fait perdre de précieux points.

Au deuxième semestre, j’ai décidé de changer ma manière d’appréhender les études de droit.

J’ai décidé de prendre plus de plaisir dans mes études de droit, de moins me mettre la pression.

J’ai finalement obtenu 15,6 de moyenne générale à mon second semestre, et j’ai pu intégrer le master 2 que je souhaitais.

J’ai ensuite réussi l’examen d’entrée au CRFPA, et je suis devenu avocat.

Tout ça pour vous dire qu’il faut savoir prendre du recul dans vos études de droit !

Vous mettre trop de pression ne servira à rien et peut au contraire vous paralyser.

Même si vous obtenez des mauvaises notes, vous pourrez les rattraper par la suite. Rien n’est figé.

J’ai par exemple une amie qui a toujours voulu devenir notaire. A la fin de son master 1, ses notes ne lui ont malheureusement pas permis d’intégrer un master 2 droit notarial, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a laissé tomber ! Elle a refait un master 1 dans une autre spécialité, a obtenu de meilleurs résultats, et a pu intégrer un excellent master 2 droit notarial.

Alors restez cool 😉 Travaillez dur, mais ne vous stressez pas plus que de raison !

 

Erreur n°5 : Ne pas avoir d’objectifs

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquemment commises par les étudiants en droit.

Trop de personnes font des études de droit sans réellement savoir pourquoi !

Ne soyons pas hypocrites, une bonne partie des étudiants en droit ont choisi cette filière simplement car il s’agit d’une filière sérieuse qui fait bien devant les parents, et parce que “le droit ça mène à tout”.

Le droit peut effectivement vous mener à des métiers divers et variés. Et c’est justement pour cette raison que vous devez, pendant vos études de droit, avoir en tête un projet professionnel. Ou au moins une raison qui justifie que vous fassiez des études de droit.

Tout simplement car si vous ne le faites pas, vous allez traverser vos études de droit comme un touriste, en naviguant à vue, sans savoir où vous allez…

Si l’on regarde les étudiants en droit qui échouent, qui malheureusement n’obtiennent pas leurs années et finissent par quitter la fac, on se rend compte que la plupart de ces personnes n’avaient pas la moindre idée de pourquoi ils faisaient des études de droit. Ils n’étaient en droit que par hasard, et n’avaient pas de but précis.

Comment être motivé quand on ne sait même pas pourquoi on est là ?

C’est la raison pour laquelle je vous invite à trouver pourquoi vous faites des études de droit.

Les raisons peuvent être diverses et variées :

  • exercer une profession réglementée (avocat, notaire, magistrat, etc.) uniquement accessible après des études de droit
  • faire de la recherche et viser un doctorat en droit
  • passer les concours de la fonction publique
  • avoir les meilleures notes possibles pendant votre licence pour vous orienter ensuite vers une autre formation (école de commerce, Sciences Po, etc.)

Dans tous les cas, il est essentiel de vous informer sur le monde professionnel, de vous intéresser aux différents métiers qui sont accessibles après des études de droit.

Peut-être allez vous découvrir que vous êtes finalement intéressé par la finance, le marketing ou les ressources humaines et vous pourrez alors viser d’intégrer une école de commerce.

Ou peut-être vous rendrez vous compte que vous souhaitez travailler dans l’immobilier ou dans les assurances, et intégrer rapidement le marché du travail.

Ou peut-être encore vous fixerez vous comme objectif de devenir officier de police !

Bref, les possibilités sont très nombreuses.

N’hésitez pas à faire des stages le plus tôt possible afin d’affiner votre projet professionnel.

Lorsque vous saurez pourquoi vous êtes en droit, vos études de droit prendront alors du sens pour vous. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver si vous avez un objectif, si vous savez où vous allez !

