Grand Oral du CRFPA : les conseils d’une élève-avocate pour le réussir

Mary-camille Favarel - Département Juridique

Mary-Camille FAVAREL est auteur du blog d’actualités Département Juridique et élève-avocat à Toulouse avec un parcours en droit public et en droit de la santé. Elle a réussi le CRFPA en 2018 à Toulouse en prenant le parcours « droit public ». Elle a obtenu 14 sur 20 à l’épreuve du Grand Oral du CRFPA. Dans cette interview, elle nous donne :

  • ses meilleurs conseils pour réussir cette épreuve
  • les sujets pressentis du Grand Oral de 2020

 

Peux-tu nous expliquer en quoi consiste le Grand Oral du CRFPA ?

L’épreuve du Grand Oral est l’épreuve maîtresse du CRFPA.

Bien entendu, il faut arriver à passer les épreuves écrites durant tout un été de sacrifices pour ensuite avoir le « privilège » de le passer.

Pourquoi Grand ? Eh bien, il ne ressemble vraiment pas aux oraux des Masters 1 et 2 … ce n’est pas un simple oral-écrit.

D’abord, le jury est composé de trois juristes : un avocat, un magistrat et un universitaire qui auront la fâcheuse tendance à descendre tout ce que vous allez dire.

Puis « grand » car il est véritablement l’aboutissement du CRFPA, avec un coefficient de 4 alors que les langues ont un coefficient 1.

Aussi, il est perçu par le jury comme l’examen clé pour accéder à la profession.

Ils peuvent mettre une note éliminatoire s’ils estiment que l’oral est une catastrophe et à l’inverse une excellente note, mais ne vous attendez pas aux notes habituelles des oraux-écrits. Les notes tournent majoritairement autour de 8 à 12 …

Donc on ne se repose pas sur ses lauriers : partez du principe que vous avez eu 10 aux écrits et battez-vous pour décrocher la meilleure note à l’oral.

 

De quoi est composé le Grand Oral ?

Le Grand Oral est un oral de libertés publiques.

Sujet immensément vaste car il comprend l’ensemble des libertés publiques, notamment au travers de l’actualité mais aussi des grands procès ou de l’histoire même des libertés.

Même si le programme a été arrêté par le CNB, il faut se renseigner sur les présidents (universitaires) de vos universités car ils ont toujours des sujets de prédilection. Pour l’université de Toulouse lors de mon passage en 2018, c’était notamment l’élaboration des libertés publiques (versant très historique).

Par ailleurs, le grand Oral est composé de deux parties :

  • Un exposé de 15 minutes sur un sujet tiré au choix avec 1 heure de préparation sur les libertés publiques
  • Un entretien de 30 minutes avec des questions sur le texte, sur d’autres sujets d’actualité, votre parcours …

 

La préparation du Grand Oral du CRFPA

 

Comment as-tu révisé le Grand Oral ? Quelle a été ton organisation ?

Je m’y étais préparée assez tôt, notamment avec des copains élèves-avocats et thésards qui faisaient passer l’examen en conditions réelles.

Mais une fois le marathon des écrits lancé dès juin, c’est très difficile de maintenir les révisions des libertés publiques.

J’ai eu la chance de monter mon blog DEPARTEMENT JURIDIQUE l’année de mon passage et du coup j’écrivais sur des thèmes en droit de la santé et des libertés publiques comme la GPA, l’avortement …

A côté de cela, je guettais l’actualité en relation avec les libertés publiques tous les matins pendant 10/15 minutes et je notais les sujets sur un document WORD : faits divers, procès, jurisprudence importante, déclaration du gouvernement, nouvelle loi …

Comme sources, j’avais des newsletters quotidiennes, les groupes d’entraide Facebook …

J’ai ensuite trié toutes ces actualités dans des sous-rubriques de libertés : pénal, public, santé, liberté d’aller et venir, vie privée …

J’ai véritablement commencé à réviser après les écrits. Enfin, après une semaine de repos bien méritée !

J’ai donc entrepris les révisions en étant posée et reposée, c’est capital.

Je n’ai absolument pas attendu la proclamation des résultats, pourtant j’ai eu à peine 10 aux écrits donc c’est passé juste …

J’ai donc révisé sur un livre (le plus actuel possible) toutes les libertés pour étudier les dernières jurisprudences importantes en la matière.

J’ai aussi pris des fiches synthétiques et actualisées pour essayer de couvrir l’ensemble de la matière.

Par ailleurs, j’ai rassemblé l’ensemble des questions type lors des Grands Oraux auxquels j’avais assisté telles que :

  • Combien de femmes ont été ministres sous la Ve République ?
  • Quel avocat vous inspire ?
  • Si Hitler vous demandait d’être son avocat, que lui répondriez-vous ?

Concernant l’actualité, l’année de mon passage, il y a eu une jurisprudence importante en matière de GPA quelques semaines avant le Grand Oral.

Or il faut savoir que les sujets sont envoyés quelques jours avant le début du Grand Oral et le jury ne sont pas les plus créatifs. Les faits marquants des 3 derniers mois sont vraiment les sujets majoritaires.

Et le jour du Grand Oral, la jurisprudence autour de la GPA que ce soit un article de presse, la jurisprudence stricto sensu, un article de doctrine… est tombée au moins 10 fois sur quelques centaines de sujets.

Il y a un sujet par élève mais les thèmes peuvent être similaires donc stratégiquement il faut connaître l’actualité de l’année.

Pour terminer sur mes révisions, j’ai également pratiqué des entraînements avec des copains qui présentaient aussi l’examen du CRFPA.

Chacun à son tour, on se donnait un sujet au hasard, l’autre le préparait pendant 1 heure puis l’oral se faisait en conditions d’examen.

C’est très instructif et ça aide à ne pas avoir peur de parler à l’oral.

On peut aussi faire une variante, qui est de préparer une thématique que l’on maîtrise à un de ses amis. J’ai par exemple présenté la GPA à une amie qui m’a présenté la garde à vue.

 

Si tu devais donner tes 3 meilleurs conseils pour bien réviser le Grand Oral…

  • Regarder l’actualité tous les matins et faire au moins une note de l’actualité toutes les semaines (le dimanche par exemple) durant l’été
  • Regarder les informations et les documentaires … en rapport avec les libertés publiques bien sûr
  • S’entraîner à parler en public

 

Penses-tu qu’il faut commencer à préparer le Grand Oral avant les écrits ?

Comme j’ai pu l’expliquer avant, c’est très difficile de tout faire.

Je pense qu’il faut y aller progressivement et véritablement s’y mettre après les écrits.

On prépare donc le terrain avant le combat !

 

Conseilles-tu de beaucoup suivre l’actualité pour réussir le Grand Oral ?

Je vais être redondante mais OUI ABSOLUMENT, c’est primordial d’être au fait de l’actualité du MONDE entier.

Le jour J d’ailleurs, écoutez la radio pour suivre le débat du moment. Un des membres du jury aura peut-être écouté ça et voudra en débattre avec vous.

Surprenez-le avec des arguments évoqués par des experts plus tôt dans la matinée, c‘est encore frais dans votre tête !

 

L’épreuve du Grand Oral du CRFPA

 

Quelles sont les attentes du jury ?

Ils sont trois donc trois personnalités et attentes différentes.

L’avocat, va vérifier que vous avez toutes les qualités d’un futur confrère. Il est le plus souvent bienveillant à votre égard.

Ne soyez pas arrogant mais soyez ferme quand vous affirmez quelque chose.

L’universitaire, veut savoir si votre formation vous a bien servi. Les questions qu’il pose sont souvent autour des principes du droit, de l’histoire … barbant mais vous devez bien répondre car ce sont les questions les plus prévisibles.

Le magistrat, ne nous le cachons pas, est le plus difficile à convaincre. Il attendra de vous un véritable débat intellectuel. Il faudra aller au-delà d’une récitation.

 

Comment faut-il se comporter pendant l’épreuve du Grand Oral ?

Pendant l’épreuve, vous devez démontrer votre capacité à raisonner comme un juriste.

Votre exposé doit être structuré :

  • Une introduction : avec accroche, contexte, problématique, annonce de plan d’environ 3 à 4 minutes
  • Un plan en deux parties voire même deux sous-parties de longueur égale d’environ 5 minutes chacune

Vous devez parler calmement, pas trop vite et de manière fluide.

Pensez à aérer votre diction.

Pour cela, annoncez votre plan :

Aussi pour répondre à … (problématique/thème), il conviendra d’évoquer … (I) puis … (II).

Dans un premier temps, …. (I) qui … (A) puis (B).

Aussi en quoi … (A)

Cet exemple, pour vous montrer que vous devez prendre les membres du jury par la main pour qu’ils puissent noter votre plan et savoir à tout moment de votre exposé où ils sont.

Sachez que c’est dur de suivre 15 minutes d’exposé sans relâche donc mettez un peu de tempo en indiquant votre plan.

 

Quels sont tes conseils pour gérer son temps pendant l’épreuve ?

Vous avez réussi les écrits, vous savez gérer votre temps. Vous devez lire votre sujet plusieurs fois avant de partir tête baissée.

Ce travail d’élaboration avec la rédaction d’une introduction prend en général 15 à 20 minutes.

Puis vous devez faire un plan construit : I A B – II A B et une légère conclusion en 10 minutes.

Ensuite, faire un plan détaillé et équilibré, de 10 à 15 minutes par parties I et II.

Enfin, relire vos notes.

 

Selon toi, qu’est-ce qui t’a permis d’avoir une très bonne note à cette épreuve ? Quels seraient tes meilleurs conseils pour réussir le Grand Oral du CRFPA ?

Je dirais même qu’il n’y a qu’un seul conseil : « pensez comme un avocat ». Un juriste a toujours une réflexion binaire, cherche les difficultés juridiques, trouve des solutions, débat avec lui-même … L’examen est à votre portée, soyez combattif !

 

BONUS : Les sujets pressentis du Grand Oral de 2020 (à connaître sur le bout des doigts …)

  • Violences policières (USA, France)
  • Affaire BALKANY
  • Le Covid et le droit :
    • Droit des patients
    • Droit d’aller et venir
    • Respect de la vie privée (système de traçage)
    • Violences faites aux femmes durant le confinement
    • Système judiciaire durant le confinement : quid de la garde à vue …
  • Les gilets jaunes et le droit : liberté de manifestation et excès ?

Soyez également au fait de la réforme sur les retraites et de l’impact sur la profession d’avocat.

 

[Cliquez ici pour télécharger des fiches de révisions claires et synthétiques pour réussir le CRFPA !]

Comment utiliser le Code civil ?

utiliser le Code civil

 

Si vous êtes étudiant en droit, vous avez peut-être du mal à utiliser votre Code civil.

Vous avez beau essayer, mais vous ne comprenez pas comment le Code civil est construit, et vous n’arrivez presque jamais à trouver les informations que vous cherchez. Peut-être même que vous évitez au maximum de l’utiliser, et que la simple vue de ce gros pavé vous donne la nausée.

Je vous comprends, car j’étais dans la même situation que vous au début de mes études de droit. J’avais beaucoup de mal à utiliser mon Code civil.

Et pourtant, il est primordial de savoir utiliser le Code civil en fac de droit !

Tout simplement car le Code civil régit de nombreuses matières étudiées à la fac, et notamment :

  • le droit des personnes
  • le droit de la famille
  • le droit des biens
  • le droit des obligations
  • le droit des sûretés

Et si votre université autorise l’utilisation du Code civil pendant les examens, c’est d’autant plus important !

Ça tombe bien, puisque dans cet article, je vais vous montrer comment bien utiliser votre Code civil. On va voir ensemble :

  • comment est construit le Code civil
  • comment lire le Code civil
  • comment chercher dans le Code civil

Je précise que je vais utiliser le Code civil Dalloz (le rouge). Vous savez, celui qui ressemble à ça :

 

Code civil Dalloz

 

L’autre Code civil officiel est le Code civil édité par LexisNexis (le bleu). Il ressemble à ça :

 

Code Civil LexisNexis

 

Je n’ai absolument rien contre le Code civil LexisNexis, mais je préfère celui édité par Dalloz. C’est celui que j’ai toujours utilisé, et je le trouve plus complet en terme de jurisprudence.

Ceci étant dit, c’est parti 🙂

 

Comment est construit le Code civil

Pour bien utiliser votre Code civil, il faut déjà que vous compreniez comment il est construit.

Le Code civil est divisé en livres, eux-mêmes divisés en titres, eux-mêmes divisés en chapitres, eux-mêmes parfois divisés en sections.

Ça paraît un peu compliqué, mais vous allez voir que c’est très simple.

Je vous ai dit précédemment que différents domaines du droit étaient régis par le Code civil. C’est ce qui explique que le Code civil soit divisé en livres. Il y a ainsi un livre dédié au droit des personnes, un livre dédié au droit des biens, etc… Plus précisément, voici la liste des livres du Code civil :

  • Livre Ier : Des personnes
  • Livre II : Des biens et des différentes modifications de la propriété
  • Livre III : Des différentes manières dont on acquiert la propriété
  • Livre IV : Des sûretés
  • Livre V : Dispositions applicables à Mayotte

Petite astuce : si vous regardez votre Code civil de côté, vous verrez qu’il y a des petites bandes rouges. Chacune de ces bandes correspond à un livre du Code civil. Vous pouvez vous référer à ces bandes pour accéder rapidement à un livre du Code civil en particulier.

Ensuite, au sein de chaque livre, on trouve différents titres. Par exemple, le droit des personnes est vaste et englobe de nombreux concepts et notions juridiques. Dans le Code civil, le livre relatif au droit des personnes est donc divisé en différents titres qui sont les suivants :

  • Titre Ier : Des droits civils
  • Titre Ier bis : De la nationalité française
  • Titre II : Des actes de l’état civil
  • Titre III : Du domicile
  • Titre IV : Des absents
  • Titre V : Du mariage
  • Titre VI : Du divorce
  • Titre VII : De la filiation
  • Titre VIII : De la filiation adoptive
  • Titre IX : De l’autorité parentale
  • Titre X : De la minorité, de la tutelle et de l’émancipation
  • Titre XI : De la majorité et des majeurs protégés par la loi
  • Titre XII : De la gestion du patrimoine des mineurs et majeurs en tutelle
  • Titre XIII : Du pacte civil de solidarité et du concubinage
  • Titre : XIV : Des mesures de protection des victimes de violences

Vous arrivez à suivre ? Très bien, parce que ça continue 🙂

On a dit que chaque livre était divisé en titres. Mais chaque titre est lui-même subdivisé en chapitres. En effet, une même notion juridique recouvre généralement plusieurs aspects.

Par exemple, la notion de nationalité française peut être abordée sous l’angle de l’acquisition de la nationalité, de la perte de la nationalité, etc… Par conséquent, à l’intérieur du livre Ier “Des personnes”, le titre relatif à la nationalité française comporte les chapitres suivants :

  • Chapitre Ier : Dispositions générales
  • Chapitre II : De la nationalité française d’origine
  • Chapitre III : De l’acquisition de la nationalité française
  • Chapitre IV : De la perte, de la déchéance et de la réintégration dans la nationalité française
  • Chapitre V : Des actes relatifs à l’acquisition ou à la perte de la nationalité française
  • Chapitre VI : Du contentieux de la nationalité
  • Chapitre VII : Des effets sur la nationalité française des transferts de souveraineté relatifs à certains territoires
  • Chapitre VIII : Dispositions particulières aux collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie

Et enfin, les titres sont parfois divisés en sections. Là-encore, l’idée est de distinguer les concepts pour que le Code civil soit bien organisé.