Et sachez une chose : quoi que vous fassiez dans la vie, vos études de droit vous serviront toujours 😉

 

Conclusion

J’espère que tout cela vous aidera à réussir vos études de droit 🙂

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager en cliquant sur les boutons de partage juste en-dessous !

A bientôt,

Maxime

Comment bien réviser ses partiels de droit ? 5 conseils !

 

horloge

 

Ça y est, le compte à rebours a commencé ! Vous êtes maintenant à quelques semaines des partiels, et la tension monte ! Vous vous demandez comment vous allez faire pour retenir cette masse gigantesque d’informations. Pas de panique ! Dans cet article, je vais vous partager mes 5 meilleurs conseils pour réviser efficacement ses partiels.

 

Conseil n°1 : Faire un planning de révisions

Faire un planning de révisions est absolument indispensable. Un planning va vous permettre de :

  • vous motiver à travailler. Le fait de mettre par écrit ce que vous devez faire ne vous laissera en quelque sorte plus le choix. Vous serez d’une certaine manière contraint à travailler car vous aurez tout simplement à cœur de respecter votre planning.
  • répartir votre temps de travail en fonction de la quantité de travail que demande chaque matière. N’hésitez pas à prévoir un nombre d’heures de travail proportionnel au coefficient de la matière. Ainsi, pour les matières à faible coefficient, vous prévoirez dans votre planning un nombre d’heures de travail plus faible que pour les matières à gros coefficient.
  • ne pas devoir réfléchir sur ce que vous devez faire pendant la période de révisions. Tout sera clair dans votre tête, vous n’aurez qu’à suivre votre planning. Retenez bien que chaque décision que l’on prend dans une journée est une source de fatigue supplémentaire. Or les révisions sont généralement une période très fatigante en raison de la quantité d’informations qu’il faut assimiler. Si vous savez déjà à l’avance ce que vous devez faire, vous n’aurez plus qu’à vous concentrer à 100% sur vos révisions.

Personnellement, je faisais un planning avant chaque période de révisions. Je notais ainsi par écrit dans un tableau les différentes plages horaires pendant lesquelles j’allais réviser, et les matières que j’allais réviser pendant ces plages horaires. Cela me permettait d’être sûr que je ne négligeais pas une matière par rapport à une autre, et les choses étaient plus claires dans mon esprit.

Une fois dans la période de révisions, avant chaque plage horaire de travail, je me fixais un objectif de travail. Par exemple, si j’avais prévu de réviser le droit des obligations pendant deux heures, je me fixais comme objectif de réviser entièrement toute la partie du cours relative à la formation du contrat (ou toutes mes fiches de révisions relatives à la formation du contrat).

Bien entendu, l’objectif doit être à la fois réalisable et motivant ! N’hésitez donc pas à vous fixer un objectif qui soit un challenge pour vous en terme de temps. Cela vous aidera à ne pas lever le nez et à réviser de manière très efficace.

 

Conseil n°2 : Choisir un lieu adapté

Il est extrêmement important que vous puissiez effectuer vos révisions dans un lieu optimal pour le travail et l’apprentissage. Certains préfèrent réviser à la bibliothèque, d’autres préfèrent réviser chez eux. L’important est de vous sentir bien dans le lieu que vous avez choisi, afin de pouvoir vous focaliser sur vos révisions. Vous devez limiter le plus possible les éléments perturbateurs, les distractions éventuelles.

En ce qui me concerne, j’optais souvent pour la maison de mes grands-parents à la campagne. C’était calme, relaxant et au moins j’étais sûr que personne n’allait me proposer d’aller boire une bière en happy hour 😉

C’était une forme d’isolement, en effet ! Personnellement, je révisais plus efficacement de cette manière. Mais peut-être que vous préférez vous sentir entouré, ou même travailler en groupe afin de pouvoir discuter du cours et donc éventuellement mieux le comprendre. Le tout est de bien vous connaître, pour savoir ce qui vous convient.