Par exemple, le chapitre III du titre Ier bis du livre Ier du Code civil traite de l’acquisition de la nationalité française. Naturellement, ce titre est divisé en deux sections :

  • une première section qui traite des modes d’acquisition de la nationalité française
  • une deuxième section qui traite des effets de l’acquisition de la nationalité française

Et ce n’est qu’au sein de ces différentes sections que vous trouverez les articles de loi… mais pas seulement !

En effet, le Code civil contient également :

  • des décrets d’application
  • des extraits d’autres codes relatifs à des matières proches du droit civil (le Code civil Dalloz contient par exemple des extraits du Code de la consommation ou encore du Code de procédure civile…)
  • sous les articles de loi : de la jurisprudence en rapport avec l’article et des références doctrinales

Ce dernier point est particulièrement intéressant. Vous savez sans doute que la jurisprudence désigne l’ensemble des décisions de justice qui ont été rendues sur un sujet donné. Souvent, les articles de loi sont formulés de manière générale et abstraite. Ils ne peuvent prévoir avec précision toutes les situations. C’est là que la jurisprudence entre en jeu. Elle vient préciser l’article et son application dans certains cas.

Par exemple, sous l’article 9 du Code civil qui consacre le droit au respect de la vie privée, on trouve de nombreuses jurisprudences qui précisent le droit au respect de la vie privée. On trouve notamment un arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation en date du 14 décembre 1999 selon lequel “le droit d’agir pour le respect de la vie privée s’éteint au décès de la personne concernée, seule titulaire de ce droit”.

 

exemple de jurisprudence sous un article du Code civil

 

Ainsi, vous pouvez trouver dans votre Code civil de nombreuses jurisprudences pour un sujet donné. Cela peut notamment vous permettre de :

 

Comment lire le Code civil

 

Lire un article du Code civil

Dans le Code civil, les articles sont présentés d’une certaine manière.

Prenons l’exemple de l’article 9 du Code civil. Voici comment cet article est présenté dans le Code civil :

 

article 9 du Code civil

 

En premier lieu, on remarque que l’article 9 du Code civil est précédé d’une référence : “L. n° 70-643 du 17 juill. 1970”.

Il s’agit de la loi qui a créé l’article. Tout simplement, l’article 9 du Code civil est issu de la loi n° 70-643 du 17 juillet 1970.

En second lieu, on voit que l’article 9 du Code civil se compose de deux paragraphes distincts, séparés par un saut à la ligne. Il y a :

  • un premier paragraphe selon lequel “chacun a droit au respect de sa vie privée” ; et
  • un second paragraphe selon lequel “les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s’il y a urgence, être ordonnées en référé”.

Chacun de ces paragraphes correspond à un alinéa. Ainsi, si vous devez rechercher l’article 9 alinéa 1 du Code civil, il s’agit uniquement du paragraphe selon lequel “chacun a droit au respect de sa vie privée”.

En troisième lieu, on trouve sous l’article 9 du Code civil un certain nombre de références en italique. On voit par exemple : “Sur la protection pénale de la vie privée, V. C. pén., art. 226-1 et 226-8. – C. pén.

Ces références en italique correspondent à des lois ou règlements en rapport avec l’article du Code civil concerné. En l’occurrence, les articles 226-1 et 226-8 du Code pénal traitent de la protection pénale de la vie privée et ont donc un lien avec l’article 9 du Code civil qui consacre le droit au respect de la vie privée.

En dernier lieu, sous les références textuelles, on trouve des références doctrinales, comme par exemple “J.-P. Ancel, R. 2000, p.55”. Cet article de doctrine (comme les autres qui suivent) traite du droit au respect de la vie privée. Ainsi, si vous avez par exemple une dissertation à rendre sur le droit au respect de la vie privée, vous pouvez consulter certains de ces articles de doctrine pour vous familiariser avec le sujet.

Et c’est seulement après ces références bibliographiques qu’on trouve la jurisprudence. Mais ça, on en a déjà parlé plus tôt dans cet article 😉

 

Comprendre les abréviations

Pour savoir lire le Code civil, il faut également connaître les différentes abréviations qui sont utilisées.

En effet, ces abréviations sont particulièrement utilisées sous les articles de loi, au niveau des références jurisprudentielles et doctrinales (qui sont, on le rappelle, une mine d’or).

Dans cet article, je vais vous donner les abréviations qui sont les plus souvent utilisées. Certaines sont utilisées pour désigner des revues juridiques (dans lesquelles se trouvent des notes de doctrine), tandis que d’autres servent à désigner des arrêts.

En ce qui concerne les revues juridiques

Voici les principales abréviations :

  • D. : Recueil Dalloz
  • RTD Civ. : Revue Trimestrielle de droit civil
  • Rép. Civ. : Répertoire de droit civil Dalloz
  • JCP : Jurisclasseur périodique (la Semaine Juridique). JCP est suivi d’une lettre qui indique quelle édition de la semaine juridique est concernée. En particulier, « JCP G » fait référence à l’édition générale de la semaine juridique.
  • Gaz. Pal. : Gazette du Palais
  • RLDC Revue Lamy droit civil
  • LPA : Les petites affiches

En ce qui concerne les arrêts

D’abord, si seule la ville est indiquée, c’est qu’il s’agit d’un arrêt de cour d’appel.

Voici un exemple :

 

arrêt d'une cour d'appel sous un article du Code civil

 

On voit “Aix-en-Provence, 10 mai 2001”. Cela signifie qu’il s’agit d’un arrêt rendu le 10 mai 2001 par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. En l’occurrence, cet arrêt a fait l’objet d’une observation de A. Lepage dans le Recueil Dalloz 2002.

Ensuite, vous tomberez souvent sur des arrêts de la Cour de cassation. Vous devez donc bien connaître les abréviations utilisées pour désigner les différentes formations de la Cour de cassation. Ce sont les suivantes :

  • Civ. 1ère : première chambre civile
  • Civ. 2ème : deuxième chambre civile
  • Civ. 3ème : troisième chambre civile
  • Com. : chambre commerciale
  • Soc. : chambre sociale
  • Crim. : chambre criminelle
  • Ch. mixte : chambre mixte
  • Ass. plén. : assemblée plénière

Vous verrez également parfois les abréviations suivantes :

  • Rappr. : Cela signifie “rapprocher”. Autrement dit, la ou les décisions qui suivent sont des décisions qui statuent dans le même sens que la ou les décisions qui précèdent.
  • Contra : Cela signifie que la ou les décisions qui suivent statuent dans un sens contraire que la ou les décisions qui précèdent.
  • Comp. : Cela signifie “comparer”. Autrement dit, les éditeurs nous invitent à comparer une solution avec d’autres solutions rendues dans d’autres affaires.

Enfin, vous devez aussi connaître les abréviations qui font référence au Bulletin des arrêts de la Cour de cassation (qui paraît mensuellement et rassemble les arrêts qui ont une portée importante) :

  • Bull. civ. : Bulletin des arrêts des chambres civiles de la Cour de cassation. En particulier, “Bull. civ. I” désigne le bulletin de la première chambre civile, “Bull. civ. II” désigne le bulletin de la deuxième chambre civile, etc…
  • Bull. ass. plén. : Bulletin des arrêts d’Assemblée plénière de la Cour de Cassation
  • Bull. crim. : Bulletin des arrêts de la chambre criminelle de la Cour de Cassation
Pour les autres abréviations, je vous invite à consulter la liste des abréviations qui se trouve au début de votre Code civil. Voilà à quoi ça ressemble :
liste des abréviations du Code civil

 

Cette liste est exhaustive. Dès que vous ne comprenez pas une abréviation en lisant votre Code civil, vous pouvez vous y référer.

 

Le plan du Code civil : l’antisèche pour se remémorer le plan du cours

Juste après la liste des abréviations, vous trouverez dans votre Code civil la table des matières. Voilà à quoi ça ressemble :

 

plan du Code civil

 

Je vous ai dit précédemment que le Code civil était divisé en livres, puis en titres, puis en chapitres, puis en sections… Eh bien la table des matières reprend l’ensemble des subdivisions du Code civil.

Et chose intéressante : la plupart des cours à l’université reprennent plus ou moins le plan du Code civil. Vous pouvez donc facilement vous remémorer votre cours en jetant un oeil au plan du Code civil.

Mais ce n’est pas sa seule utilité. Le plan du Code civil permet également de se repérer pour trouver la règle de droit applicable sur un thème particulier.

 

Comment chercher dans le Code civil

Admettons que vous ayez un cas pratique à résoudre. Dans le cadre de ce cas pratique, vous devez répondre à la question suivante : à quelles conditions les personnes étrangères peuvent-elles être naturalisées françaises ?

Vous pouvez vous référer au plan du Code civil pour trouver la réponse.

Faisons-le ensemble.

On sait qu’il s’agit d’une question de droit des personnes, et on ouvre donc la table des matières du Code civil, et plus particulièrement le livre premier qui traite du droit des personnes.

Comme on l’a dit précédemment, ce livre est divisé en différents titres. En particulier, le titre I bis traite de la nationalité française :

 

titre I bis du Code civil

 

La réponse à la question sur la naturalisation se trouve donc probablement dans ce titre.

On voit ensuite qu’à l’intérieur de ce titre, la section I du chapitre III traite des modes d’acquisition de la nationalité française :

 

extrait du plan du Code civil

 

La naturalisation étant un mode d’acquisition de la nationalité française, il faut donc regarder dans cette section pour trouver les règles régissant la naturalisation.

Et enfin, cette section sur les modes d’acquisition de la nationalité française est divisée en différents paragraphes, qui sont les suivants :

  • paragraphe 1 : Acquisition de la nationalité française à raison de la filiation
  • paragraphe 2 : Acquisition de la nationalité française à raison du mariage
  • paragraphe 3 : Acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en France
  • paragraphe 4 : Acquisition de la nationalité française par déclaration de nationalité
  • paragraphe 5 : Acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique
  • paragraphe 6 : Dispositions communes à certains modes d’acquisition de la nationalité française
  • paragraphe 7 : De la cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française

La naturalisation n’est ni une question de filiation, ni une question de mariage. Elle ne concerne pas non plus les personnes nées en France. La naturalisation est en réalité octroyée par décret. On se réfère donc au paragraphe 5 sur l’acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique.

Et c’est dans ce paragraphe qu’on trouve :

  • les articles 21-16 et 21-17 du Code civil qui disposent que la naturalisation ne peut être accordée qu’aux personnes qui résident en France depuis au moins 5 ans
  • l’article 21-22 du Code civil selon lequel la naturalisation ne peut être accordée qu’aux personnes majeures

Et on a donc trouvé les conditions que doivent respecter les personnes étrangères pour être naturalisées françaises.

Ce n’est toutefois pas la seule manière. On peut également utiliser l’index du Code civil.

A la fin de votre Code civil, il y a un certain nombre de pages roses (si vous utilisez le Code civil Dalloz). Parmi ces pages roses, on trouve un index (également appelé “table alphabétique”). Cet index est très utile. Il s’agit d’une liste de notions juridiques, classées par ordre alphabétique. Pour chaque notion juridique, l’index vous indique les articles du Code civil correspondants.

Par exemple, si on cherche la notion de naturalisation dans l’index, on voit ça :

 

 

L’index nous indique de nous reporter à la notion de nationalité. En cherchant la notion de nationalité dans l’index, on trouve une rubrique “Naturalisation”, avec les articles 21-15 et suivants du Code civil :

 

 

Là encore, on a donc trouvé la réponse à notre question 🙂

 


 

J’espère que cet article vous aidera à bien utiliser votre Code civil 🙂

 

 

Et si vous avez aimé cet article, partagez-le ! C’est gratuit 😉

Comment réussir sa première année de droit : 9 conseils indispensables !

réussir sa première année de droit

Comment réussir sa première année de droit ? Vaste question…

Vous vous apprêtez peut-être à rentrer en première année de droit. Ou bien vous êtes déjà dans le bain…

Quoi qu’il en soit, si vous êtes ici, c’est que vous souhaitez réussir cette première année de droit !

Ancien étudiant en droit, aujourd’hui avocat de formation, je vais dans cet article vous donner 9 conseils pour réussir votre première année de droit.

Je ne prétends pas détenir la vérité absolue. Et je ne peux pas vous garantir à 100% que vous allez réussir votre première année de droit. Mais les conseils que je vais vous donner ont marché pour moi, et m’ont permis de réussir mes études de droit.

Alors restez bien jusqu’à la fin de cet article pour ne rater aucun de ces conseils !

 

Conseil n°1 : Rentrer directement dans le vif du sujet

Quand on débarque à la fac de droit, il est difficile de se mettre directement au boulot.

D’abord, parce que bon nombre d’étudiants en première année de droit sont là sans trop savoir pourquoi et ne sont donc pas nécessairement dans une optique de travail sérieux.

Ensuite, parce que la fac est un tout nouvel environnement par rapport au lycée, et demande aux étudiants de s’adapter. Il faut assimiler le fonctionnement des cours en amphi, des TD, etc…

Bref, l’étudiant en première année de droit se sent souvent désorienté, et met généralement du temps avant de mettre en place de bonnes habitudes de travail.

Ceci est tout à fait compréhensible. Mais il s’agit pourtant d’une erreur classique.

Pour réussir votre première année de droit, je vous conseille de rentrer directement dans le vif du sujet.

Autant il est à mon sens inutile de travailler pendant l’été avant la rentrée. Autant vous devriez commencer à travailler sérieusement dès le mois de septembre.

En première année, vous devez assimiler le vocabulaire juridique et la méthodologie des exercices (nous y reviendrons dans la suite de cet article), en plus du contenu de vos différents cours. Si vous commencez à travailler quelques semaines avant les partiels, vous courez droit à la catastrophe.

Alors commencez à travailler régulièrement dès le début du semestre 🙂

 

Conseil n°2 : Se faire des amis

Ce n’est peut-être pas le conseil que vous vous attendiez à voir dans cet article. Pourtant il est assez évident.

Vous aurez beaucoup de mal à réussir votre première année de droit si vous la passez tout seul.

Comme je vous l’ai dit précédemment, la fac est un nouvel environnement que vous allez devoir apprivoiser.

Pour ne pas vous sentir perdu, il est indispensable que vous puissiez échanger avec d’autres étudiants, notamment ceux qui sont dans les mêmes groupes de TD ou cours que vous.

A la fac, il est effectivement vite arrivé de louper une information (la date d’un contrôle par exemple). Si vous n’avez personne à qui parler, cela pourrait vous mettre dans une situation délicate…

En outre, il est indispensable que vous puissiez récupérer les cours si pour une raison ou une autre vous ne pouvez pas assister à un cours.

Bien sûr, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je ne vous encourage pas à ne pas aller en cours.

Mais cela nous est tous arrivé de louper un cours ! Et cela vous arrivera probablement à un moment ou à un autre ! Dans ce genre de situations, mieux vaut pouvoir compter sur des personnes de confiance qui pourront vous passer leur cours.