Dans tous les cas, je ne peux que vous recommander d’éteindre votre téléphone pendant les plages horaires de révisions. Oui je sais, c’est dur ! Oui, vous attendez un texto de Samantha ! Oui, vous voulez voir si vous avez des likes sur votre dernière photo Instagram ! Eh bien c’est justement pour toutes ces raisons que vous DEVEZ éteindre votre téléphone pendant que vous révisez. Si vous êtes constamment assailli de notifications en tout genre, vous ne pourrez tout simplement pas vous concentrer sur vos révisions. Essayez de travailler avec votre téléphone éteint (voire dans une autre pièce) et vous verrez que votre efficacité sera décuplée. Rien ne vous empêche ensuite de le rallumer pendant vos pauses pour rester “connecté”.

 

smartphone interdit

 

Conseil n°3 : Apprendre avec des fiches de révisions

En droit, les cours sont généralement très longs. Trop longs. Parfois plus de 100 pages. Et quand vous vous retrouvez à deux semaines des partiels avec 800 pages à mémoriser par coeur, vous avez beau essayer, vous avez beau travailler nuit et jour, vous ne pouvez tout simplement pas TOUT mémoriser.

C’est pourquoi il est très important, à mon sens, de faire tout au long du semestre des fiches de révisions. Idéalement, à deux semaines des partiels, vous devez avoir des fiches de révisions synthétiques pour la totalité de vos cours. Vos fiches de révisions doivent représenter environ un tiers de la densité de votre cours. Cela vous permet ensuite d’apprendre uniquement ce qui est important sans perdre de temps sur les détails et les éléments superflus.

Alors oui, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je sais. Surtout que faire des fiches prend énormément de temps ! Mais cela vaut vraiment le coup car votre apprentissage pendant les révisions sera beaucoup plus facile ! J’ai appliqué cette méthode pendant mes études de droit et je peux vous dire que ça a payé.

Si vous voulez en savoir plus sur les fiches de révisions proposées sur ce site, cliquez ici.

Pour ceux qui n’ont pas eu le temps de préparer des fiches de révisions, et qui ne souhaitent pas utiliser celles que je met à disposition sur ce site, la meilleure chose à faire reste de surligner vos cours afin de faire apparaître les éléments essentiels. N’hésitez pas à utiliser un code couleur, cela vous permettra ensuite d’apprendre avec la méthode des couches successives.

 

Conseil n°4 : Apprendre avec la méthode des couches successives

La méthode des couches successives est une méthode d’apprentissage qui m’a suivi pendant toutes mes études de droit. A partir du moment où j’ai découvert cette méthode, je n’ai plus jamais essayé d’apprendre d’une autre manière.

Cette méthode consiste à comprendre la structure du cours, en le décortiquant couche par couche. Il s’agit de hiérarchiser les informations, c’est-à-dire de distinguer les éléments essentiels de ceux qui le sont moins.

La première couche correspond à la structure générale du cours, c’est-à-dire les titres et sous-titres.

La deuxième couche correspond aux définitions, aux articles de loi, aux grands principes et aux éléments importants.

La troisième couche correspond aux exemples et aux points qui permettent d’aller plus loin, qui donnent davantage de détails.

Une fois que vous avez identifié chaque couche, utilisez un code couleur pour distinguer les différentes couches.

Il s’agit ensuite de lire votre cours (ou vos fiches) en 3 étapes :

  • étape 1 : première couche
  • étape 2 : première couche + deuxième couche
  • étape 3 : première couche + deuxième couche + troisième couche

Vous avez peut-être l’impression que cette façon d’apprendre va vous faire perdre du temps. Mais c’est en réalité une excellente méthode pour comprendre la structure du cours et mieux le retenir. Rien n’est plus inefficace que de réviser un cours de manière linéaire. Au contraire, en appliquant la méthode des couches successives, non seulement vous passerez plus de temps sur les éléments essentiels de votre cours, mais, plus encore, les informations contenues dans votre cours seront mieux classées dans votre esprit. Un peu comme si vous rangiez chaque information dans différents sous-dossiers, eux-mêmes rangés dans des dossiers.

Si vous êtes interrogé sur un passage précis du cours, vous saurez clairement où se situe le passage en question dans votre cours, quels sont les éléments et points qui lui sont liés, etc… Il ne vous restera plus qu’à ouvrir le dossier correspondant pour traiter la question !

Vous pouvez bien sûr utiliser cette méthode avec vos fiches de révisions. J’aurais même tendance à dire que c’est en couplant cette méthode avec des fiches qu’elle devient réellement redoutable.

C’est pourquoi mes fiches de révisions comportent des polices et couleurs différentes pour distinguer très nettement les titres, puis les définitions, les grands principes et les articles du code, et enfin les exemples et les points pour aller plus loin. Cela permet d’appliquer la méthode des couches successives en révisant avec mes fiches 😉

 

Conseil n° 5 : Ne pas en faire trop !

 

repos

 

Oui, vous avez bien lu, je vous conseille de ne pas en faire trop dans vos révisions.

Cela peut surprendre au premier abord. On se dit que plus on travaille, plus on a de chances de réussir. Ce n’est pas totalement vrai.

Votre réussite aux partiels tient en réalité plus à la qualité de votre travail qu’à sa quantité.

C’est pourquoi vous devez prévoir dans votre planning de révisions des pauses régulières. C’est absolument indispensable si vous souhaitez rester efficace et concentré une bonne partie de la journée. Vous pouvez par exemple prévoir des pauses de 30 minutes toutes les 2 heures, ou bien des pauses de 10-15 minutes toutes les heures. A vous de trouver le rythme qui vous convient !

Pendant vos pauses, accordez-vous des petits plaisirs, comme regarder une vidéo marrante sur Youtube ! Oui vous pouvez rallumer votre téléphone pendant vos pauses 😉

Pensez également à bien dormir, c’est extrêmement important ! Dormez au moins 7 heures par nuit. Vous pouvez même dormir 8 ou 9 heures si vous voulez être dans une forme optimale. Cela vous évitera de somnoler pendant la journée et ce sera donc du temps de gagné dans vos révisions.

Je vous recommande aussi de manger sainement et de faire du sport pendant cette période. Cela boostera votre mémoire.

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde. Chacun a sa propre méthode. Mais ils m’ont en tout cas beaucoup aidé pendant mes études de droit.

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager les techniques que vous utilisez pour réviser vos partiels 😉

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes révisions et, surtout, de la réussite pour vos examens 🙂

KEEP CALM AND WORK FOR PARTIELS !

 

 

Comment réussir sa prise de notes en cours de droit ?

prise de notes

En droit, la grande majorité des cours a lieu en amphi.

Finis les cours au lycée en petit comité !

Vous voilà lâché dans le grand bain ! Des centaines d’étudiants autour de vous. Des bruits de doigts qui pianotent frénétiquement sur des claviers d’ordinateur. Parfois des bruits de conversations.

Et face à vous : un prof !

Un prof qui, selon les cas :

  • prend bien le temps d’expliquer les notions
  • mais parfois, déblatère son cours à une vitesse hallucinante
  • voire même, raconte sa vie dès qu’il en a l’occasion

Selon les cas, la prise de notes peut s’avérer plus ou moins difficile.

Tout étudiant en droit a déjà été confronté à la difficulté de prendre des notes en amphi.

Je vais vous partager dans cet article 3 conseils qui m’ont aidé à réussir mes prises de notes quand j’étais étudiant en droit.

 

Conseil n°1 : Ne pas tout noter !

Première chose : assister au cours, c’est déjà faire une partie du travail ! Mais à condition d’y assister de manière intelligente !