Enfin, pour réussir à la fac, il vaut mieux s’y sentir bien et y avoir des amis vous aidera bien entendu grandement pour cela.

 

Conseil n°3 : Ecouter en cours

écouter en cours

Ce conseil peut sembler évident.

Mais franchement, est-ce que beaucoup d’étudiants en première année de droit l’appliquent ?

Pas nécessairement…

Ce conseil est bien sûr plus facile à énoncer qu’à appliquer.

Pour le mettre en place, vous devez comprendre l’importance du temps en fac de droit.

Pour réussir votre première année de droit, vous avez autant de temps disponible que les autres étudiants. La différence entre les étudiants qui réussissent et ceux qui échouent est la suivante : les premiers utilisent leur temps à bon escient, tandis que les seconds perdent du temps et ne comprennent pas à quel point leur temps est précieux.

Pensez-y : si vous allez en cours et que vous n’écoutez rien pendant les 2 ou 3 heures du cours… eh bien vous avez perdu 2 ou 3 heures de votre temps ! Et vous devrez les rattraper tôt ou tard, chez vous ou à la bibliothèque, alors que vous pourriez être tranquillement installé à la terrasse d’un café avec les copains/copines !

Ce qui vous mènera à une absence d’équilibre entre votre temps de travail et votre temps de loisirs, et donc potentiellement à un dégoût de l’université, et donc éventuellement à l’échec !

Bon, j’y vais un peu fort ! Mais j’espère que vous avez compris l’idée.

Si vous allez en cours, c’est pour écouter ! Si vous n’écoutez pas, autant rester chez vous !

 

Conseil n°4 : Travailler tous les jours

Travailler tous les jours… cela peut sembler horrible de prime abord !

Et pourtant, cela peut énormément vous aider à réussir votre première année de droit.

Comprenez-moi bien : je ne vous encourage pas à travailler tous les jours comme un forcené 15 heures par jour !

Je vous encourage à travailler un petit peu chaque jour.

Afin d’utiliser votre temps de la façon la plus efficiente possible.

Je m’explique.

Chaque jour de la semaine, vous aurez des cours en amphi et en TD. Pendant ces cours, vous serez confronté à un certain nombre d’informations.

Le problème est qu’en général, même si vous avez l’impression que vous allez retenir ces informations, vous aurez tout oublié au bout de quelques jours.

Le cerveau ne retient généralement pas la plupart des informations qu’on lui présente.

Pour éviter cela, vous allez devoir ancrer les informations dans votre cerveau.

Pour ça, une technique très efficace est de revoir le cours le soir après y avoir assisté. Vous pouvez en profiter pour le réorganiser, le remettre en forme, surligner ou souligner certains éléments, etc…

En revoyant le cours quelques heures après y avoir assisté, vous allez permettre à votre cerveau de beaucoup mieux mémoriser les informations qui lui ont été présentées.

C’est une technique que j’ai utilisé pendant toutes mes études de droit et qui m’a énormément aidé.

Et ce n’est pas si difficile à mettre en place. Il suffit d’y consacrer 30 minutes chaque soir. La clé est la régularité.

Si vous voulez plus de conseils pour apprendre efficacement vos cours, je vous renvoie à mon article sur le sujet.

 

Conseil n°5 : Ne pas se disperser dans les livres

Beaucoup d’étudiants en droit sont tentés d’approfondir leurs connaissances dans des livres.

Au début du semestre, certains achètent trois livres par matière en pensant que ça les aidera à avoir de bons résultats.

Mais de manière générale, ce n’est absolument pas nécessaire pour réussir en droit ! Et encore moins pour réussir sa première année de droit !

En première année de droit en particulier, on ne vous demande absolument pas de connaître par coeur des livres de 300 pages remplis de détails !

Ces livres pourront éventuellement vous être utiles si vous passez les concours/examens pour devenir avocat/magistrat/huissier…

Mais en première année, il n’est pas utile de vous prendre pour un professionnel du droit.

Le temps que vous passez dans des livres très détaillés aurait probablement été mieux utilisé à simplement revoir, comprendre et mémoriser vos cours.

Vous devez comprendre que vos cours sont largement suffisants pour réussir votre première année de droit.

Alors ne vous dispersez pas trop 🙂

 

Conseil n°6 : Faire des fiches de révisions

Ce conseil est un petit peu la suite du précédent.

Je vous ai dit que les livres étaient généralement trop détaillés pour vos besoins et qu’il valait mieux se concentrer sur vos cours.

Mais ce n’est pas tout.

En réalité, même vos cours sont généralement trop détaillés.

Il est essentiel que vous appreniez vos cours en travaillant avec des fiches de révisions.

Quand je parle de fiches de révisions, je parle de fiches synthétiques.

Ça ne sert à rien de simplement recopier votre cours sans chercher à le résumer.

En terme de densité, vos fiches ne doivent pas représenter plus de la moitié de votre cours.

C’est ce qui vous permettra de réellement comprendre la structure et la logique du cours, et de focaliser votre apprentissage sur les éléments les plus importants de votre cours.

Beaucoup d’étudiants ne savent pas comment synthétiser. Voici quelques pistes.

Le plus important, ce sont les titres et les sous-titres (l’architecture du cours). S’il y a une chose à connaître par cœur, c’est bien celle-là.

Ensuite, il faut se concentrer sur les informations qui ont le plus de chances de vous servir à votre examen. Je m’explique. Si par exemple votre cours retrace sur 2 pages une évolution jurisprudentielle, le plus important, c’est l’état actuel de la jurisprudence (ou ça en est maintenant). Connaître toute l’évolution et les différentes étapes n’est pas inutile, mais c’est moins essentiel.

De même, le droit est souvent organisé autour de principes et d’exceptions. Connaître les principes est absolument indispensable. Connaître toutes les exceptions est utile, mais ça vient après (si vous ne connaissez pas les principes ça ne sert à rien de connaître les exceptions).

Ou encore : si votre cours donne 3 exemples pour illustrer un point, il n’est pas utile de connaître les 3 exemples.

Si vous vous lancez dans la confection de fiches de révisions, je vous recommande de vous y atteler régulièrement (par exemple au moment où vous revoyez votre cours après y avoir assisté, voir conseil n°4).

Si vous ne vous sentez pas de faire des fiches de révisions de qualité ou si vous voulez gagner du temps, je vous recommande les fiches de révisions que je propose sur ce site. Cliquez ici pour télécharger les fiches de révisions.

Mockup - Fiches de droit des contrats

 

Conseil n°7 : Travailler toutes les matières

Comme je vous l’ai dit précédemment, beaucoup d’étudiants en droit perdent du temps dans les livres.

Cela concerne avant tout les grosses matières, les matières à TD. En première année, il s’agit généralement (selon les universités) du droit constitutionnel, de l’introduction au droit, du droit des personnes et du droit de la famille.

Les étudiants se focalisent presque exclusivement sur ces matières, et délaissent complètement les petites matières, qui ne font pas l’objet de TD.

Le fait de ne pas être suivi comme en TD n’incite effectivement pas les étudiants à travailler ces matières régulièrement.

Grave erreur…

Ces matières peuvent vous permettre d’obtenir de très bonnes notes (beaucoup plus que les matières à TD). Elles sont effectivement évaluées sous forme de questions de cours (que ce soit à l’écrit ou à l’oral), et ne nécessitent donc pas réellement de réflexion mais surtout un apprentissage consciencieux de la matière.

Même si leur coefficient est inférieur à celui des grosses matières, les petites matières peuvent vous permettre d’obtenir des notes si excellentes qu’elles peuvent réellement faire une grosse différence !

Alors ne les négligez surtout pas. Si vous appliquez le conseil n°5 (ne pas se disperser dans les livres), vous devriez avoir le temps de les travailler régulièrement 🙂

 

Conseil n°8 : Assimiler le vocabulaire juridique

Vous allez vite vous en rendre compte en débarquant à la fac, le droit est truffé de termes techniques qu’il vous faut impérativement connaître et comprendre si vous voulez réussir : nullité d’un contrat, règle d’ordre public, exécution forcée, sécurité juridique, rétroactivité, ordonnances, décrets, acte juridique, fait juridique, personne morale… Sans oublier les mots en latin comme intuitu personae !

Bref, il y en a des tonnes.

Si vous ne faites pas l’effort de mémoriser et comprendre ces termes, vous ne pourrez jamais réellement comprendre vos cours.

Je vous conseille de procéder comme suit : lorsque vous revoyez ou apprenez vos cours, arrêtez-vous dès que vous ne connaissez pas un mot et faites l’effort d’en chercher une définition.

Bien sûr, cela prend du temps, mais c’est réellement indispensable. Réussir sa première année de droit passe par la maîtrise du vocabulaire juridique.

Pour les années suivantes, vous aurez moins besoin de faire cet effort car c’est réellement en première année que vous serez confronté à ce nouveau monde qu’est le droit.

Bref, revenons à nos moutons. Pour les définitions des termes juridiques, vous pouvez en trouver sur Internet. Il existe de bons dictionnaires juridiques en ligne, comme celui-ci.

Mais pour éviter de vous perdre dans les méandres d’Internet pendant que vous travaillez, le mieux reste d’acheter un dictionnaire papier. S’il y a un livre à acheter en première année de droit, c’est bien un dictionnaire juridique !

Celui que je vous recommande est le “Vocabulaire Juridique” de Gérard Cornu. Il est très complet et précis.

Vocabulaire juridique

Je l’ai utilisé pendant toutes mes études de droit et il m’a énormément aidé.

 

Conseil n°9 : Apprendre et comprendre la méthodologie

Pour réussir votre première année de droit, vous devez impérativement apprendre et comprendre la méthodologie des différents exercices qu’on vous demandera d’effectuer.

En première année, il s’agit surtout des exercices suivants :

  • la fiche d’arrêt. Vous allez en faire des dizaines et des dizaines. La première fois que vous entendrez votre chargé de TD vous demander de faire les 14 fiches d’arrêt de la plaquette de TD pour la semaine prochaine, vous penserez sans doute qu’il vous fait une mauvaise blague. Mais c’est bien réel 😉
  • la dissertation juridique.
  • le cas pratique.

Le commentaire d’arrêt est également un exercice très important des études de droit. Mais la maîtrise de cet exercice est généralement exigée à partir de la deuxième année. En première année, vous serez donc en principe épargné 🙂

Dans cet article, je ne m’étendrai pas sur la méthodologie propre à chacun des exercices précités. Il y a déjà des articles sur ce site qui traitent spécifiquement de ce sujet. Je vous renvoie donc à :

Ce que vous devez comprendre, c’est que si vous ne maîtrisez pas la méthodologie, il vous sera franchement difficile d’obtenir la moyenne. Même si vous avez des connaissances.

Les professeurs sont très à cheval sur la méthodologie. Le but des études de droit est de vous apprendre à organiser une réflexion de manière structurée et rigoureuse. L’enseignement de la méthodologie vise à vous permettre d’atteindre cet objectif. Donc si vous ne respectez pas la méthode, vous serez sanctionné. Parfois lourdement.

 

 

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Pourquoi faire du droit : 3 bonnes raisons (et 2 mauvaises)

pourquoi faire du droit

Si vous êtes étudiant en droit ou que vous vous apprêtez à rentrer en fac de droit, vous vous posez peut-être la question suivante : pourquoi faire du droit ?

Il est tout à fait normal de se poser cette question. Que vous commenciez vos études de droit ou que vous ayez déjà plusieurs années de bouteille derrière vous, c’est même plutôt bon signe. Cela signifie que vous voulez être sûr que vous êtes à votre place, que vous avez fait le bon choix et que vous vous souciez de votre avenir.

En réalité, avoir un “pourquoi” (savoir pourquoi vous faites du droit) est essentiel car c’est ce qui vous permettra de rester motivé tout au long de vos études. Quand la charge de travail sera lourde et que les notes moyennes ou mauvaises seront éventuellement au rendez-vous, c’est ce qui vous aidera à ne pas baisser les bras. Au contraire, si vous n’avez pas de but, si vous ne trouvez pas de sens dans vos études, si vous n’avez pas de “pourquoi”, il sera franchement difficile pour vous de réussir.

Mais alors pourquoi faire du droit ? Les raisons peuvent en réalité être diverses et variées.

Dans cet article, je vais vous aider à y voir plus clair. Nous verrons ensemble 3 bonnes raisons pour faire des études de droit. Nous verrons également à la fin de cet article que les étudiants font parfois du droit pour de mauvaises raisons… Si vous pensez que c’est votre cas, restez bien jusqu’à la fin de cet article car cela pourrait vous être utile.

On commence tout de suite avec la première bonne raison pour faire du droit. C’est parti !

 

Raison n°1 pour faire du droit : Exercer un métier du secteur juridique

La réponse la plus logique à la question “Pourquoi faire du droit ?” est sans doute la suivante : pour exercer une profession du droit.

Effectivement, il existe de nombreux débouchés dans le secteur juridique pour les étudiants en droit.

Vous pouvez devenir avocat, magistrat, notaire, huissier de justice, juriste en entreprise, etc…

Pour devenir avocat, il faut être titulaire d’un master en droit, puis réussir l’examen d’entrée au CRFPA (centre régional de formation professionnelle d’avocats). Il faut ensuite effectuer une formation en école d’avocats, avant de passer le CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat). Une fois cet examen réussi, il est possible de prêter serment et d’exercer le métier d’avocat. Pour plus d’explications, je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment devenir avocat.

Afin de devenir magistrat, il faut également un master en droit. Mais il faut surtout réussir le concours pour entrer à l’ENM (école nationale de la magistrature).

Pour devenir notaire, il existe deux possibilités :

  • la voie universitaire : intégrer et effectuer un master 2 de droit notarial, suivi d’un stage de deux ans dans un office notarial. Pendant le stage, il faut suivre une formation dans un CFPN (centre de formation professionnelle des notaires) avant de passer le DSN (diplôme supérieur de notariat).
  • la voie professionnelle : il faut être titulaire d’un master 2 en droit. Il faut ensuite effectuer une formation dans un CFPN et un stage en alternance de 30 mois dans un office notarial, avant d’obtenir le DSN.

Le métier d’huissier de justice est accessible aux diplômés d’un master de droit. Il faut ensuite effectuer deux ans de stage dans une étude d’huissier et suivre une formation pour réussir l’examen d’aptitude aux fonctions d’huissier de justice.

Enfin, il ne faut pas oublier le métier de juriste d’entreprise. Il ne s’agit pas d’une profession réglementée, à l’inverse des métiers précédemment cités. Il n’est pas nécessaire de passer un concours ou un examen spécifique. Pour autant, les juristes d’entreprise sont très demandés. En particulier, les grosses entreprises disposent aujourd’hui de services juridiques très performants, qui comptent parfois des effectifs importants. Les spécialités possibles sont nombreuses (droit des sociétés, droit des contrats, droit fiscal, propriété intellectuelle, contentieux, droit du travail, etc…). Les juristes d’entreprise ont généralement un master 2 en droit, mais il est possible d’être recruté dans une petite entreprise simplement avec un master 1 en droit.

Quoi qu’il en soit, je vous encourage vivement à vous renseigner sur les différents métiers accessibles après vos études de droit. Vous devriez même commencer à vous renseigner le plus vite possible afin de savoir ce qui vous attend par la suite et quelles sont vos possibilités. C’est en sachant où vous allez que vous pourrez donner du sens à vos études et répondre à la question “pourquoi faire du droit ?”.

 

Raison n°2 pour faire du droit : Passer un concours

Il existe de nombreux concours qui peuvent être présentés par les étudiants diplômés en droit.

L’avantage est que ces concours ne nécessitent pas nécessairement un cursus en droit complet, jusqu’au master, comme c’est le cas des professions citées ci-dessus.

Ainsi, il est possible de passer le concours de greffier des services judiciaires après un bac+2 en droit.

Après une licence de droit (3 ans), il existe des concours qui peuvent notamment mener aux métiers suivants :

  • commissaire-priseur
  • collaborateur de notaire
  • lieutenant de police

 

police

 

Il est également possible de passer le concours de commissaire de police après un bac+5. Un certain nombre de diplômés d’un master en droit passent et réussissent ce concours.

Il ne faut pas non plus oublier les nombreux concours de la fonction publique.

On distingue 3 types de concours de la fonction publique :

  • les concours de catégorie A, qui requièrent un diplôme de niveau bac+3 au moins
  • les concours de catégorie B, qui requièrent un diplôme de niveau bac à bac+2
  • les concours de catégorie C, qui requièrent un diplôme de niveau V ou VI (CAP, BEP, brevet des collèges).

Ainsi, une licence de droit ou un bac+2 en droit peut vous permettre de passer un certain nombre de concours de catégorie A et de catégorie B.

Ces concours permettent d’accéder à des métiers variés au sein des différents services publics de l’Etat :

  • contrôleur des finances publiques (concours de catégorie B) ou inspecteur des finances publiques (concours de catégorie A)
  • contrôleur du travail (concours de catégorie B) ou inspecteur du travail (concours de catégorie A)
  • attaché territorial (concours de catégorie A)
  • administrateur territorial (concours de catégorie A), etc…

Ces métiers ne sont qu’un petit échantillon de ceux qui sont accessibles après un concours de la fonction publique.

Si la notion d’intérêt général vous est chère et que vous souhaitez travailler au sein de l’Etat, n’hésitez pas à vous renseigner sur ces concours.

Ils sont souvent méconnus des étudiants en droit, ce qui est dommage.

Enfin, après une licence de droit, il est également possible de passer les concours des écoles de commerce ou des IEP (instituts d’études politiques).

Pour celles et ceux qui ne se voient pas nécessairement exercer un métier juridique, il s’agit d’un excellent moyen d’élargir vos opportunités. Après une école de commerce, vous pouvez par exemple travailler en entreprise, dans des secteurs variés (marketing, finance, ressources humaines, etc…).

Chaque année, de nombreux étudiants en droit parviennent à intégrer une école de commerce. Alors pourquoi pas vous ?

Bref, vous l’avez compris ; de très nombreuses possibilités s’offrent à vous après vos études de droit. Alors pensez-y la prochaine fois que vous vous demandez pourquoi faire du droit 🙂

 

Raison n°3 pour faire du droit : Acquérir une solide culture générale

Au-delà des formations et métiers accessibles après la fac de droit, il peut également être intéressant d’apprécier les études de droit en elles-mêmes.

A ce titre, les études de droit sont très riches et vous permettront d’acquérir une vraie culture générale. En outre, vous apprendrez des choses concrètes, qui pourront vous servir dans la vie de tous les jours. Ainsi, à la fin de vos études, vous saurez :

  • quelles sont les règles à respecter pour qu’un contrat soit valable
  • quels sont les droits et libertés dont dispose chaque individu et, par conséquent, dont vous disposez (qui sait, cela pourrait un jour vous servir si vous vous retrouvez dans une situation délicate…)
  • comment fonctionnent des institutions comme le mariage ou le PACS
  • quels sont les pouvoirs dont dispose l’administration et qu’est-ce que cette dernière peut faire vis-à-vis des individus
  • comment créer une société ou comment exercer une activité commerciale (cela pourrait vous être utile un jour, même si vous ne l’envisagez pas actuellement)
  • quelles sont les règles que votre employeur doit respecter si vous êtes salarié, etc…

En réalité, il ne s’agit que d’un petit aperçu de la masse de connaissances que vous assimilerez pendant vos études de droit.

Quand on est la tête dans le guidon, on ne s’en rend pas forcément compte. Mais avoir l’opportunité d’apprendre autant de choses est une véritable chance.

Cela vous permettra de mieux comprendre comment fonctionne le monde, et quelles en sont les règles (pour pouvoir éventuellement mieux les utiliser à votre avantage).

Cette simple raison devrait vous permettre de pouvoir répondre à la question “Pourquoi faire du droit ?”. Car soyez-en sûr : les connaissances que vous assimilez en droit vous serviront tôt ou tard.

 

Les mauvaises raisons pour faire du droit

Vous avez pu vous en rendre compte, il existe plusieurs bonnes raisons pour faire du droit.

Mais certains étudiants sont parfois poussés à faire du droit pour de mauvaises raisons.

Bien sûr, chaque personne a ses raisons qui lui sont propres et il ne s’agit pas d’émettre un jugement de valeur sur les buts et les motivations de chacun. Mais de manière générale, les étudiants qui sont motivés par ce type de raisons échouent dans leurs études ou finissent malheureux dans leur vie professionnelle. Il s’agit donc de décrypter ces raisons afin de comprendre qu’elles ne vous mèneront peut-être pas là ou vous le pensez.

La première mauvaise raison est… l’argent !

Eh oui ! Beaucoup d’étudiants se lancent dans les études de droit car ils espèrent gagner beaucoup d’argent. C’est une réalité.

 

argent

 

Je ne vous dirai pas qu’il n’est pas possible de bien gagner sa vie après des études de droit. Vous avez peut-être vu sur Internet ou dans des revues que certains professionnels du droit ne gagnent pas très bien leur vie. Et c’est vrai. Mais en réalité, il est possible de très bien gagner sa vie après la fac du droit. Simplement, comme dans de nombreux domaines, il y a de grandes disparités.

Alors pourquoi faire du droit pour l’argent est une mauvaise idée ?

Ce que je veux vous dire, c’est que l’argent n’est pas une raison valable de faire des études de droit. Ou plutôt : ce ne doit pas être la seule raison ! Car si c’est le cas, vous foncez droit dans le mur et vous avez de grandes chances de ne pas être très épanoui dans votre carrière.

Bien entendu, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Ce peut être une source de motivation, et il n’y a rien de mal à vouloir bien gagner sa vie. Mais encore une fois, ce ne doit pas être la seule. Parce que si vous n’aimez pas ce que vous faites ou que vous n’êtes pas intéressé par le métier que vous exercez, vous ne serez pas heureux (peu importe l’argent que vous gagnez).

Vous devriez plutôt voir ça comme un bonus, comme une source de motivation annexe à votre “pourquoi” principal (qui peut être le métier que vous comptez exercer par exemple).

Maintenant, si je devais citer une seconde mauvaise raison qui pousse les étudiants à faire du droit, ce serait : les proches !

Beaucoup d’étudiants font du droit pour faire plaisir à leurs parents, et à leur famille de manière plus générale.

Encore une fois, il n’y a rien de mal à vouloir rendre fiers ses proches. C’est même parfaitement louable. Mais comme pour l’argent, ça ne devrait pas être votre source de motivation principale.

Vivre et construire sa vie à travers le regard des autres (même ses parents) n’est jamais une bonne chose sur le long terme.

Si vous faites du droit, c’est avant tout pour vous. Parce que VOUS en avez envie. Parce que VOUS l’avez décidé.

 

Conclusion

J’espère que cet article vous aura aidé à savoir pourquoi vous faites du droit.

 

 

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Et laissez un commentaire ci-dessous pour dire pourquoi vous faites du droit. Cela m’intéresserait de savoir 🙂

Comment réussir en droit : 5 qualités indispensables !

réussir en droit

Réussir en droit est tout sauf évident.

Les études de droit figurent en effet parmi les plus sélectives. Le taux d’échec, particulièrement en première année, est très élevé.

Clairement, si l’on regarde la horde d’étudiants qui prennent d’assaut la fac de droit chaque année, tous ne réussiront pas.

C’est la dure réalité de la fac de droit.

Réussir en droit demande évidemment du travail. Mais surtout, les étudiants en droit qui réussissent ont généralement certaines qualités, certains réflexes, un certain état d’esprit, qui leur permettent de réussir leurs études. Certains avaient ces qualités avant la fac de droit, d’autres les développent pendant leurs études de droit.

Toujours est-il qu’on retrouve ces qualités chez la plupart des bons étudiants en droit.

Vous vous demandez sans doute quelles sont ces qualités. Eh bien c’est tout l’objet de cet article Mesdames et Messieurs !

Nous allons voir les 5 qualités indispensables pour réussir en droit. Et si vous êtes étudiant en droit, cela devrait vous intéresser 😉

 

Qualité n°1 pour réussir en droit : la curiosité !

Absolument ! La curiosité !

D’autres qualités sont également très importantes. Mais à mon sens, la curiosité est la qualité la plus importante pour un étudiant en droit.

Pourquoi ? Parce qu’être curieux, c’est s’intéresser naturellement aux choses. Un étudiant en droit curieux n’aura pas de mal à écouter en cours, à faire ses TD ou à réviser… tout simplement parce que par nature, il souhaite en apprendre plus que ce qu’il sait déjà !

Le monde est un jeu.

Et le droit, c’est les règles du jeu.

Si vous vous intéressez au monde dans lequel vous vivez, vous allez forcément, à un moment ou à un autre, vous intéresser au droit.

Car le droit régit tout ce qui nous entoure.

Les études de droit sont théoriques, mais ce que vous étudiez existe véritablement en pratique.

Pensez-y… en fac de droit vous apprenez :

  • quelles sont les conditions du mariage, du PACS, de l’adoption….
  • sur qui pèse la charge de la preuve dans un procès
  • comment créer une société

Et encore plein d’autres choses !

Si vous êtes étudiant en droit, vous devez réaliser que vos études vous permettent non seulement d’acquérir une meilleure culture générale, mais également de mieux comprendre le monde dans lequel vous vivez.

Soyez content d’apprendre de nouvelles choses chaque jour. Et soyez curieux 🙂

 

Qualité n°2 pour réussir en droit : l’organisation !

J’aurais éventuellement pu parler de la capacité de travail.

Mais je préfère parler d’organisation.

Bien sûr qu’il faut travailler pour réussir en droit ! Personne ne dira le contraire.

Mais ceux qui travaillent le plus ne sont pas toujours ceux qui réussissent le mieux.

C’est pourquoi il vaut mieux travailler intelligemment, et être organisé.

Être organisé, c’est utiliser son temps à bon escient. Travailler de la bonne façon, au bon moment, sans jamais se laisser déborder.

Par exemple, reprendre vos cours afin de les réorganiser/faire des fiches de révisions juste après y avoir assisté vous permettra de gagner du temps sur le long terme. Tout simplement car si vous les reprenez plusieurs jours ou semaines après, vous aurez tout oublié et votre travail sera moins efficace.

De même, vous devriez avoir un planning vous permettant d’avoir une vision claire de ce que vous avez à faire dans la semaine. Et prévoir des plages horaires de travail en fonction de ce que vous avez à faire. Si par exemple vous avez des TD à préparer et des galops d’essai à réviser, il est sans doute plus judicieux de préparer les TD en amont et de consacrer les derniers jours avant les galops à réviser ces derniers.

Autre exemple : maîtriser la méthodologie des exercices juridiques, c’est bien ! C’est même essentiel. Mais il faut aussi savoir être pragmatique. Si votre professeur vous a assuré que vous aurez un commentaire d’arrêt, focalisez-vous sur le commentaire d’arrêt ! Et, surtout, prenez 15 minutes la veille de l’épreuve pour revoir la méthodologie du commentaire d’arrêt. De cette manière vous aurez bien en tête quelle est la structure d’un commentaire d’arrêt et vous gagnerez du temps au moment de l’épreuve.

 

Qualité n°3 pour réussir en droit : la détermination !

Evidemment ! Réussir en droit va vous demander d’être déterminé, et de rester motivé.

Parce qu’en fac de droit, vous allez avoir des coups durs. C’est certain.

Vous allez peut-être avoir des mauvaises notes, parfois en ayant beaucoup travaillé.

Des commentaires acerbes sur votre copie qui vous disent que vous n’avez rien compris et que ce que vous avez fait est nul.

Ou peut-être que vous allez parfois vous sentir submergé par la charge de travail, avec l’impression que vous n’arriverez pas à tout faire.

La clé dans ces moments-là est de pas lâcher, et de rester déterminé. Si vous vous êtes fixé un objectif, ce n’est pas quelques mauvaises notes ou une semaine avec une lourde charge de travail qui doivent vous arrêter.

Les bons étudiants en droit ne sont pas découragés dans ce genre de moments. Ils voient ça comme un challenge, comme une opportunité de s’améliorer.

 

Qualité n°4 pour réussir en droit : la rigueur !

Pas de secret ici. Réussir en droit implique d’être rigoureux.

Il y a une chose que beaucoup d’étudiants en droit, particulièrement en première année, ne comprennent pas.

Cette chose, c’est qu’en fac de droit, on n’attend pas de vous que vous ayez un style littéraire incroyable, ou que vous fassiez des envolées lyriques dans vos copies. Absolument pas !

Ce qu’on attend de vous, c’est avant tout de la rigueur !

En droit, la logique est la même qu’en mathématiques : c’est ce que l’on appelle le syllogisme. Un syllogisme est un raisonnement constitué de trois étapes : deux propositions sont énoncées et une troisième en est déduite. Exemple : Tous les hommes sont mortels et Socrate est un homme. Socrate est donc mortel.

Le syllogisme juridique consiste à appliquer à un fait la règle de droit adéquate pour en tirer les conséquences juridiques.

L’idée n’est donc pas d’écrire pour ne rien dire, mais bien de démontrer quelque chose, et ce de manière rigoureuse.

Prenons l’exemple d’un cas pratique en droit des contrats. Vous devez démontrer qu’un contrat est formé.

On sait qu’un contrat est formé par la rencontre d’une offre (ferme et précise) et d’une acceptation (conforme à l’offre).

Vous devez donc démontrer ici que l’offre est bien précise (elle contient l’ensemble des éléments essentiels du contrat) ET ferme (elle manifeste la volonté irrévocable de son auteur de conclure le contrat).

De même, vous devez démontrer que l’acceptation est conforme à l’offre, en démontrant que le destinataire de l’offre a exprimé son accord total avec la proposition qui lui a été faite.

Ensuite seulement vous pourrez conclure que le contrat a été valablement formé.

Vous voyez l’idée. Vous devez être rigoureux, et ne pas oublier une des conditions. Si vous le faites, vous perdrez des points, tout simplement. Peu importe la qualité de votre style littéraire.

 

Qualité n°5 pour réussir en droit : la patience !

Patience est mère de vertu.

Patience est également mère de réussite en droit.

Dans vos études de droit, il est très important que vous fassiez preuve de patience, et donc, quelque part, d’une certaine tolérance envers vous-même.

Il est normal qu’en première année vous ne sachiez pas parfaitement analyser et commenter un arrêt.