Bien sûr, si vous vous contentez de rester avachi au dernier rang en comptant les minutes, autant rester chez vous ! Aller en cours n’est utile que si vous utilisez ce temps pour écouter le prof et prendre des notes.

Mais pour autant, il est inutile de noter tout ce que dit le prof ! Il faut simplement noter ce qui sert à la compréhension des notions présentées.

La prise de notes ne doit pas absorber toute votre attention ; vous devez suivre le raisonnement du prof afin de sélectionner ce que vous devez noter. C’est ce que j’appelle l’écoute active.

En procédant de cette manière, vous commencez déjà à apprendre, et à comprendre le cours.

Pendant que la majorité des autres étudiants se contentent de faire les scribes pendant deux heures, et sortent de l’amphi la main engourdie et sans rien avoir appris, compris ou même retenu, vous sortez de l’amphi avec une première compréhension du cours et des notions en tête. Vous avez donc gagné du temps !

Vous avez profité des exemples et des explications données par le prof pour comprendre certains points importants, et vous avez noté l’essentiel, ce qui est réellement important. Cela vous assure d’avoir un cours de qualité qui ne part pas dans tous les sens, et qui soit un minimum synthétique.

Rien ne vous empêche par la suite de compléter votre cours avec, éventuellement, un manuel, si vous estimez que vous n’avez pas noté assez d’éléments pour tel ou tel point ou telle ou telle partie. Mais vous verrez que bien souvent, votre prise de notes aura été suffisante.

Attention ! Je ne vous dis pas de ne rien noter pendant les cours. Ne tombez pas dans l’excès ! Je vous dis simplement qu’il est préférable de ne pas TOUT noter, afin d’avoir un cours déjà prêt à être fiché ou même appris.

 

Conseil n°2 : Prendre ses cours à l’ordinateur

Sur ce sujet, il y’a en réalité un vrai débat. Certains sont des adeptes du bon vieux « papier – stylo », tandis que d’autres ne jurent que par leur MacBook Pro flambant neuf !

 

prise de notes : main ou ordinateur

 

Il est vrai que prendre ses cours à la main peut avoir des avantages. Vous ne risquez pas de vous retrouver en panne de batterie, et vous êtes moins tentés de faire défiler votre fil d’actualité Instagram plutôt que de noter le cours.

Cependant, vous comprendrez vite que votre prise de notes sera meilleure à l’aide d’un ordinateur.

D’abord, parce qu’il est toujours plus long d’écrire à la main plutôt qu’à l’ordinateur… Ecrire à l’ordinateur va vous permettre d’avoir plus de temps pour pratiquer l’écoute active, et donc de mieux comprendre le cours !

Ensuite, parce qu’il sera beaucoup plus facile de remettre en forme votre cours, d’ajouter ou de supprimer des éléments, afin d’avoir un support de qualité pour faire vos fiches de révisions ou réviser vos partiels.

Certes, un ordinateur représente un investissement. Mais il existe aujourd’hui des ordinateurs qui ne coûtent pas extrêmement cher et qui sont totalement adaptés à la prise de notes. Pas besoin du dernier gadget Apple à 2.000 euros !

 

Conseil n°3 : Couper Internet !

Ce conseil va bien évidemment de pair avec le précédent.

Internet est une formidable source d’informations. Mais Internet peut facilement nous distraire et nous happer.

Or si vous vous laissez attraper par Internet pendant un cours, vous aurez ensuite beaucoup de mal à reprendre le fil. En 5 minutes le prof sera déjà passé à autre chose !

Dans cette situation, il ne reste plus qu’à recopier ce que vous avez manqué en lorgnant sur l’écran ou la feuille de votre voisin. Mais entre-temps, le prof a de nouveau avancé…

Bref, votre prise de notes peut vite devenir du grand n’importe quoi.

C’est pourquoi je vous conseille de faire l’effort, pendant les cours, d’éteindre votre téléphone et de couper Internet sur votre ordinateur !