Il est également normal que vous ne connaissiez pas tous les termes juridiques qui sont dans vos cours. Il faut plusieurs années pour bien comprendre et maîtriser le langage juridique.

Tout ça pour dire qu’être étudiant en droit peut parfois être frustrant. Il y a énormément de choses à apprendre et à comprendre, et on peut parfois se sentir noyé.

C’est pourquoi si vous êtes étudiant en droit, vous devez être patient. Rares sont les bons étudiants en droit qui étaient excellents dès le début de leurs études.

Petit à petit, vous allez de mieux en mieux comprendre vos cours.

Petit à petit, vous allez de mieux en mieux comprendre la méthodologie des différents exercices juridiques.

Rome ne s’est pas faite en un jour. Et les bons étudiants en droit non plus. Alors soyez patient. Si vous travaillez sérieusement et intelligemment, les résultats viendront. C’est juste une question de temps.

 

Conclusion

Si vous avez toutes ces qualités, alors félicitations ! Vous avez de grandes chances de réussir en droit.

Si vous n’avez pas toutes ces qualités, pas de panique ! Tout le monde n’est pas né patient, organisé et rigoureux. Vous pouvez tout à fait développer ces qualités dans le cadre de vos études de droit.

L’important est de :

  • comprendre que la plupart des bons étudiants en droit ont une façon d’aborder leurs études relativement similaire
  • s’inspirer de ceux qui réussissent pour vous aussi réussir vos études de droit

 

Réussir l’examen du CRFPA : 7 conseils !

crfpa

Vaste sujet que celui de l’examen d’entrée au CRFPA.

Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être justement parce que vous êtes candidat à l’examen d’entrée au CRFPA.

Vous sortez de 4 ou 5 années de droit qui vous ont bien éprouvé. Et vous souhaitez maintenant devenir avocat.

Mais entre vous et votre rêve/vocation/objectif, se dresse un obstacle de taille : le CRFPA !

Vous vous en doutez probablement, mais cet examen, c’est tout sauf de la rigolade ! Il nécessite une grosse préparation, et le taux de réussite est assez faible : entre 15 et 40% selon les IEJ.

L’idée de cet article est de vous donner des clés pour réussir cet examen exigeant.

Mais qui suis-je pour vous parler de ça, me direz-vous ? 🙂 Eh bien, je m’appelle Maxime, et je suis actuellement élève-avocat à l’Ecole de Formation du Barreau de Paris. J’ai réussi l’examen d’entrée au CRFPA, et je souhaite partager avec vous mon retour d’expérience 🙂

Dans cet article, je vais vous donner 7 conseils pour réussir l’examen du CRFPA.

 

Avant d’entrer réellement dans le vif du sujet, je tiens toutefois à clarifier une chose.

Il n’y a pas de configuration idéale pour réussir l’examen du CRFPA.

Que vous soyez titulaire d’un master 2 ou au contraire d’un simple master 1, que vous ayez suivi assidument les cours à l’IEJ pendant l’année ou non, que vous fassiez une prépa estivale ou pas, vous pouvez réussir l’examen du CRFPA !

Il y’a des excellents étudiants qui le ratent, et d’autres beaucoup moins excellents qui le réussissent. Certains le travaillent d’arrache-pied pendant un an et ne l’ont pas, et d’autres l’ont en ne commençant à réviser qu’en juillet.

Pour vous dire, il y’en a même qui le réussissent sans même être des juristes (coucou les Sciences Po !).

J’ai moi-même réussi cet examen à la suite de mon master 1, sans jamais avoir mis les pieds à l’IEJ avant les épreuves écrites.

Alors gardez bien en tête que pour le CRFPA, il n’y a pas de règle. Tout peut arriver, et tout est possible !

Ceci étant dit, on peut commencer avec le premier conseil 🙂

 

Conseil n°1 : Choisissez des matières qui vous plaisent

Le choix des matières que vous allez passer à l’examen est absolument crucial !

A ce niveau-là, il y’a généralement deux écoles.

Ceux qui pensent qu’il est préférable de choisir des matières dans lesquelles ils sont spécialistes. Par exemple, choisir Droit pénal si vous avez fait un master 2 Droit pénal.

Et ceux qui préfèrent faire un choix “stratégique”, en privilégiant des matières réputées plus faciles.

D’après moi, il est clair qu’il vaut mieux choisir des matières dans lesquelles vous avez déjà des connaissances. Chaque année, les rumeurs vont bon train sur les matières soi-disant “bon plan”. Un tel dit qu’il faut choisir Droit social, un autre lui rétorque que “le meilleur bail c’est Droit international et européen”. Résultat : Vous avez, par exemple, des étudiants spécialisés en droit civil ou en droit des affaires qui choisissent d’autres spécialités réputées plus faciles alors qu’ils n’y connaissent souvent pas grand chose. Et bien souvent, les candidats qui ont fait ce choix échouent à l’examen.

Pourquoi ? Parce qu’en réalité il n’y a pas de meilleur plan, pas de meilleure matière ! Cela dépend des IEJ, des années, des correcteurs… bref, cela dépend de trop de choses !

La vérité, c’est que vous ne pouvez pas vous permettre de “découvrir” votre matière de spécialité pour le CRFPA. Si ça s’appelle “matière de spécialité”, ce n’est pas pour rien ! Alors choisissez des matières dans lesquelles vous vous sentez à l’aise 🙂

Mais surtout, je vous recommande de choisir des matières que vous appréciez, que vous prenez plaisir à travailler. Gardez en tête que les révisions du CRFPA, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon ! Et vous arriverez beaucoup plus facilement à vous motiver si vous prenez du plaisir dans vos révisions !

Rares sont les personnes capables de travailler à fond une matière qu’ils n’aiment pas…

 

Conseil n°2 : Planifiez vos révisions

Bien sûr, il est préférable de réviser toute l’année pour un examen comme le CRFPA.

Toutefois, les deux-trois derniers mois avant l’examen sont extrêmement importants, et c’est en réalité à ce moment-là que tout se joue !

Pendant cette période, vous devez être très organisé, et optimiser votre temps !

Pour cela, il est à mon sens indispensable d’avoir un planning de travail.

C’est en partie pour ça que faire une prépa privée est utile : la prépa vous fixe un cadre et vous force à travailler régulièrement puisque vous devez suivre le rythme de la prépa.

Mais pour ceux qui ne font pas de prépa, il est également possible de réviser efficacement pendant l’été. Vous devez simplement vous créer votre propre cadre de travail. Idéalement, votre planning doit prévoir avec précision vos révisions pendant les mois de juillet et août. Ainsi, vous devez prévoir, pour chaque semaine :

  • des plages horaires pendant lesquelles vous allez lire/ficher/apprendre telle ou telle partie du cours dans chaque matière
  • pour chaque matière, une plage horaire de 3 heures pendant laquelle vous allez réaliser un entraînement sur la partie du cours en question
  • une plage horaire de 5 heures pour faire une note de synthèse

Ecrivez votre planning, et affichez-le sur les murs de votre chambre, ou bien en fond d’écran de votre ordinateur ou de votre smartphone. L’idée est de vous obliger à le respecter.

J’en profite pour aborder une question que beaucoup de candidats se posent : faut-il commencer à réviser les libertés fondamentales avant les épreuves écrites ?

Personnellement, je suis contre. D’abord, parce que les écrits sont suffisamment difficiles pour se rajouter encore du travail. Ensuite, parce que bien qu’il s’agisse d’une matière très dense et transversale, vous aurez largement le temps de vous y consacrer après les écrits.

Alors ne vous dispersez pas 😉 Vous avez déjà suffisamment de choses à faire.

 

Conseil n°3 : Faites des fiches de révisions

Vous allez vite vous en rendre compte, la masse de connaissances que l’on vous demande de connaître pour l’examen du CRFPA est absolument gigantesque.

Pour ceux qui font une prépa privée, amusez-vous à additionner le nombre de pages de vos différents cours. Vous arriverez probablement à environ 1500 pages, sans compter les fascicules d’actualisation !

Je vous le dis très honnêtement, vous ne pourrez pas tout savoir sur le bout des doigts. Autant vous dire qu’il va vous falloir élaguer tout ça.

C’est pourquoi je vous recommande de réviser avec des fiches de révisions synthétiques de manière à vous concentrer sur ce qui est réellement important, sans perdre de temps sur les détails et les éléments superflus.

Si vous voulez en savoir plus sur les fiches de révisions proposées sur ce site, cliquez ici.

Pour ceux qui ne souhaitent pas utiliser les fiches que je propose sur ce site, vous pouvez très bien faire vos propres fiches de révisions. Mais gardez à l’esprit que cela prend beaucoup de temps. Si vous n’avez pas commencé à ficher vos cours avant l’été, vous risquez de manquer de temps. Alors prenez-y vous à l’avance si vous souhaitez ficher la totalité de vos cours 😉

 

Conseil n°4 : Travaillez intelligemment et efficacement

De manière générale, beaucoup d’étudiants confondent quantité de travail et qualité du travail. Et cela reste très vrai pour la préparation du CRFPA.

Les étudiants se rassurent en se disant qu’ils travaillent 10 heures par jour, alors que bien souvent le résultat de leur temps de travail (telles parties du cours fichées/comprises, méthodologie de la note de synthèse un peu mieux acquise, etc…) aurait pu être atteint en beaucoup moins de temps.

Retenez bien une chose : les candidats qui réussissent le CRFPA ne sont pas toujours ceux qui travaillent le plus. Mais ce sont souvent ceux qui travaillent le plus intelligemment.

Mais c’est quoi, travailler intelligemment, me direz-vous ?

Dans le cadre de la préparation du CRFPA, votre temps est limité. Travailler intelligemment, c’est donc utiliser votre temps de manière efficiente pour que vos séances de travail produisent des résultats.

Très simplement, à chaque fois que vous travaillez, vous devez faire en sorte que le travail que vous faites vous soit réellement utile le jour de l’examen.

Cela signifie, par exemple, qu’il ne sert à rien de lire de A à Z tous les arrêts qui figurent dans les fascicules d’actualisation de votre prépa alors que vous ne maîtrisez même pas votre cours.

Cela signifie également que, lorsque vous apprenez vos cours, vous ne devez pas les apprendre bêtement/machinalement, mais au contraire faire l’effort de les comprendre ! Vous n’êtes plus à la fac ! C’est fini les dissertations où on recrache son cours sans réellement savoir de quoi l’on parle.

Je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours plus rapidement si vous voulez plus d’explications sur le sujet.

En outre, pour que vos séances de travail soient productives, vous allez devoir être efficaces. Alors mettez-vous dans de bonnes conditions de travail ! Eteignez votre smartphone, et oubliez Facebook et Instagram quand vous bossez ! Oui je sais, c’est difficile, voire même une torture pour certain(e)s… Mais vous me remercierez quand vous aurez réussi le CRFPA 🙂

 

Conseil n°5 : Faites le plus d’entraînements possible

Il ne fait aucun doute que les entraînements sont une des clés pour réussir le CRFPA.

D’abord, parce qu’en confrontant la théorie à un cas pratique, ils vont vous permettre de mieux comprendre (et retenir) vos cours. Et ensuite, parce qu’ils vont vous aider à développer des réflexes et des habitudes qui vous serviront le jour de l’examen (comme ne pas oublier de toujours démontrer le lien de causalité dans un cas pratique de responsabilité civile par exemple).

En ce qui me concerne, il m’est arrivé à plusieurs reprises, pendant ma prépa d’été, de rater des cours. En revanche, je n’ai jamais raté un entraînement. Que ce soit un entraînement de spécialité, de procédure, de droit des obligations ou une note de synthèse.

Cela ne m’a pas porté préjudice, bien au contraire. J’avais même le sentiment que faire des entraînements était plus efficace pour apprendre ses cours que de simplement assister à un cours.

Concernant la manière d’appréhender les entraînements, il n’est pas absolument nécessaire, à mon sens, de toujours se mettre en conditions d’examen (sans vos cours/fiches, temps limité, etc…).

Au contraire, si vous ne maîtrisez pas encore votre cours et que vous faites votre entraînement sans avoir les connaissances requises, cela risque de ne pas servir à grand chose.

Personnellement, pendant tout le mois de juillet, j’ai fait mes entraînements en ayant avec moi mes cours et mes fiches de révisions. Cela ne me faisait en aucun cas culpabiliser, puisque je savais qu’il s’agissait au final d’un excellent moyen pour bien apprendre et comprendre mes cours.

Alors pas de panique si à quelques mois de l’examen, vous n’arrivez pas à faire vos entraînements sans vos cours ! C’est tout à fait normal. L’essentiel est d’être prêt le jour J !

 

Conseil n°6 : Entourez-vous des bonnes personnes 

On a coutume de dire que l’on est la moyenne des 5 personnes que l’on fréquente le plus.

Cela signifie que si vous côtoyez principalement des gens négatifs, stressés, et qui n’ont pas confiance en eux, vous allez également avoir tendance à présenter ces traits de caractère.

Et c’est tout ce que vous voulez éviter pendant cette période de révisions qui est déjà en elle-même stressante et difficile !

Pendant votre préparation du CRFPA, vous devez donc absolument vous entourer de personnes positives, qui travaillent dur sans se prendre la tête, qui ont confiance en leurs capacités de réussite et qui ont confiance en vos capacités de réussite.

Que ce soit dans le cadre de votre IEJ ou de votre prépa privée, je vous recommande de vous trouver un “groupe de travail” composé de ce type de personnes. L’idée est de pouvoir par exemple récupérer un cours que vous avez manqué, discuter d’un point de votre cours que vous avez mal compris, ou encore de vous tenir mutuellement au courant des dernières actualités.

Je m’étais moi-même fait un bon groupe de travail pendant mes révisions. Cela m’a beaucoup aidé, que ce soit en terme de motivation ou d’apprentissage.

Bien entendu, je vous conseille également de continuer à voir votre famille et vos amis pendant cette période. Il n’y a rien de mieux pour garder le moral 😉

 

Conseil n°7 : Ayez une hygiène de vie irréprochable

C’est un conseil qui va peut-être vous surprendre de prime abord. Qu’est-ce que ça vient faire là après tout, l’hygiène de vie ? “Ça n’a rien à voir avec le CRFPA”, pourraient me dire certains.

Mais en réalité, tout est lié. Pour maximiser vos chances de réussite, vous devez avoir une excellente hygiène de vie pendant la préparation de l’examen.

Si vous étiez sportif de haut niveau et que les jeux olympiques étaient dans trois mois, cela vous viendrait-il à l’idée de manger McDo tous les jours et de sortir en boîte jusqu’à pas d’heure ? A priori non…

Bon eh bien pour le CRFPA c’est la même chose ! Toutes proportions gardées bien sûr 😉

Je vous encourage donc à :

  • manger sainement (et varié)
  • faire du sport régulièrement
  • dormir suffisamment (au moins 7 heures par nuit)

N’oubliez pas non plus de faire des pauses régulières pendant vos révisions (toutes les 2 heures par exemple). Il est indispensable de s’aérer l’esprit régulièrement pour rester efficace sur le long terme.

Avoir une bonne hygiène de vie va grandement vous aider à bien préparer le CRFPA, car en étant dans une forme optimale vous allez :

  • mieux mémoriser vos cours
  • mieux les comprendre
  • avoir plus d’énergie, plus de motivation et un meilleur état d’esprit pour aborder l’examen

 

Conclusion

La préparation du CRFPA est une période intense et difficile.

Parce que le CRFPA, c’est un combat. Mais ce n’est pas vous contre les autres. C’est vous contre vous-même.

Vous allez être poussé dans vos retranchements, autant en terme de pression que de charge de travail.

Ceux qui réussiront seront ceux qui auront réussi à dompter cette période.

L’important est de croire en vous, de travailler dur et surtout de ne jamais abandonner !

Je croise les doigts pour vous 🙂

 

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 

Réussir ses rattrapages en fac de droit : 4 conseils !

rattrapages

Mesdames et Messieurs, l’heure est grave ! Dans cet article, on parle d’un sujet qui n’est pas très réjouissant : les rattrapages !

Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être que vous n’avez pas validé une ou plusieurs matières à la première session et que vous vous retrouvez dans cette situation infâme de devoir repasser ces matières aux rattrapages.

Vous vous sentez peut-être abattu, vous vous dites que vous n’y arriverez pas…

Pas de panique chers amis ! Votre fidèle serviteur est là pour vous remonter le moral, et vous donner les clés pour réussir vos rattrapages !

Dans cet article, je vais vous partager mes 4 meilleurs conseils pour réussir haut la main vos rattrapages !

Et on commence sans plus attendre avec le premier conseil !

 

Conseil n°1 : Rester motivé

Les rattrapages sont très difficiles à appréhender, et ont tendance à plomber le moral des étudiants.

On se dit que l’on n’est pas à la hauteur, que si on est aux rattrapages, c’est qu’on n’est peut-être pas fait pour ça, etc…

Ce type de réactions est tout à fait normal, et c’est en réalité une bonne chose de se remettre en question.

Mais ce que vous devez absolument éviter, c’est de vous démotiver !

Même si vous avez plein de matières à rattraper, rien n’est perdu ! Au contraire, tout est possible si vous vous en donnez les moyens !

J’ai par exemple un ami qui en L3 avait 10 matières à repasser aux rattrapages. Cela représente une charge de travail considérable. Il a pourtant réussi à obtenir la moyenne à toutes ces matières ! Soit dit en passant, il est aujourd’hui avocat d’affaires, et exerce dans un prestigieux cabinet.

Si je vous dis ça, c’est pour vous faire comprendre que vous ne devez pas vous laisser abattre ! Vous devez croire en vous, et voir les rattrapages comme une chance de prouver de quoi vous êtes capable !

Pendant les prochaines semaines, vous devez être concentré sur cet objectif.

Bien sûr, ce n’est pas facile de se motiver à travailler alors même que vos amis sont tranquillement en vacances, en train de profiter du beau temps.

Mais pensez à combien vous serez fier de vous quand vous aurez réussi à déjouer les pronostics ! Pensez à la joie que vous ressentirez quand vous aurez validé votre année alors même que presque personne n’y croyait !

Cela vaut bien le coup de sacrifier quelques semaines, vous ne pensez pas ?

 

Conseil n°2 : Travailler toutes les matières

Si vous avez beaucoup de matières à rattraper, vous pouvez être tenté de vous focaliser sur certaines matières et de laisser tomber les autres. Cela peut effectivement vous permettre, par exemple, de valider un semestre sur les deux et d’assurer une année de redoublement relativement pépère avec peu de matières à repasser. Ou encore de choisir le statut AJAC, si votre faculté le permet.

Mais opter pour cette “stratégie”, c’est déjà s’avouer vaincu.

Et il s’agit à mon sens d’une erreur.

D’abord, parce que comme expliqué plus haut, il est tout à fait possible de valider votre année même si vous avez beaucoup de matières à rattraper.

Ensuite, parce qu’en choisissant de ne travailler que quelques matières, vous prenez le risque de ne pas vous donner à fond pour ces rattrapages, de vous dire que finalement vous avez le temps, que du coup vous réviserez plus tard, etc…

Et enfin, parce qu’il n’est pas si difficile que ça d’obtenir la moyenne.

Ce qui est difficile, c’est d’avoir 13, 14, 15 ou plus… Pas d’avoir la moyenne ! Pour avoir la moyenne, il n’y a pas besoin de connaître le cours de A à Z (ni même d’avoir tout compris avec précision) ! En revanche, pour gratter les quelques points qui séparent un 10 d’un 14, cela demande beaucoup, beaucoup d’efforts.

C’est pourquoi je vous recommande, même si vous avez beaucoup de matières aux rattrapages, de travailler toutes les matières, plutôt que de vous focaliser sur seulement quelques-unes. Pour la même quantité de travail, vous pouvez sans aucun doute assurer la moyenne dans la plupart de ces matières.

Pour maximiser vos chances de réussite, répartissez bien votre temps de travail en fonction du coefficient de chaque matière. Votre nombre d’heures de travail dans chaque matière doit être proportionnel au coefficient de la matière. Rien ne sert de passer plus de temps sur une matière coefficient 1 que sur une matière coefficient 3 !

 

Conseil n°3 : Changer sa méthode de travail

Clairement, si vous êtes aux rattrapages, c’est que quelque chose n’a pas fonctionné.

Je ne m’adresse pas ici à ceux qui n’ont juste rien foutu pendant toute l’année. Dans votre cas, il ne s’agit pas de changer de méthode de travail, mais tout simplement de vous mettre au travail 😉

Je m’adresse plutôt à ceux qui ont beaucoup travaillé et qui sont tout de même aux rattrapages. Pour vous, il est peut-être temps de revoir votre méthode de travail.

Manifestement, votre méthode actuelle ne convient pas. Cela ne veut pas dire que vous êtes condamné à échouer. Cela veut simplement dire que vous n’avez pas trouvé la méthode de travail qui vous convient.

J’ai moi-même modifié à plusieurs reprises ma méthode de travail quand j’étais étudiant en droit, jusqu’à trouver ce qui me convenait le mieux.

Je me suis mis à apprendre mes cours à l’aide de la méthode des couches successives. A ce propos, si vous voulez en savoir plus sur ma méthode pour apprendre mes cours, cliquez ici.

J’ai commencé à faire des plannings de révisions, ce qui m’a énormément aidé à me motiver et à bien répartir mon temps de travail entre chaque matière.

J’ai également arrêté de passer des jours entiers à réviser la même matière de suite. C’est-à-dire que plutôt que de voir chaque matière d’un coup, en une seule fois, je me suis mis à diviser mes journées en plages horaires d’une à deux heures de manière à pouvoir réviser plusieurs matières dans la même journée. Chaque plage horaire était dédiée à une matière, et je révisais donc une matière, puis une autre, et encore une autre… à mesure que les plages horaires changeaient. Cela m’a permis de mieux mémoriser mes cours puisque je revoyais chaque matière à intervalles réguliers.

C’est en changeant ma méthode de travail que j’ai fait décoller mes résultats.

N’hésitez donc pas à changer la vôtre, jusqu’à ce que vous trouviez ce qui marche pour vous 😉

 

Conseil n°4 : Ne pas apprendre les cours en entier

Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit 😉 Je ne vous encourage pas à ne pas apprendre vos cours, je vous encourage simplement à ne pas apprendre chaque détail, chaque élément de votre cours. Et cela fait toute la différence 🙂

Encore une fois, l’idée n’est pas d’obtenir un 16 dans seulement une matière, mais d’assurer un minimum dans toutes les matières que vous devez rattraper !

Vous ne pouvez donc pas vous permettre de perdre du temps dans des détails inutiles.

Beaucoup d’étudiants en droit passent trop de temps à essayer d’approfondir leurs connaissances dans des livres alors qu’ils ont déjà tout ce qu’il faut dans leur cours pour avoir une bonne note. Cela est souvent contre-productif, et ce sera encore plus le cas si vous avez beaucoup de matières à rattraper.

Dans vos différents cours, il n’y a en réalité que 30 à 50% des informations qui sont réellement importantes et qu’il vous faut maîtriser pour vos examens. Le reste ne fera pas la différence.

C’est pourquoi je vous recommande de réviser vos rattrapages avec des fiches de révisions synthétiques.

Si vous voulez en savoir plus sur les fiches de révisions proposées sur ce site, cliquez ici.

Pour ceux qui n’ont pas fait de fiches pendant l’année, et qui ne souhaitent pas utiliser celles que je propose sur ce site, il est probablement trop tard pour en faire. La meilleure chose à faire dans votre cas est de surligner vos cours afin de faire apparaître les éléments importants. Cela vous permettra ensuite de réviser en vous concentrant sur l’essentiel.

N’oubliez pas que pour réussir vos examens de droit, que ce soit des partiels ou des rattrapages, vous devez avant tout travailler intelligemment et efficacement 🙂

 

Conclusion

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage pour vos révisions, et pour vos rattrapages.

Croyez en vous, travaillez dur et surtout n’abandonnez jamais !

 

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager !

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime

 

Etudes de droit : 5 erreurs FATALES à éviter !

études de droit

Pendant mes études de droit, j’ai pu constater que beaucoup d’étudiants commettaient les mêmes erreurs.

Malheureusement, ces erreurs sont souvent à l’origine de mauvais résultats, et peuvent réellement vous empêcher de réussir vos études de droit.

Dans cet article, je vais donc partager avec vous les 5 erreurs qui, selon moi, font perdre des points aux étudiants en droit.

 

Erreur n°1 : Trop utiliser les livres

La plupart des personnes en fac de droit, que ce soit les profs ou bien les autres étudiants, répètent à tout bout de champ que travailler avec des manuels de droit est indispensable, que l’étudiant en droit ne doit pas se contenter de ce qu’on lui donne mais au contraire chercher à approfondir ses connaissances par lui-même.

Mon expérience personnelle me montre pourtant que ce n’est pas réellement une nécessité. Et j’irais même plus loin en disant qu’il s’agit même parfois d’une perte de temps.

Bien sûr, travailler avec des manuels va vous aider lorsque vous avez un devoir à préparer chez vous, comme un commentaire d’arrêt ou une dissertation juridique. Cela va vous permettre d’apporter de la matière à votre devoir.

Travailler avec des manuels peut également être intéressant pour mieux comprendre et approfondir une notion ou un concept.

Cependant, trop d’étudiants préfèrent utiliser leurs livres plutôt que leur cours pour réviser, alors même qu’il y’a dans leur cours tout ce qu’il faut pour obtenir une très bonne note à l’examen. Ils préfèrent travailler à l’aide de manuels interminables de plusieurs centaines de pages et se perdent dans des détails alors qu’un cours de droit est déjà généralement très dense et comporte suffisamment de points de détail et d’approfondissement.

Parfois, il peut être intéressant de compléter votre cours à l’aide d’un manuel, mais veillez à ne pas trop le faire. En règle générale votre cours est assez complet comme ça !

Vous devez comprendre que bien souvent, les étudiants en droit qui réussissent sont ceux qui ont appris (et surtout compris) l’essentiel, et pas forcément ceux qui ont passé leurs nuits le nez dans leurs livres !

C’est pourquoi je ne peux que vous recommander de vous concentrer sur votre cours, ou même sur des fiches de révisions synthétiques qui vous permettront de réviser efficacement sans vous perdre dans des détails.

En tant qu’étudiant en droit, votre temps est limité. Alors utilisez le à bon escient 😉

 

Erreur n°2 : Ne pas apprendre ses cours régulièrement

Si vous éprouvez des difficultés dans vos études de droit mais que vous ne faites pas l’effort d’apprendre vos cours régulièrement, alors ne cherchez pas plus loin…

L’apprentissage et la compréhension des concepts et mécanismes juridiques ne se fait pas en deux semaines. Certes, il est possible d’apprendre un cours par cœur en quelques semaines. Mais en procédant de cette manière, vous pouvez être sûr que vous n’aurez pas réellement compris votre cours. Il faut de long mois pour maturer la masse d’informations que l’on vous donne en cours, et en saisir véritablement tous les enjeux.

Surtout, pour bien mémoriser ses cours, il est essentiel de les revoir à intervalles réguliers. C’est la théorie des répétitions espacées.

J’ai déjà abordé ce sujet dans mon article dans lequel j’explique comment apprendre ses cours rapidement et efficacement.

Toutefois, je pense qu’il s’agit d’un point extrêmement important pour réussir ses études de droit, alors je me permets d’insister dessus 😉

La théorie des répétitions espacées nous enseigne que pour bien mémoriser des informations sur le long terme, il est indispensable de les revoir à intervalles réguliers.

Voilà un graphique qui va vous aider à comprendre :

Courbe de l'oubli

Plus le temps passe, plus notre cerveau oublie des informations.

Sans aucune révision, notre cerveau aura oublié toutes les informations au bout d’un certain temps.

Mais on se rend compte sur le graphique qu’en effectuant des révisions régulières, le cerveau met de plus en plus de temps à oublier les informations.

Après un certain nombre de révisions, les informations sont bien ancrées dans le cerveau, et ce dernier en oublie alors très peu au fur et à mesure du temps.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour vos études de droit ?

Très simplement, cela signifie que le jour des examens, vous ne vous souviendrez jamais aussi bien de vos cours que si vous les avez revus régulièrement.

Cela signifie aussi qu’en apprenant régulièrement vos cours tout au long du semestre, vous aborderez les révisions des partiels sereinement car vous aurez déjà une bonne partie des informations en tête. Il ne s’agira alors que de consolider vos acquis.

En pratique, je vous conseille de revoir rapidement vos cours toutes les semaines. Vous pouvez, par exemple le week-end, reprendre ce que vous avez étudié pendant la semaine, afin de remettre votre cours en forme, ou le ficher…

Ensuite, vous pouvez, une fois par mois, faire une sorte de “check-point” et revoir tout ce que vous avez étudié jusque-là. Idéalement sous forme de fiches de révisions afin d’être plus efficace.

Bien sûr, tout ça est plus facile à dire qu’à faire, et demande des efforts !

Mais sachez, d’abord, qu’on n’a rien sans rien !

Et qu’ensuite, ce sera du temps de gagné au moment des révisions 😉

Enfin, le fait de revoir vos cours régulièrement va vous donner le sentiment que vous maîtrisez votre semestre, que vous savez où vous en êtes et où vous allez. Et croyez-moi, vos études de droit vous paraîtront à ce moment-là beaucoup plus agréables 😉

 

Erreur n°3 : Négliger les petites matières

Dans les études de droit, les matières à TD sont souvent considérées comme les matières les plus importantes. Ce sont effectivement des matières qui ont un coefficient plus élevé que les petites matières, et qui par conséquent demandent plus de travail.

Mais ce n’est pas pour autant que vous devez négliger les petites matières !

Ces matières, malgré leur faible coefficient, sont souvent très “rentables” à travailler si l’on prend en compte le rapport entre le temps passé et les résultats obtenus.

Elles sont en effet généralement évaluées sous forme de questions de cours, que ce soit dans le cadre d’examens écrits ou d’examens oraux. Et obtenir de très bonnes notes à ce type d’examens est plus que faisable, alors qu’obtenir une excellente note à un commentaire d’arrêt ou à une dissertation juridique, ce n’est pas donné à tout le monde !