Oui je sais, c’est dur ! Oui, vous attendez un texto de Samantha ! Oui, vous voulez voir si vous avez des likes sur votre dernière photo Instagram !

Mais c’est justement pour toutes ces raisons que vous DEVEZ couper Internet pendant les cours !

Si vous êtes constamment assailli de notifications en tout genre, vous ne pourrez tout simplement pas vous concentrer sur ce que dit le prof.

Faites le test, et vous verrez que votre prise de notes sera bien meilleure 😉

 

Conclusion

Ces conseils ne sont que le fruit de ma propre expérience. Ils ne conviendront peut-être pas à tout le monde.

Mais j’espère en tout cas qu’ils vous aideront autant qu’ils m’ont aidé pendant mes années de droit !

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager vos techniques pour bien prendre des notes !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 

 

 

 

Grand Oral du CRFPA : les conseils d’une élève-avocate pour le réussir

Mary-camille Favarel - Département Juridique

Mary-Camille FAVAREL est auteur du blog d’actualités Département Juridique et élève-avocat à Toulouse avec un parcours en droit public et en droit de la santé. Elle a réussi le CRFPA en 2018 à Toulouse en prenant le parcours « droit public ». Elle a obtenu 14 sur 20 à l’épreuve du Grand Oral du CRFPA. Dans cette interview, elle nous donne :

  • ses meilleurs conseils pour réussir cette épreuve
  • les sujets pressentis du Grand Oral de 2020

 

Peux-tu nous expliquer en quoi consiste le Grand Oral du CRFPA ?

L’épreuve du Grand Oral est l’épreuve maîtresse du CRFPA.

Bien entendu, il faut arriver à passer les épreuves écrites durant tout un été de sacrifices pour ensuite avoir le « privilège » de le passer.

Pourquoi Grand ? Eh bien, il ne ressemble vraiment pas aux oraux des Masters 1 et 2 … ce n’est pas un simple oral-écrit.

D’abord, le jury est composé de trois juristes : un avocat, un magistrat et un universitaire qui auront la fâcheuse tendance à descendre tout ce que vous allez dire.

Puis « grand » car il est véritablement l’aboutissement du CRFPA, avec un coefficient de 4 alors que les langues ont un coefficient 1.

Aussi, il est perçu par le jury comme l’examen clé pour accéder à la profession.

Ils peuvent mettre une note éliminatoire s’ils estiment que l’oral est une catastrophe et à l’inverse une excellente note, mais ne vous attendez pas aux notes habituelles des oraux-écrits. Les notes tournent majoritairement autour de 8 à 12 …

Donc on ne se repose pas sur ses lauriers : partez du principe que vous avez eu 10 aux écrits et battez-vous pour décrocher la meilleure note à l’oral.

 

De quoi est composé le Grand Oral ?

Le Grand Oral est un oral de libertés publiques.

Sujet immensément vaste car il comprend l’ensemble des libertés publiques, notamment au travers de l’actualité mais aussi des grands procès ou de l’histoire même des libertés.

Même si le programme a été arrêté par le CNB, il faut se renseigner sur les présidents (universitaires) de vos universités car ils ont toujours des sujets de prédilection. Pour l’université de Toulouse lors de mon passage en 2018, c’était notamment l’élaboration des libertés publiques (versant très historique).

Par ailleurs, le grand Oral est composé de deux parties :

  • Un exposé de 15 minutes sur un sujet tiré au choix avec 1 heure de préparation sur les libertés publiques
  • Un entretien de 30 minutes avec des questions sur le texte, sur d’autres sujets d’actualité, votre parcours …

 

La préparation du Grand Oral du CRFPA

 

Comment as-tu révisé le Grand Oral ? Quelle a été ton organisation ?

Je m’y étais préparée assez tôt, notamment avec des copains élèves-avocats et thésards qui faisaient passer l’examen en conditions réelles.

Mais une fois le marathon des écrits lancé dès juin, c’est très difficile de maintenir les révisions des libertés publiques.

J’ai eu la chance de monter mon blog DEPARTEMENT JURIDIQUE l’année de mon passage et du coup j’écrivais sur des thèmes en droit de la santé et des libertés publiques comme la GPA, l’avortement …

A côté de cela, je guettais l’actualité en relation avec les libertés publiques tous les matins pendant 10/15 minutes et je notais les sujets sur un document WORD : faits divers, procès, jurisprudence importante, déclaration du gouvernement, nouvelle loi …

Comme sources, j’avais des newsletters quotidiennes, les groupes d’entraide Facebook …

J’ai ensuite trié toutes ces actualités dans des sous-rubriques de libertés : pénal, public, santé, liberté d’aller et venir, vie privée …

J’ai véritablement commencé à réviser après les écrits. Enfin, après une semaine de repos bien méritée !

J’ai donc entrepris les révisions en étant posée et reposée, c’est capital.

Je n’ai absolument pas attendu la proclamation des résultats, pourtant j’ai eu à peine 10 aux écrits donc c’est passé juste …

J’ai donc révisé sur un livre (le plus actuel possible) toutes les libertés pour étudier les dernières jurisprudences importantes en la matière.

J’ai aussi pris des fiches synthétiques et actualisées pour essayer de couvrir l’ensemble de la matière.

Par ailleurs, j’ai rassemblé l’ensemble des questions type lors des Grands Oraux auxquels j’avais assisté telles que :

  • Combien de femmes ont été ministres sous la Ve République ?
  • Quel avocat vous inspire ?
  • Si Hitler vous demandait d’être son avocat, que lui répondriez-vous ?

Concernant l’actualité, l’année de mon passage, il y a eu une jurisprudence importante en matière de GPA quelques semaines avant le Grand Oral.

Or il faut savoir que les sujets sont envoyés quelques jours avant le début du Grand Oral et le jury ne sont pas les plus créatifs. Les faits marquants des 3 derniers mois sont vraiment les sujets majoritaires.

Et le jour du Grand Oral, la jurisprudence autour de la GPA que ce soit un article de presse, la jurisprudence stricto sensu, un article de doctrine… est tombée au moins 10 fois sur quelques centaines de sujets.

Il y a un sujet par élève mais les thèmes peuvent être similaires donc stratégiquement il faut connaître l’actualité de l’année.

Pour terminer sur mes révisions, j’ai également pratiqué des entraînements avec des copains qui présentaient aussi l’examen du CRFPA.

Chacun à son tour, on se donnait un sujet au hasard, l’autre le préparait pendant 1 heure puis l’oral se faisait en conditions d’examen.

C’est très instructif et ça aide à ne pas avoir peur de parler à l’oral.

On peut aussi faire une variante, qui est de préparer une thématique que l’on maîtrise à un de ses amis. J’ai par exemple présenté la GPA à une amie qui m’a présenté la garde à vue.

 

Si tu devais donner tes 3 meilleurs conseils pour bien réviser le Grand Oral…

  • Regarder l’actualité tous les matins et faire au moins une note de l’actualité toutes les semaines (le dimanche par exemple) durant l’été
  • Regarder les informations et les documentaires … en rapport avec les libertés publiques bien sûr
  • S’entraîner à parler en public

 

Penses-tu qu’il faut commencer à préparer le Grand Oral avant les écrits ?

Comme j’ai pu l’expliquer avant, c’est très difficile de tout faire.

Je pense qu’il faut y aller progressivement et véritablement s’y mettre après les écrits.

On prépare donc le terrain avant le combat !

 

Conseilles-tu de beaucoup suivre l’actualité pour réussir le Grand Oral ?

Je vais être redondante mais OUI ABSOLUMENT, c’est primordial d’être au fait de l’actualité du MONDE entier.