En ce qui me concerne, les mentions que j’ai obtenues pendant mes études de droit sont en bonne partie dues aux petites matières, que je travaillais sérieusement. J’avais par exemple régulièrement des notes supérieures à 16 dans le cadre des examens oraux, alors que c’était beaucoup plus rare dans le cadre des partiels écrits…

Tout simplement car pour les petites matières, il suffit (sauf exceptions) d’apprendre son cours et de le recracher… Ni plus ni moins !

Je vous conseille donc de bien travailler ces matières, et de les revoir régulièrement tout au long du semestre afin de connaître parfaitement vos cours au moment des examens !

Si vous voulez des conseils pour réussir vos examens oraux, je vous invite à lire mon article sur le sujet : Comment réussir ses oraux en droit ? 7 conseils !

 

Erreur n°4 : Trop stresser

études de droit stress

C’est précisément une erreur que j’ai commise quand j’étais étudiant en master 1 droit des affaires.

Je savais que les notes du master 1 allaient être déterminantes pour la sélection en master 2, et je m’étais mis énormément de pression pour avoir les meilleures notes possibles.

Les partiels du premier semestre approchaient, et mon stress augmentait de jour en jour.

J’avais le sentiment que j’allais jouer ma vie sur les prochaines semaines.

J’ai énormément travaillé pour ces examens, et j’ai au final obtenu des résultats en deçà de mes espérances.

Je m’étais fixé comme objectif d’avoir une moyenne générale de 15. Et je n’ai pas atteint cet objectif.

Mes résultats ont tout de même été corrects, et même bons. A vrai dire, beaucoup d’étudiants auraient sûrement été très satisfaits d’obtenir de tels résultats.

Mais je savais que j’aurais pu faire mieux, et j’avais abattu une charge de travail considérable qui devait me permettre de faire mieux.

En réalité, je n’ai pas atteint mon objectif à cause d’une seule chose : le stress.

C’est le stress qui m’a empêché de réviser efficacement les derniers jours avant les partiels.

C’est aussi le stress qui m’a totalement empêché de dormir la veille du premier jour des partiels. Pas facile d’avoir les idées claires après une nuit blanche…

Bref, c’est le stress qui m’a fait perdre de précieux points.

Au deuxième semestre, j’ai décidé de changer ma manière d’appréhender les études de droit.

J’ai décidé de prendre plus de plaisir dans mes études de droit, de moins me mettre la pression.

J’ai finalement obtenu 15,6 de moyenne générale à mon second semestre, et j’ai pu intégrer le master 2 que je souhaitais.

J’ai ensuite réussi l’examen d’entrée au CRFPA, ce qui m’a permis de devenir élève-avocat.

Et j’ai également pu réaliser de nombreux stages dans des cabinets d’avocats considérés comme très prestigieux.

Au moment où j’écris ces lignes, je m’apprête à devenir avocat et à commencer ma première collaboration dans un cabinet d’avocats international de premier plan.

Tout ça pour vous dire qu’il faut savoir prendre du recul dans vos études de droit !

Vous mettre trop de pression ne servira à rien et peut au contraire vous paralyser.

Même si vous obtenez des mauvaises notes, vous pourrez les rattraper par la suite. Rien n’est figé.

J’ai par exemple une amie qui a toujours voulu devenir notaire. A la fin de son master 1, ses notes ne lui ont malheureusement pas permis d’intégrer un master 2 droit notarial, mais ce n’est pas pour autant qu’elle a laissé tomber ! Elle a refait un master 1 dans une autre spécialité, a obtenu de meilleurs résultats, et a pu intégrer un excellent master 2 droit notarial.

Alors restez cool 😉 Travaillez dur, mais ne vous stressez pas plus que de raison !

 

Erreur n°5 : Ne pas avoir d’objectifs

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquemment commises par les étudiants en droit.

Trop de personnes font des études de droit sans réellement savoir pourquoi !

Ne soyons pas hypocrites, une bonne partie des étudiants en droit ont choisi cette filière simplement car il s’agit d’une filière sérieuse qui fait bien devant les parents, et parce “le droit ça mène à tout”.

Le droit peut effectivement vous mener à des métiers divers et variés. Et c’est justement pour cette raison que vous devez, pendant vos études de droit, avoir en tête un projet professionnel. Ou au moins une raison qui justifie que vous fassiez des études de droit.

Tout simplement car si vous ne le faites pas, vous allez traverser vos études de droit comme un touriste, en naviguant à vue, sans savoir où vous allez…

Si l’on regarde les étudiants en droit qui échouent, qui malheureusement n’obtiennent pas leurs années et finissent par quitter la fac, on se rend compte que la plupart de ces personnes n’avaient pas la moindre idée de pourquoi ils faisaient des études de droit. Ils n’étaient en droit que par hasard, et n’avaient pas de but précis.

Comment être motivé quand on ne sait même pas pourquoi on est là ?

C’est la raison pour laquelle je vous invite à trouver pourquoi vous faites des études de droit.

Les raisons peuvent être diverses et variées :

  • exercer une profession réglementée (avocat, notaire, magistrat, etc.) uniquement accessible après des études de droit
  • faire de la recherche et viser un doctorat en droit
  • passer les concours de la fonction publique
  • avoir les meilleures notes possibles pendant votre licence pour vous orienter ensuite vers une autre formation (école de commerce, Sciences Po, etc.)

Dans tous les cas, il est essentiel de vous informer sur le monde professionnel, de vous intéresser aux différents métiers qui sont accessibles après des études de droit.

Peut-être allez vous découvrir que vous êtes finalement intéressé par la finance, le marketing ou les ressources humaines et vous pourrez alors viser d’intégrer une école de commerce.

Ou peut-être vous rendrez vous compte que vous souhaitez travailler dans l’immobilier ou dans les assurances, et intégrer rapidement le marché du travail.

Ou peut-être encore vous fixerez vous comme objectif de devenir officier de police !

Bref, les possibilités sont très nombreuses.

N’hésitez pas à faire des stages le plus tôt possible afin d’affiner votre projet professionnel.

Lorsque vous saurez pourquoi vous êtes en droit, vos études de droit prendront alors du sens pour vous. Vous n’aurez plus de problème pour vous motiver si vous avez un objectif, si vous savez où vous allez !

Et sachez une chose : quoi que vous fassiez dans la vie, vos études de droit vous serviront toujours 😉

 

Conclusion

J’espère que tout cela vous aidera à réussir vos études de droit 🙂

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager en cliquant sur les boutons de partage juste en-dessous !

A bientôt,

Maxime

Réussir ses partiels de droit : 5 conseils pour gagner des points !

réussir ses partiels

Comment réussir ses partiels lorsque l’on est étudiant en droit ?

Si vous êtes étudiant en droit, vous avez probablement du mal à faire décoller vos notes.

Peut-être que vous n’avez pas la moyenne, ou peut-être que vous avez des notes tout juste au-dessus de la moyenne.

Et c’est tout à fait normal. Les études de droit sont difficiles, et peu d’étudiants en droit réussissent à avoir de bonnes notes.

Particulièrement aux partiels, il n’est déjà pas évident d’avoir la moyenne, alors avoir 12, 13, 14 ou plus… Ça peut paraître insurmontable pour certains d’entre vous, et je comprends tout à fait.

Pourtant, il est possible d’obtenir de bonnes notes, et même d’excellentes notes à ses partiels !

J’ai moi-même obtenu à plusieurs reprises des notes supérieures à 15/20 à mes partiels.

Il faut d’abord comprendre ce que le correcteur attend de vous, et ne pas commettre les erreurs qui sont commises par 80% des étudiants en droit.

Mais il existe également des petites astuces, des choses à faire pour grappiller les quelques points qui séparent une note un peu au-dessus de la moyenne d’un 15/20.

Dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pour réussir ses partiels de droit.

Bien entendu, pour réussir ses partiels, il faut avant tout les avoir bien révisé ! Pour cela, vous pouvez consulter mon article dans lequel je donne mes 5 meilleurs conseils pour bien réviser ses partiels de droit.

Par ailleurs, si vous voulez des conseils pour apprendre rapidement et efficacement vos cours, je vous renvoie à mon article sur le sujet : Comment apprendre ses cours plus rapidement ?

Ceci étant dit, on peut commencer tout de suite avec le premier conseil pour réussir ses partiels 😉

 

Conseil n°1 pour réussir ses partiels : Revoir le plan du cours juste avant l’examen

J’ai utilisé cette technique à de très nombreuses reprises pendant mes études de droit, et elle m’a souvent beaucoup aidé.

J’en avais déjà parlé dans mon article dans lequel j’explique comment réussir ses oraux en droit, mais cela vaut également pour les examens écrits.

Attention ! Je précise bien que je parle ici de revoir le plan de votre cours, et non pas la totalité du cours.

En réalité, pour réussir ses partiels de manière générale, il faut impérativement connaître le plan des cours.

D’abord parce que c’est en connaissant le plan du cours que vous en comprendrez réellement la structure, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, les liens et les oppositions qui existent entre les différentes notions de votre cours…

Ensuite parce que connaître le plan du cours va vous aider à classer/hiérarchiser/segmenter les différentes informations contenues dans votre cours. Et cela vous aidera grandement au moment du partiel quand il vous faudra fouiller dans votre mémoire pour vous rappeler de ce que votre cours disait sur telle ou telle notion.

C’est pourquoi je vous recommande de revoir le plan de vos cours juste avant vos partiels, par exemple le soir juste avant l’épreuve (idéal pour la mémorisation), le matin pendant votre petit-déjeuner, ou même dans les transports pour aller à la fac…

De cette manière, vous aurez bien en tête les différentes subdivisions du cours, et vous serez donc en mesure de structurer votre devoir de la bonne façon. Et vous vous assurez également, par exemple dans le cas d’une dissertation, de ne pas faire un hors sujet, ou de ne pas oublier un point extrêmement important pendant l’épreuve.

Même dans le cas d’un commentaire d’arrêt, il est toujours intéressant de connaître la structure du cours. Cela permet de pouvoir situer dans le cours l’arrêt à commenter, et d’être plus à même de comprendre les notions abordées par l’arrêt, ou encore la portée qu’il a eu, par exemple sur le droit positif…

Oubliez tous ces gens qui vous disent que réviser à la dernière minute va embrouiller votre esprit ou va vous faire oublier tout ce que vous avez appris !

Encore une fois, il ne s’agit pas ici de relire tout le cours, auquel cas vous risqueriez en effet de vous perdre dans des détails qui ne vous aideront pas une fois le nez devant votre copie.

Il s’agit au contraire de réviser intelligemment en revoyant le plan du cours, ou bien encore en relisant des fiches de révisions synthétiques.

 

Conseil n°2 pour réussir ses partiels : Soigner le plan et l’introduction

Laissez-moi vous parler d’un secret de polichinelle.

Bien souvent, les correcteurs de copies ne lisent pas tout ce que vous avez écrit. Ou du moins, ils lisent certaines parties en diagonale.

Comme tout le monde, je m’en étais toujours douté lorsque j’étais étudiant. Mais j’ai eu la confirmation de ce que je pensais une fois mes études terminées, lorsque certains de mes amis sont devenus chargés de TD.

Les correcteurs ont des dizaines et des dizaines (voire des centaines) de copies à corriger. Ils n’ont pas le temps de toutes les lire dans les moindres détails.

C’est pourquoi la plupart se contentent de survoler votre copie, et ne s’attardent réellement que sur deux éléments :

  • l’introduction. Parce que c’est la première chose qu’ils voient.
  • votre problématique et votre plan. Parce qu’après l’introduction, c’est tout simplement la deuxième chose qu’ils voient 😉

Comprenez bien qu’après avoir lu votre introduction et votre plan, le correcteur aura déjà une idée assez précise de la fourchette dans laquelle votre note va se situer.

Et sauf exceptions, la note qu’il vous attribuera se situera au final dans cette fourchette, car il gardera à l’esprit, tout au long de sa correction, la première impression qu’il se sera fait de votre copie.

Comme le dit si bien notre ami Harvey, les premières impressions durent !

comment réussir ses partiels

Même si vos développements sont extraordinairement pertinents et intéressants, vous n’aurez pas une super note si votre introduction et votre plan ne tiennent pas la route.

Alors n’hésitez pas à y passer du temps.

Pour votre introduction, je vous recommande de faire quelque chose de très “scolaire”. Une petite phrase d’accroche, en faisant notamment référence à un point d’actualité, fait toujours son effet et peut mettre le correcteur de bonne humeur. Le fait de définir les termes du sujet, dans le cas d’une dissertation, ou de situer l’arrêt historiquement et contextuellement, dans le cas d’un commentaire d’arrêt, montrent également au correcteur que vous avez à coeur de rendre un devoir de qualité.

Pour votre problématique et votre plan, il n’y a pas de secret : il faut bien y réfléchir, essayer de comprendre ce que le correcteur attend. Car oui, le correcteur a très souvent une idée de plan en tête avant d’attaquer sa correction. Tout simplement car dans la majorité des cas, il y’a une problématique et un plan logique qui se dégagent du sujet.

Ne cherchez pas à faire compliqué ! Les meilleurs plans sont généralement les plus simples.

Si vous avez du mal à trouver votre plan, je vous conseille d’utiliser la méthode du brainstorming. Il s’agit de noter sur une feuille toutes vos idées, comme elles vous viennent ! Notez tous les points qui ressortent de votre analyse, toutes vos connaissances en lien avec le sujet/l’arrêt.

Une fois cela fait, vous allez vous rendre compte que dans tout ce que vous avez noté, il y’a des points qu’il est possible de regrouper entre eux. Utilisez alors 4 surligneurs de couleur différentes et surlignez avec la même couleur les idées qui sont proches, qui traitent de la même notion ou qui visent à expliquer/démontrer le même point. L’idée est ensuite de classer les informations en deux parties et quatre sous-parties distinctes afin d’avoir votre plan.

Dans tous les cas, vous devez soigner vos titres. Ils ne doivent pas comporter de verbes conjugués, ou de forme interrogative ou exclamative. Ils ne doivent pas non plus être trop longs. Ils doivent au contraire être courts et percutants !

En principe, les titres doivent également se répondre : soit ils se ressemblent dans la formulation, soit ils s’opposent.

Nota Bene : Bien sûr, ce conseil n’a pas d’utilité pour un cas pratique. La réussite à l’épreuve du cas pratique fera l’objet d’un article dédié sur ce blog.

 

Conseil n°3 pour réussir ses partiels : Soigner la présentation et l’orthographe

Maîtriser la langue française est un prérequis pour réussir ses partiels de droit. Au lycée, vous pouviez encore vous permettre de laisser deux ou trois fautes dans vos copies. Mais à la fac de droit, ce n’est clairement plus possible !

Si vous ne soignez pas l’orthographe et la grammaire dans vos copies, vous prenez le risque de voir vos notes dégringoler ! Il est assez difficile de quantifier combien de points vous pouvez perdre, mais c’est assez significatif. Une copie truffée de fautes ne fait vraiment pas sérieux et, malheureusement, déprécie fortement la valeur de ce que vous avez écrit…

Ainsi, lors des examens, vous devez absolument vous relire avant de rendre votre copie. Personnellement, je me relisais deux fois : une fois pour vérifier le fond de ce que j’avais écrit (est-ce que tout fait bien sens et s’enchaîne logiquement ?), et une autre fois simplement pour traquer les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. Ça prend 5 minutes, et ça évite de mettre le correcteur de très mauvaise humeur 😉

Si vous ne trouvez généralement pas le temps de vous relire à la fin des épreuves, n’hésitez pas à vous relire après chaque sous-partie par exemple. De cette manière, vous corrigerez les fautes au fur et à mesure. Et le fait de relire ce que vous venez d’écrire peut vous aider pour attaquer la sous-partie suivante en évitant les répétitions et en vous assurant que votre devoir suit bien un fil conducteur.