Le jour J d’ailleurs, écoutez la radio pour suivre le débat du moment. Un des membres du jury aura peut-être écouté ça et voudra en débattre avec vous.

Surprenez-le avec des arguments évoqués par des experts plus tôt dans la matinée, c‘est encore frais dans votre tête !

 

L’épreuve du Grand Oral du CRFPA

 

Quelles sont les attentes du jury ?

Ils sont trois donc trois personnalités et attentes différentes.

L’avocat, va vérifier que vous avez toutes les qualités d’un futur confrère. Il est le plus souvent bienveillant à votre égard.

Ne soyez pas arrogant mais soyez ferme quand vous affirmez quelque chose.

L’universitaire, veut savoir si votre formation vous a bien servi. Les questions qu’il pose sont souvent autour des principes du droit, de l’histoire … barbant mais vous devez bien répondre car ce sont les questions les plus prévisibles.

Le magistrat, ne nous le cachons pas, est le plus difficile à convaincre. Il attendra de vous un véritable débat intellectuel. Il faudra aller au-delà d’une récitation.

 

Comment faut-il se comporter pendant l’épreuve du Grand Oral ?

Pendant l’épreuve, vous devez démontrer votre capacité à raisonner comme un juriste.

Votre exposé doit être structuré :

  • Une introduction : avec accroche, contexte, problématique, annonce de plan d’environ 3 à 4 minutes
  • Un plan en deux parties voire même deux sous-parties de longueur égale d’environ 5 minutes chacune

Vous devez parler calmement, pas trop vite et de manière fluide.

Pensez à aérer votre diction.

Pour cela, annoncez votre plan :

Aussi pour répondre à … (problématique/thème), il conviendra d’évoquer … (I) puis … (II).

Dans un premier temps, …. (I) qui … (A) puis (B).

Aussi en quoi … (A)

Cet exemple, pour vous montrer que vous devez prendre les membres du jury par la main pour qu’ils puissent noter votre plan et savoir à tout moment de votre exposé où ils sont.

Sachez que c’est dur de suivre 15 minutes d’exposé sans relâche donc mettez un peu de tempo en indiquant votre plan.

 

Quels sont tes conseils pour gérer son temps pendant l’épreuve ?

Vous avez réussi les écrits, vous savez gérer votre temps. Vous devez lire votre sujet plusieurs fois avant de partir tête baissée.

Ce travail d’élaboration avec la rédaction d’une introduction prend en général 15 à 20 minutes.

Puis vous devez faire un plan construit : I A B – II A B et une légère conclusion en 10 minutes.

Ensuite, faire un plan détaillé et équilibré, de 10 à 15 minutes par parties I et II.

Enfin, relire vos notes.

 

Selon toi, qu’est-ce qui t’a permis d’avoir une très bonne note à cette épreuve ? Quels seraient tes meilleurs conseils pour réussir le Grand Oral du CRFPA ?

Je dirais même qu’il n’y a qu’un seul conseil : « pensez comme un avocat ». Un juriste a toujours une réflexion binaire, cherche les difficultés juridiques, trouve des solutions, débat avec lui-même … L’examen est à votre portée, soyez combattif !

 

BONUS : Les sujets pressentis du Grand Oral de 2020 (à connaître sur le bout des doigts …)

  • Violences policières (USA, France)
  • Affaire BALKANY
  • Le Covid et le droit :
    • Droit des patients
    • Droit d’aller et venir
    • Respect de la vie privée (système de traçage)
    • Violences faites aux femmes durant le confinement
    • Système judiciaire durant le confinement : quid de la garde à vue …
  • Les gilets jaunes et le droit : liberté de manifestation et excès ?

Soyez également au fait de la réforme sur les retraites et de l’impact sur la profession d’avocat.

 

[Cliquez ici pour télécharger des fiches de révisions claires et synthétiques pour réussir le CRFPA !]