De même, la maîtrise du vocabulaire juridique est indispensable pour réussir ses partiels ! Si vous écrivez dans votre copie que « la loi stipule », vous allez rendre votre correcteur complètement furax et perdre de précieux points…

Ces petites erreurs de terminologie peuvent vous coûter la moyenne, alors faites bien attention à ce que vous écrivez 😉

Enfin, la présentation de votre copie est également importante.

Si ce que vous avez écrit est illisible ou presque, que votre copie ne comporte pas d’espaces, que vos titres ne sont pas soulignés… Vous allez faire passer au correcteur un mauvais moment ! Tout simplement.

Au contraire, si votre copie est propre et aérée, le correcteur sera sans doute plus enclin à vous mettre une bonne note.

 

Conseil n°4 pour réussir ses partiels : Donner une référence très récente

S’il y’a bien une chose qui peut vous faire gagner un ou deux points sur votre note, c’est de glisser dans votre copie une référence très récente, un point d’actualité brûlant.

Il peut s’agir de la promulgation très récente d’une loi, ou encore d’un arrêt qui a été rendu il y’a quelques jours ou quelques semaines.

En faisant cela, vous allez probablement rendre votre correcteur complètement gaga !

Et c’est normal. Votre correcteur, en tant qu’enseignant, ne pourra qu’apprécier que vous ayez fait l’effort de vous intéresser à l’actualité de la matière.

Dans son esprit, votre copie se différenciera instantanément des autres.

Cela suppose toutefois de se tenir un minimum informé de l’actualité juridique.

Pour cela, je vous conseille le super site Dalloz actualité, qui vous permettra de voir rapidement quelles sont les dernières actualités dans chaque matière.

Bien entendu, ne faites cela que si vous maîtrisez déjà parfaitement votre cours ou vos fiches de révisions !

Il s’agit d’une astuce à utiliser si vous vous sentez déjà prêt pour l’examen, et qui fera passer votre copie, par exemple, d’un 13 à un 14.

Mais rien ne sert d’essayer de connaître l’actualité juridique si vous ne connaissez même pas l’essentiel, c’est-à-dire votre cours !

Alors pour ceux qui sont à l’arrache, ne perdez pas de temps et concentrez-vous sur votre cours 😉

 

Conseil n°5 pour réussir ses partiels : Savoir se servir de son code

réussir ses partiels avec son code

Ceci n’est pas votre ennemi !

Si vous savez que vous aurez droit au code le jour du partiel, alors il faut bien évidemment vous préparer à utiliser ce code.

Car si vous débarquez le jour du partiel sans jamais avoir ouvert votre code, vous allez perdre un temps considérable !

Pour cela, je vous recommande de réviser votre partiel avec votre code.

Attention, je ne vous dis pas de réviser votre partiel uniquement avec votre code, mais plutôt d’utiliser votre code en appui de votre cours.

Ainsi, lorsque votre cours ou vos fiches de révisions font par exemple référence à un article du code, n’hésitez pas à aller voir cet article dans votre code.

Vous pouvez également, lorsque vous souhaitez approfondir vos connaissances sur une notion, aller rechercher cette notion dans l’index à la fin du code, qui vous renverra alors sur les articles du code qui traitent de cette notion.

Pour les articles importants, il peut être également utile de :

  • mettre des post-it. Cela vous fera gagner du temps le jour du partiel si vous voulez les retrouver.
  • parcourir les arrêts cités sous ces articles. Car oui Mesdames et Messieurs, vous devez avoir conscience qu’il y’a, sous la majorité des articles de votre code, un certain nombre de jurisprudences qui sont mentionnées et qui complètent les articles de loi. Ces jurisprudences sont accompagnées d’explications qui peuvent représenter pour vous une mine d’or le jour de l’examen.

De manière générale, si vous avez l’habitude d’utiliser votre code, il ne fait aucun doute que vous retrouverez beaucoup plus rapidement les différentes informations dont vous aurez besoin le jour du partiel.

Et en partiel, gagner du temps, c’est gagner des points 😉

 

Conclusion

J’espère de tout coeur que ces conseils vous aideront à réussir vos partiels.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager 😉

A bientôt pour de nouveaux conseils, et bonne chance pour vos partiels !

Maxime

 

Comment apprendre ses cours plus rapidement ?

apprendre ses cours

Le manque de temps est l’un des principaux problèmes de l’étudiant en droit.

Vous avez en effet chaque semaine des TDs à préparer, ce qui prend un temps considérable. Vos chargés de TD semblent prendre un malin plaisir à vous demander de préparer ces trois cas pratiques et ces sept dissertations juridiques pour la semaine prochaine, mais vous, ça ne vous arrange pas vraiment…

Car vous devez en plus aller en amphi, et apprendre vos cours des six (sept ? huit ?) matières du semestre afin de réussir vos partiels qui arrivent toujours plus vite que prévu.

C’est pourquoi la majorité des étudiants en droit se retrouvent à deux semaines des partiels à découvrir pour la première fois la plupart des matières de leur semestre.

Ce qui est généralement annonciateur de deux semaines EXTRÊMEMENT pénibles et de résultats aux partiels pour le moins incertains.

Le but de cet article est de vous donner les clés qui m’ont aidé à apprendre mes cours rapidement et efficacement pendant mes études de droit.

Ces conseils n’ont peut-être pas vocation à marcher pour tout le monde, mais ils ont en tout cas marché pour moi, et peuvent sans aucun doute aider un certain nombre d’étudiants.

On commence sans plus attendre avec le premier conseil !

 

Conseil n°1 : Apprendre ses cours en les revoyant le soir-même

Je sais ce qu’un certain nombre d’entre vous commence déjà à se dire. Je vous entends marmonner :

Déjà qu’aller en cours, c’est pas forcément évident… Alors revoir ses cours juste après ??? Il veut qu’on ait plus de vie ou quoi ???

D’abord, Mesdames et Messieurs, vous devez comprendre qu’être étudiant en droit, ce n’est pas juste faire des blagues de juriste ou alors expliquer dans les dîners mondains pourquoi les lancers de nains sont interdits.

Être étudiant en droit, c’est aussi faire des sacrifices !

Attention, pas besoin de passer sa vie à la bibliothèque pour réussir ses années ! J’en suis d’ailleurs un bon exemple.

Mais il faut tout de même un minimum de travail, eh oui !

Ensuite, je ne vous conseille évidemment pas de reprendre vos cours le soir-même par sadisme ou parce que je veux vous veux du mal…

Au contraire, si je vous donne ce conseil, c’est bien sûr car il va vous faire gagner du temps sur le long terme.

Car si vous reprenez vos cours (afin, notamment, de les remettre en forme) juste après y avoir assisté, alors tout sera frais dans votre tête, et vous ne perdrez pas de temps à vous replonger dans vos cours après un laps de temps sans y avoir jeté un oeil.

Vous serez plus à même de réorganiser votre cours en ayant bien en tête les explications du prof.

De plus, vous commencez déjà le processus de mémorisation car après avoir activé la mémoire auditive en assistant au cours, vous activez immédiatement après votre mémoire visuelle.

Prenez une demi-heure à une heure le soir pour revoir vos cours de la journée. Cela vous permettra de commencer à imprimer les cours dans votre cerveau.

Attention, ce conseil ne marche que si vous avez pris des notes de manière efficace. Pour cela, je vous renvoie à mon article dans lequel j’explique comment prendre des notes en cours de droit.

 

Conseil n°2 : Apprendre ses cours juste avant de se coucher

De nombreuses études montrent qu’apprendre de nouvelles informations juste avant d’aller dormir permet de mieux les mémoriser.

Pour avoir essayé, j’ai effectivement pu remarquer que j’avais tendance à mieux me souvenir de mes cours en les ayant revus juste avant de dormir.

Vous pouvez vous aussi appliquer cela pour vos études de droit.

Encore faut-il utiliser ce laps de temps pré-dodo à bon escient. Il ne s’agit pas de surcharger votre cerveau d’une masse d’informations considérable à ce moment-là.

Il s’agit au contraire de revoir à ce moment-là les informations essentielles de vos cours, ce qu’il y’a de plus important !

C’est pourquoi lorsque j’étais étudiant en droit j’utilisais ce temps pour revoir mes fiches de révisions. Ainsi je m’assurais de bien maîtriser l’essentiel de mes différents cours.

Si vous n’avez pas de fiches de révisions, et si vous ne souhaitez pas vous procurer celles qui sont disponibles sur le site, vous pouvez toujours, avant d’aller dormir, relire le plan de vos cours (très important de connaître parfaitement la structure du cours !), ou encore un passage de votre cours particulièrement difficile à retenir, des informations particulèrement difficilies à mémoriser (des dates par exemple).

Et cerise sur le gâteau pour les insomniaques, certaines matières peuvent même aider à l’endormissement (coucou le droit administratif !).

Vous voyez bien qu’il n’y a que des avantages à apprendre ses cours le soir 😉

 

Conseil n°3 : Apprendre ses cours avec la méthode des couches

J’ai déjà parlé de cette méthode miracle dans mon article dans lequel j’explique comment bien réviser ses partiels de droit.

Mais je souhaitais en remettre une couche (attention jeu de mot !) dans cet article car il s’agit véritablement d’une méthode d’apprentissage qui a tout changé dans mes études de droit.

Pour ceux qui n’en ont encore jamais entendu parler, la méthode des couches consiste à décortiquer votre cours couche par couche en fonction du degré d’importance des informations.

Généralement, un cours peut être divisé en trois couches :

  • la première couche : il s’agit des titres et des sous-titres de votre cours
  • la deuxième couche : elle comprend les définitions, les grands principes, les articles de loi importants et les arrêts qu’il faut impérativement connaître
  • la troisième couche : elle correspond aux éléments qui ne sont pas absolument indispensables pour comprendre le cours mais qui apportent un éclairage bienvenu (exemples, débats doctrinaux, etc…)

Une fois les différentes couches identifiées, utilisez un code couleur pour bien distinguer chaque couche.

Il s’agit ensuite de lire votre cours en 3 étapes :

  • Première étape : lecture de la première couche uniquement
  • Deuxième étape : lecture de la première et de la deuxième couche
  • Troisième étape : lecture des 3 couches

A première vue, vous pouvez penser que cela va vous prendre trop de temps et que c’est contre-productif. Mais en réalité, apprendre vos cours de cette manière va grandement vous aider à comprendre la structure du cours, et donc à mieux le retenir. Vous assimilerez beaucoup mieux les informations puisqu’elles seront classées dans votre esprit selon les subdivisions de votre cours.

Mieux vaut lire 2 fois son cours avec la méthode des couches plutôt que de le lire 5 fois de manière linéaire sans même en comprendre la logique !

N’hésitez pas à utiliser cette méthode avec des fiches de révisions ! C’est généralement très efficace pour bien comprendre et retenir un cours 🙂

 

Conseil n°4 : Apprendre ses cours en les lisant à intervalles réguliers

Il s’agit de l’un des secrets pour apprendre ses cours : les revoir à intervalles réguliers. C’est la théorie des répétitions espacées.

Selon la théorie des répétitions espacées, pour mémoriser des informations sur le long terme, il est optimal de les revoir au moment où la mémoire se prépare à les oublier.

Un petit graphique pour vous aider à comprendre l’idée :

 

Courbe de l'oubli

A mesure que le temps passe, le cerveau oublie de plus en plus d’informations. Si on n’effectue pas de révision régulière, il aura tout oublié au bout de quelques jours / semaines.

Mais si l’on effectue des révisions régulières au moment où le cerveau est sur le point d’oublier, ce dernier mettra de plus en plus de temps à oublier les informations. Au bout d’un certain nombre de répétitions, ces informations finiront par s’ancrer dans le cerveau.

Très intéressant n’est-ce pas ? Mais comment appliquer cela dans le cadre de vos études de droit ?

En travaillant régulièrement d’abord, mais surtout en planifiant intelligemment vos révisions !

Pendant mes premières années de droit, mes périodes de révisions (disons les 2 dernières semaines avant les partiels) étaient organisées comme suit : je révisais chaque matière d’un coup, en une seule fois, en passant un ou deux jours dessus. Je lisais mon cours (ou mes fiches de révisions) encore et encore, jusqu’à passer à la matière suivante. Par exemple, je révisais le droit des obligations le lundi et le mardi, puis le droit administratif le mercredi et le jeudi, etc…

Premièrement, cette méthode n’était pas très ludique. Deuxièmement, mes résultats étaient corrects, sans être exceptionnels.

Par la suite, j’ai changé ma méthode de révisions. Plutôt que de voir chaque matière une seule et unique fois, je divisais mes journées en plages horaires d’une à deux heures pendant lesquelles je révisais chaque matière. Par exemple, je lisais mes fiches en droit des obligations de 10 heures à midi, puis mes fiches en droit administratif de 14 heures à 16 heures, etc…

Ainsi, je revoyais chaque matière tous les deux jours (voire tous les jours), et ce pendant plusieurs semaines ! Les informations s’ancraient beaucoup mieux dans mon esprit.

Et mes résultats se sont considérablement améliorés 🙂

Je ne peux que vous encourager à réviser de cette manière. C’est une excellente technique pour apprendre ses cours !

 

Conseil n°5 : Apprendre ses cours en se fixant une limite de temps

Petite astuce de cow-boy pour apprendre ses cours rapidement : se fixer une limite de temps !

Qu’est-ce que j’entends par là ? Eh bien il s’agit tout simplement de noter l’heure à laquelle vous commencez à travailler, et de vous fixer comme objectif d’avoir revu telles ou telles parties du cours (ou telles ou telles fiches de révisions) avant une certaine heure.

Admettons par exemple que vous commenciez à travailler à 17h30. Il faut alors vous dire qu’à 19 heures vous devez avoir revu tel nombre de pages, ou telle ou telle partie.

L’être humain s’adapte toujours aux contraintes de temps. C’est pour cela qu’en examen vous parvenez à faire un commentaire d’arrêt en seulement 3 heures.

Il s’agit d’une technique très efficace pour ne pas lever le nez et vous forcer à apprendre vos cours rapidement !

Bien sûr, votre objectif doit être adapté à la plage horaire que vous lui affectez. Inutile de prévoir de lire 150 pages en 30 minutes ! Cela ne marchera pas !

Il doit s’agir d’un objectif qui vous motive à être efficace, et qui soit dans le même temps réalisable.

Avec le temps, vous apprendrez à connaître vos capacités, et votre vitesse d’apprentissage. Vous arriverez même probablement à vous améliorer à ce niveau-là, et adapterez vos objectifs de travail en conséquence !

 

Conclusion

J’espère de tout coeur que ces conseils vous aideront à apprendre vos cours plus rapidement et plus efficacement.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager !

 

A bientôt pour de nouveaux conseils,

Maxime